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Introduction

Le propriétaire de ce site ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Il n'est payé ni par Monsanto, ni par Carrefour, ni par Greenpeace... (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

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L'auteur

couvMarcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire de Physiologie Cellulaire Végétale et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes, ses seules sources de revenus.

Dernier ouvrage grand public :

OGM, la question politique

 

 

Ouvrage précédent: Les OGM, l'environnement et la santé  

 

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 09:15
Les liaisons dangereuses entre Que Choisir et la politique

La revue consumériste Que Choisir a publié dans son numéro de septembre 2016 un article d’un journaliste, Erwan Seznec, intitulé « Traitements bio – Toxiques naturellement » qui explique des faits bien connus des agriculteurs et des spécialistes : l'agriculture biologique (AB) utilise aussi des pesticides, agréés par leur cahier des charges,  et que ceux-ci ne sont pas forcément exempts de toxicité.

Ces faits sont généralement occultés par les lobbies pro-AB, qui communiquent sur l’AB comme « alternative aux pesticides » et tendent à propager l’idée que AB = produits non-traités. Le tout généralement sans susciter beaucoup de critiques…

 

Cet article de Que Choisir n’a pas, bien sûr, été apprécié dans les milieux de l’écologie politique, soutiens inconditionnels de l’AB.

C’est bien sûr leur droit, chacun étant libre de croire ce qu’il veut, même des choses fausses. Sauf que cette liberté n’entre pas dans la vision du monde de l’écologie politique. Certains activistes sont donc intervenus auprès de Que Choisir. C’est aussi leur droit de s’exprimer. Ils ne s’en privent d’ailleurs pas, ces adeptes du lobbying frénétique (y a-t-il une seule commune, par exemple, même la plus petite, qui ne l’a pas subi ?).

 

Sauf que cette affaire révèle plus que du lobbying à visée politique : la volonté de faire virer Seznec, journaliste pigiste à Que Choisir.

Cela apparait sur un blog temporaire ouvert spécialement par le journaliste, qui révèle des échanges de courriels entre militants écologistes qui lui sont parvenus et qu’il a choisi de rendre publics. Le lecteur pourra trouver des détails sur l’affaire sur des sites spécialisés :

http://www.agriculture-environnement.fr/a-la-une/seznec-ecologie-radicale-le-lobby-bio-et-le-maccarthysme

http://www.forumphyto.fr/2016/09/30/les-pressions-deelv-pour-faire-taire-un-journaliste-de-que-choisir/

http://seppi.over-blog.com/2016/10/affaire-seznec-allo-la-presse-allo-eelv.html

 

Des militants écologistes installés comme chez eux au sein de l’organisation consumériste.

Nous ne divulguerons pas ici les leaks des échanges entre militants écologistes. Il parait cependant justifié de demander des comptes à l’UFC-Que Choisir sur ses liens avec des militants politiques. Comme d’ailleurs certains médias : j’en veux pour preuve leur capacité à susciter par exemple la diffusion à la télévision, à flux tendu, de docu-menteurs contre diverses industries...

Pour en revenir à l’affaire Que Choisir, on peut citer le cas d’un militant associatif, membre d’EELV, ayant des liens reconnu par lui-même avec Biocoop (premier réseau de magasins bio en France) qui a « rejoint l’UFC-Que Choisir pour gérer le secteur de l’eau et de l’agriculture » (voir http://vienne.eelv.fr/poitiers-sud-vienne/bureau-poitiers/). De tels conflits d’intérêt ne peuvent que discréditer l’organisation consumériste.

 

L’UFC-Que Choisir n’est pas la seule à entretenir des liens contre-nature (sans jeux de mots).

La Confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie (CLCV) a été pris en flagrant délit dans un livre, présenté comme un guide sur les rayonnements, OGM et nanotechnologie, mais qui a pris ses sources de manière totalement biaisée (voir http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1778). L’Association Léo Lagrange pour la défense des consommateurs est adhérente d’une « Alliance Paysans Ecologistes Consommateurs », à côté de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique et d’autres organisations de l’écologie politique. L’INC-60 millions de consommateur a été un acteur zélé de certaines campagnes des écologistes (voir http://alerte-environnement.fr/2015/06/15/60-millions-de-consommateurs-sombre-dans-la-caricature/).

 

La question que l’on doit se poser en tant que consommateur est : avons-nous des associations pour défendre nos intérêts ou pour nous faire peur et participer ainsi au sabotage d’activités économiques (ce à quoi semble se résumer aujourd’hui le projet politique écologiste) ?

 

_____________________________________________________________________

Pour tenter de répondre à cette question j'ai posé la même question à 2 antennes locales de l'UFC-Que Choisir (la seule option disponible sur leur site).

Question envoyée UFC-QUE CHOISIR DU HAUT-RHIN :

Bonjour, je souhaite avoir votre position sur cette affaire de liens entre QC et un clan politique: http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2016/10/que-choisir-et-la-politique.html

Approuvez vous ce mélange des genres ? Soutenez vous la volonté de ces militants de faire virer un journaliste ?

MK

 

Réponse UFC-QUE CHOISIR DU HAUT-RHIN 

La réponse à votre question : 

Désolé, Il ne s'agit pas, pour nous d'un sujet consumériste local.

 

Commentaire MK :

Bottage en touche peu convaincant...

 

Même question envoyée UFC-QUE CHOISIR Grenoble

 

Réponse officielle :

Monsieur,

 Vous avez interrogé notre association locale de Grenoble (en copie de ce mail), au sujet d’une polémique relayée notamment sur votre blog, faisant état de l’influence alléguée de militants politiques sur notre gouvernance et nos médias.

Nous vous remercions pour votre alerte et nous tenions à vous rassurer sur le fait que l’indépendance de notre association et de ses médias n’était nullement remise en cause.

En effet, et comme vous le savez peut être nos dispositions statutaires prévoient des cas d’incompatibilité entre une fonction dirigeante au sein de nos associations affiliées ou de notre Fédération avec un engagement similaire dans un parti politique.

Ainsi l’article 6 a) de nos statuts précise que : « Ne sont pas éligibles au Conseil d’administration, les personnes ayant une fonction dirigeante dans une activité de distribution, production, un syndicat, un groupe de presse, un groupe financier, un parti politique et susceptibles de porter atteinte à l’indépendance de l’association. »

C’est pourquoi nous avons demandé à notre association locale de Poitiers dont est membre et dirigeant Monsieur Serge RIVET, de prendre les mesures nécessaires pour assurer le respect de ces dispositions.

Quant au départ de Monsieur Seznec de la rédaction de Que Choisir il n’est nullement lié à une quelconque intervention d’un « lobby bio », mais résulte d’un choix personnel, comme il l’explique sur la note de blog mentionnée dans votre alerte

Soyez certain que nous continuerons à informer de manière objective et indépendante le consommateur, qui est le seul sujet de nos préoccupations.

 

Veuillez croire, Monsieur à l’assurance de nos sentiments dévoués.

Alain Bazot

Président et Directeur des publications

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 09:16

Le 18 mai j’ai signalé sur mon compte Facebook la parution du dernier rapport de l’Académie des Sciences des Etats-Unis (NAS) sur les plantes génétiquement ingéniérées (GE), comme on dit là-bas. Bref, les « OGM » que toute la galaxie de l’écologie politique décrit comme responsables de tout ce que l’on peut imaginer de pire.

 

Comme tous les autres rapports scientifiques émanant d’une source scientifique crédible, ce rapport conclut que la technique de transgénèse appliquée aux végétaux ne présente pas de risques spécifiques par rapport aux autres techniques d’amélioration des plantes pour des besoins agricoles (ces autres techniques ne subissent pas un examen aussi exhaustif avant mise sur le marché).

 

Le rapport examine aussi les connaissances disponibles sur les divers points en débat (comme ces débats durent depuis 20 ans, les scientifiques ont eu le temps d’accumuler de nombreuses données !) et il conclut notamment, par une formulation excessivement prudente, qu’ « aucune différence a été trouvée qui implique un risque accru pour la santé humaine pour ces aliments GE par rapport à leur homologues non-GE ».

 

Autrement dit, pour parler sans circonvolutions, les lobbies anti-OGM vous ont raconté des sornettes sur les OGM depuis 20 ans !

 

De bonne foi (tout le monde peut se tromper) ou mensonges délibérés ?

La réponse est facile à trouver, par de multiples approches. Je vous en propose une. Si on a des arguments à faire valoir, par exemple sur ce rapport du NAS, on les expose. C’est ce qu’a fait H. Miller par exemple.

Mais pas les lobbies anti-OGM : ils ont préféré faire ce qu’ils font habituellement en pareille circonstance (confrontés à des faits scientifiques qui invalident leurs allégations), se livrer à des attaques ad hominem

 

Dans "L'art d'avoir toujours raison", A. Schopenhauer expliquait que lorsqu'on n'avait plus d'argument dans un débat, il fallait utiliser "l'ultime stratagème" : devenir insultant, se livrer à des attaques personnelles. En utilisant de manière compulsive cet ultime stratagème, les lobbies de l'écologie politique prouvent qu'ils n'ont pas d'arguments scientifiques à faire valoir. C’est un aveu !

 

C’est un honneur d’être attaqué par des extrémistes

Je ne l’ai pas mentionné jusqu’à présent (je n’éprouve pas le besoin de me mettre en avant), mais il se trouve que j’étais un relecteur de ce rapport du NAS (un « reviewer » comme on dit). Le seul Français. Mais le point important ici est que le rôle d’un reviewer est de traquer les erreurs, les omissions, s’il y en a, et de les signaler aux auteurs. Ce que j’ai fait, ni plus ni moins.

Cela m’a néanmoins valu des attaques personnelles par ce fameux ultime stratagème… Cela tourne au comique de répétition : je serais payé par Monsanto ! Je ne vais pas une fois de plus réfuter ces balivernes, et je me contente de rappeler ma mise au point de 2009. Déjà ? Eh oui !

 

L’occasion de rappeler mes travaux scientifiques d’évaluations des OGM

Voici la liste de mes publications, avec divers collègues (sans aucun financement privé), sur ce thème:

  • Ricroch, JBB. Bergé and M. Kuntz (2010) Is the German Suspension of MON810 Maize Cultivation Scientifically Justified ? Transgenic Research 19, 1-12.
  • AE. Ricroch, JB. Bergé and M. Kuntz (2011) Evaluation of Genetically Engineered Crops   Transcriptomic, Proteomic, and Metabolomic Profiling Techniques. Plant Physiology, 155: 1752-1761. 
  • C. Snell, A. Bernheim, JB. Berge, M. Kuntz, G. Pascal, A. Paris, AE. Ricroch (2012) Assessment of the health impact of GM plant diets in long-term and multigenerational animal feeding trials: A literature review. Food and Chemical Toxicology 50 : 1134–1148 
  • M. Kuntz (2012) Destruction of public and governmental experiments of GMO in Europe. GM Crops & Food, Vol. 3(4), pages 1-7, October/November/December 2012
  • M. Kuntz (2012) The post-modern assault on science. EMBO reports 13: 885-889
  • M. Kuntz (2013) Why the postmodern attitude towards science should be denounced. EMBO reports 14(2):114-6
  • Ricroch AE and Kuntz M (2013) Evaluation of genetically engineered crops using proteomics. In: Proteomics in Food. Principles and applications (Toldra F. and Nollet LML., eds) Springer, pp.503-514 
  • Ricroch AE, Bernheim A, Snell C, Pascal G, Paris A and Kuntz M (2013) Long-term and multigenerational animal feeding studies. In: Animal nutrition with transgenic plants (Flachowsky G, ed.) CABI biotechnology series,  pp. 112-129 
  • M. Kuntz, J. Davison and A.E. Ricroch (2013) What the French ban of Bt MON810 maize means for science-based risk assessment. Nature Biotechnology 31(6): 498-500 
  • M. Kuntz (2014) The GMO case in France: Politics, lawlessness and postmodernism. GM Crops & Food 5(3): 163-169
  • Kuntz M (2014)  Is it possible to overcome the GMO controversy? Some elements for a philosophical perspective. In : Plant Biotechnology. Experiences and future prospects (Ricroch A, Chopra S & Fleischer SJ, Eds) Springer,  pp.107-111. 
  • Kuntz M (2014) Controverses autour de la transgénèse végétale : des visions du monde divergentes. Revue des question scientifiques (Société scientifique de Bruxelles/Université de Namur) 185(4) : 363-372 
  • A.E. Ricroch, A. Boisron and M. Kuntz (2015) Looking back at safety assessment of GM food/feed: an exhaustive review of 90-day animal feeding studies. Int. J. Biotechnology. 2014 Vol.13, No.4, pp.230 – 256
  • A. Ricroch, W. Harwood, Z. Svobodová, L. Sági, P. Hundleby, E.M. Badea, I. Rosca, G. Cruz, M.P. Salema Fevereiro, V. Marfà Riera, S. Jansson, P. Morandini, B. Bojinov, S. Cetiner, R. Custers, U. Schrader, H-J. Jacobsen, J. Martin-Laffon, A. Boisron, M. Kuntz (2015) Challenges facing European agriculture and possible biotechnological solutions. Crit Rev Biotechnol. Jul 1:1-9. 

Sans oublier mes deux livres "grand public" :

Les OGM, l'environnement et la santé  

OGM, la question politique

 

Pour résumer, nous avons examiné toutes les publications scientifiques qui ont décrit différentes approches expérimentales évaluant la biosécurité des OGM. Par des techniques de profilages à grande échelle, par l’alimentation de rongeurs dans des tests classiques de toxicologie dite subchronique (90 jours), par des études d’alimentation à long terme ou sur plusieurs générations (soit d’animaux de laboratoire, soit des animaux de ferme). Aucune étude sérieuse n’a conclu à un problème sanitaire pour les OGM mis sur la marché.

Nous avons également montré que les arguments environnementaux invoqués par certains gouvernements (dont des Français…), pour « justifier » une interdiction politique de la culture des OGM (deal avec l’écologie politique) étaient sans base scientifique.

 

Je rappelle ici que la « science » parallèle des activistes anti-OGM a subi quelques désagréments : n’avoir pas été validée par la communauté scientifique, voire même retirée d’un journal ou même prouvée frauduleuse

 

Je formule le vœu que ces données scientifiques, que j’ai l’honneur d’avoir mises en lumière avec mes collègues, comme d’autres l’ont fait, contribuent à permettre au plus grand nombre de distinguer le vrai du faux dans ce dossier.

Bien évidemment, les attaques personnelles de ceux que la vérité semble déranger ne m’empêcheront pas de continuer mon travail. Bien au contraire…

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 10:43

Lettre ouverte à France 2

en réponse au document

"Faire pousser des légumes sans eau, c'est possible"

 

            Lundi 7 septembre, au cours du journal de 20h, France 2 a diffusé un document, "Faire pousser des légumes sans eau, c'est possible". Ce document contenant de nombreuses déformations de faits relatifs à la biologie, à l'agriculture et à la sélection végétale une mise au point nous a paru indispensable.

 

            -  « Ces tomates n’ont pas reçu une goutte d’eau durant l’été »

C'est abusif de laisser croire qu'une plante peut ne consommer que très peu d'eau : n'importe quelle plante pour produire de la matière sèche demande de l'eau et même beaucoup (200 à 250 g d'eau par g de matière sèche totale produite) ; on peut réduire de 10 à 20 % maximum cette quantité d'eau. Pour pousser afin de produire 20 kg de fruits par m2, les tomates de notre agriculteur ont donc trouvé de l'eau.

            - « La Nature sélectionne elle-même les plantes aptes à pousser dans un milieu donné »

Certes la sélection naturelle existe, mais, malgré cela, les populations de blé ou de maïs cultivées par nos ancêtres ne sont pas très performantes dans les lieux où elles se sont adaptées alors qu'elles sont le résultat de centaines voire de milliers de cycles de sélection naturelle combinée à l'intervention humaine.

            - « Les plantes apprennent à vivre sans eau et transmettent cette aptitude à leurs descendants»

Bien qu'un effet de la sélection naturelle ne soit pas exclu (mais il est limité car on sait que la tolérance à la sécheresse est un caractère très influencé par le milieu) on voit revenir là l'idée de Lyssenko selon laquelle des variations provoquées par le milieu seraient transmissibles à la descendance. L'application de cette idée, qui s'oppose aux lois de la génétique, a eu des conséquences négatives importantes sur l'économie agricole russe, tant pour la production du blé que celle du maïs, jusqu'aux années 60.

            - « Les variétés paysannes sont plus rustiques et mieux adaptées que les variétés industrielles »

Certes les variétés paysannes, qui sont des populations hétérogènes, ont des performances assez stables dans des milieux variés et variables, mais elles sont peu productives, alors que des variétés modernes homogènes (dites "industrielles", dans le reportage) concilient productivité et stabilité car elles réunissent dans leur génome des gènes d'adaptation à différents milieux : elles sont donc adaptées à différentes conditions, comme les variétés paysannes, mais plus productives.

            - « Le bilan économique avec les variétés paysannes de maïs est équivalent à celui avec une agriculture intensive faisant appel à l'irrigation et aux semences industrielles du fait de l'économie sur l'irrigation et sur les semences »

Il s'agit d'une déformation des faits : la perte totale due à l'absence d'irrigation (environ 25 q/ha, très variable selon les régions) et à l'utilisation de variétés-populations (au moins 20 q/ha environ) est supérieure au coût de l'irrigation (en moyenne de l'ordre de 25 q/ha) et des semences (qui coûte de l'ordre de 8-10 q/ha), le bilan est donc favorable à l'irrigation et aux semences "industrielles".

 

            Il est particulièrement anormal qu’une grande chaîne d’information publique contribue, à une heure de grande écoute, à transmettre des déformations de faits techniques et scientifiques relatifs à la biologie, à l'agriculture et à la sélection végétale. D’un point de vue éthique, il est choquant qu’un tel document soit diffusé sans qu’une véritable réponse scientifique ne puisse être portée à la connaissance des téléspectateurs. Les intervenants dans le document défendent en effet une cause idéologique particulière : ils ne veulent pas d'une agriculture qui fait appel aux intrants et aux semences des variétés modernes (dites "industrielles"), mises au point par des établissements privés de sélection ; ils rejettent toute la filière actuelle "semences", et même le rôle de la recherche publique est mis en cause. En fait, c'est tout un système économique qui est rejeté.

            Nous ne contestons pas aux agriculteurs la liberté de choisir une forme d’agriculture qui refuse les intrants et les semences des variétés modernes et fait perdre 40 à 50 % de rendement ; elle peut avoir sa place dans certaines situations. Mais la première question que ce document aurait dû poser est celle de la pertinence de cette agriculture pour nourrir plus de 9 milliards d’humains en 2050, et ceci en tenant compte des effets du changement climatique. La majorité des agronomes dans le monde pensent qu'elle ne serait pas en mesure, si elle était généralisée, de répondre au défi de nourrir la planète.

            A l'opposé, une agriculture très intensive ne permet pas de répondre à un autre défi, celui de la protection de l'environnement : cette agriculture a eu des aspects très positifs dans les années de l’après guerre, en nous permettant d'acquérir notre indépendance alimentaire, mais en contre partie elle a eu des effets néfastes sur l’environnement ; cependant, ce n'est plus l'agriculture d'aujourd'hui. Une troisième voie est en développement depuis quelques décennies : elle vise à concilier productivité, sécurité alimentaire et respect de l'environnement ; en cherchant à économiser les intrants, elle fait largement appel aux principes d'agroécologie.

            Cette troisième voie ne peut se développer qu'avec des variétés modernes, performantes, économisant ou valorisant bien les intrants, en particulier l'eau et l'azote, et réunissant de plus en plus de caractères d'adaptation au milieu. Ces variétés ne peuvent être créées que par la mise en oeuvre de tous les outils, dont les biotechnologies, à la disposition du sélectionneur.

            La conclusion du document aurait donc dû mettre en évidence qu'en fait, différents types d'agricultures peuvent coexister, mais qu'une agriculture suffisamment productive, respectueuse de l'environnement, est nécessaire pour nourrir le monde.

 

 

Alain Deshayes :        Directeur de Recherches honoraire de l'INRA

André Gallais :           Professeur honoraire de Génétique et d'Amélioration des plantes,                                     AgroParisTech, membre de l'Académie d'Agriculture

Georges Pelletier :      Directeur de Recherches honoraire de l’INRA, Membre de l'Académie                            des Sciences et de l'Académie d'Agriculture

 

Quelques épisodes précédents :

Peut-on encore manger des pommes ? « Envoyé spécial » sur France 2

Armes médiatiques de destruction massive. Quand France 2 désinforme sur les OGM

« Marche et jeûne » Au 20 h de France 2

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 19:11

La guerre des graines est un Film documentaire diffusé sur FR5 le 27 mai 2014 et le 8 juin 2014.

Résumé de l'analyse réalisée par André Gallais, membre de l'Académie d'Agriculture de France.


    Le film aborde un problème important pour l'avenir de l'agriculture et de son aptitude à nourrir la planète avec le meilleur respect possible de l'environnement et de la santé de l'homme. Cependant, il donne une vision partisane de l'agriculture et de la filière semences et comprend de nombreuses erreurs.


    D'abord, le fil de l'émission est dirigé vers l'idée que toute la filière semences est au service de quelques grands groupes et travaille pour une agriculture intensive. Ainsi, le rôle essentiel du catalogue officiel des variétés, qui est de permettre à l'agriculteur d'avoir des semences de qualité correspondant à ce qu'il attend, n'est même pas évoqué et est confondu avec le système de protection de l'obtenteur, qui lui a pour but de permettre à l'obtenteur d'amortir ses investissements dans la recherche.


    La loi européenne sur les semences serait là pour renforcer cette vision de la filière, pour priver l'agriculteur de sa liberté d'utiliser comme semences les graines récoltées sur son exploitation. Cela est inexact, et la protection permise ne correspond pas à un brevet. En effet, toute variété protégée peut être utilisée librement par tout obtenteur comme ressource génétique et les petits agriculteurs peuvent ressemer librement leurs graines.


    Les variétés-populations hétérogènes, sélectionnées par l'agriculteur, sont présentées comme ayant de nombreux avantages. En fait, l'hétérogénéité génétique des variétés, du point de vue du rendement, ne présente d'intérêt que pour des niveaux de production inférieurs à ceux de l'agriculture biologique. Il est important de souligner que ce sont les agriculteurs eux-mêmes qui ont fait le choix de passer à des variétés homogènes, bien avant le développement des grands groupes semenciers. Ce qui peut être valable pour une agriculture dans certains pays en développement, défendus par Vandana Shiva, ne l'est pas nécessairement pour des agricultures dans les pays développés.


    La sélection par les agriculteurs présentée comme une alternative à la filière actuelle, peut-elle être efficace ? Il est connu depuis un siècle environ que cette sélection (par exemple sur la beauté des épis) est assez généralement inefficace pour améliorer le rendement. Si elle peut permettre une gestion dynamique de la variabilité génétique, elle ne permettra pas d'assurer une production suffisante pour nourrir la planète en 2050, point essentiel qui n'est pas abordé dans le film.


    Une réflexion sur ce point conduirait à se poser une autre question non abordée, comment financer une amélioration des plantes pour avoir des variétés suffisamment productives, respectueuses de l'environnement et de la santé de l'homme ? Ce qui rejoint le rôle de la filière semences.


    Alors, oui, comme le souligne le documentaire, il y a un problème de choix de sociétés et de types d'agricultures. Mais entre les deux extrêmes pris, une agriculture très intensive, faisant largement appel aux intrants chimiques, qui aurait tous les défauts, et une agriculture sans intrants chimiques, qui aurait toutes les vertus, mais toutes les deux non durables, pour des raisons différentes, il est évident qu'il y a de la place pour différents types d'agricultures durables, suffisamment productives pour nourrir l'humanité et respectueuses de l'environnement.


    Sur un tel sujet, une chaîne d'information publique aurait dû apporter des éléments pour faire réfléchir en montrant les avantages et les limites ou les inconvénients de tels ou tels choix de société ou d'organisation économique de la filière semences... Non seulement ce n'est pas ce qui a été réalisé, mais c'est une seule vision qui a été présentée, c'est un film partisan, avec des informations fausses (la plus importante étant celle de la stérilité des hybrides). Les témoignages de Jean-Pierre Berlan et Vandana Shiva qui mènent un combat politique ne font que renforcer cet aspect partisan.

 

Lire aussi, sur un récent film sur Canal+, Bientôt dans vos assiettes... (de gré ou de force)

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 15:41

"Avant, l’ennemi de l’homme était l’ignorance, maintenant c’est le mensonge", JF Revel (La Connaissance Utile, Grasset)

 

Canal+ vit du sport spectacle, du porno et de ses émissions pour BoBos qui aiment détester la société capitaliste qui les nourrit grassement.

Il y a donc toutes les raisons que la chaine diffuse le nouveau docu-menteur de Paul Moreira, à sens unique contre les OGM, comme les précédents : Bientôt dans vos assiettes... (de gré ou de force)

Plutôt que de réfuter point par point ses arguments biaisés, je propose de s’intéresser au précédent docu. En se posant une question simple : avec le recul, qu’en reste-t-il ?

 

Le reportage "L’étude qui accuse" de Canal+

Il avait été diffusé par cette chaîne le 15 novembre 05 dans le cadre de l’émission « 90 minutes » dont Moreira était le créateur.

 

A noter en passant, qu’une « rumeur subtilement distillée sur certains sites anti-OGM à partir du 2 février 2007, soit trois jours avant la publication du livre de Paul Moreira sur les nouvelles censures » avait affirmé faussement que le film avait été censuré par Canal+ et appelait à visionner la vidéo. 

Lire à ce sujet OGM : Décryptage d’une manipulation médiatique

 

On trouvera également sur ce site une analyse critique de certaines allégations du docu-menteur.

-Les expériences de la chercheuse italienne Malastesta (qui a, par après, publié avec Séralini, c’est dire le niveau !) n’ont jamais eu aucune crédibilité. Il n'en reste rien !

-Il ne reste rien des allégations sur le maïs MON863, qui a pourtant été consommé par des millions de têtes de bétail pendant des années ! Lire à ce sujet OGM : un débat usurpé par les rumeurs. Le cas du Maïs MON863 

 

Que reste-t-il donc ? 

Rien, sauf la capacité remarquable de « journalistes » à construire des histoires cohérentes, à défaut d’être vraies, dans des buts militants et à user du montage pour mettre en difficulté ceux qui défendent les faits qui contredisent leur thèse.


Allez vous gober, de gré ou de force, les allégations de ce nouvel épisode de propagande ?
Lire aussi sur le site "Imposteurs"
Un décryptage du docu-menteur de Moreira
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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 06:40

Rappel du contexte

La publication de Séralini et collaborateurs en septembre 2012, accompagnée d’une opération médiatique de grande envergure, a suscité de nombreuses critiques, y compris de personnes qui n’étaient pas intervenues précédemment dans le débat sur les OGM et sans implication dans les biotechnologies. Après avoir publié les critiques et les réponses des auteurs, le journal Food and Chemical Toxicology (FCT) a logiquement retiré cette publication aux conclusions erronées quant à la toxicité du maïs génétiquement modifié NK603 et de l’herbicide associé.

Il n’est pas illégitime que Séralini et coll. republient leur étude retirée. La question qui se pose est double : a-t-il été tenu compte des critiques (ce qui serait une démarche normale en science) et le journal qui publie cette nouvelle version est-il crédible (ne pouvant ignorer les critiques formulées, un journal scientifique digne de ce nom doit veiller à ce que le processus de relecture soit approprié à cette situation).

 

 Lecture critique de la republication

Les auteurs ont essentiellement repris les mêmes conclusions déjà réfutées, en se contentant d’arguments verbaux pour noyer les critiques, sans prendre en compte celles qui sont fondamentales.

Nous prendrons ici uniquement l’exemple des tumeurs. La race de rats utilisée est sujette au développement spontané de tumeurs. Identifier dans un groupe de rats donné un nombre accru de tumeurs, dans un bruit de fond élevé, de manière statistiquement fiable, nécessite un nombre important d’individus. La présente republication est toujours déficiente sur ce point.

Ces tumeurs étaient l’élément le plus spectaculaire de l’opération médiatique menée par les auteurs. Il faut noter qu’ils ont montré des photographies de 3 rats : un rat ayant consommé l’OGM NK603, un autre ayant bu l’herbicide Roundup et un troisième ayant absorbé les deux. Contrairement à la démarche scientifique la plus élémentaire, il n’a pas été montré de rats contrôles (sans consommation de l’OGM ni de l’herbicide). Ces rats contrôles ne sont toujours pas montrés dans la republication (bien évidemment ces rats contrôles étaient porteurs des mêmes tumeurs). Nous sommes donc en présence d’une utilisation de l’image qui ne s’inscrit pas dans une démarche scientifique, mais dans une volonté de propagation d’une thèse (erronée). L’assemblage suivant (en forme de boutade) résume ce à quoi aurait pu resembler une présentation scientifiquement correcte, mais sans le même effet médiatique... 

toutes images de ses rats l'y nient

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réflexions critiques sur le journal

Cette republication parait dans Environmental Sciences Europe qui est un journal qui a l’habitude de publier des articles de militants anti-OGM.

 

Conclusions

Nous ne sommes pas ici dans une controverse scientifique. J’ai proposé dans mon dernier ouvrage de décrire ce phénomène nouveau par le terme de  "science" parallèle :

-  La mise en cause des OGM (et d’autres technologies) n'est pas basée sur des faits, mais sur des choix personnels.

-  La "science" parallèle est imperméable aux critiques du reste de la communauté scientifique (2 droites parallèles ne se rejoignent jamais). 

-  Seule compte la médiatisation de l'opération : il ne s'agit pas de convaincre les autres scientifiques, le but de toute publication scientifique traditionnelle. L’opération est d'autant plus efficace qu'elle s'approprie pour les non-initiés le prestige d'une démarche "scientifique".

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 13:32

uk-flag read the English version below

 

drapeau francais

canada dryCa a la couleur de la science,

le gout de la science…

mais ce n’est pas de la science,

 

c'est la "science" Canada dry 

  

 

Les écologistes politiques aiment la science … quand elle confirme leurs vues. Quand elle contredit leur a priori, plutôt que de changer d’opinion, ils préfèrent changer  de science.

Ils ont ainsi créé une « science » parallèle au service planifié de leur projet politique. Elle vise à remplacer les scientifiques, notamment pour l’évaluation des risques, par des « experts » (souvent autoproclamés) sympathisants du projet politique. La « science » parallèle s’habille de termes valorisants, comme « science citoyenne »  ou «indépendante», ou « lanceurs d’alerte ».

couv                        Voir des exemples dans mon dernier ouvrage.

 

 

 

 

 

 

Un vrai danger pour la compréhension publique des travaux scientifiques

Cette « science » parallèle a ses publications hétérodoxes très médiatisées, ses « conférences » de scientifiques militants de la cause, ses « instituts » de recherche (où se mélange « science parallèle », idéologie et business) et même ses journaux « scientifiques ».

Dit autrement, la « science » parallèle a des moyens financiers colossaux…

 

L’exemple d’Environmental Sciences Europe (support de la republication de l'article retirée de Séralini et coll.)

Ce journal a été créé en 1989 sous le nom de Umweltwissenschaften und Schadstoff-Forschung. Il a pris son nom actuel en 2011. Il n’a pas de facteur d’impact.

Ce journal a publié 22 articles sur les OGM.

15 sont signés d’auteurs notoirement opposés aux OGM (certains papiers font montre d’un ton particulièrement agressif), ou/et membres d’organisations anti-OGM, ou qui ont reçu des financements de lobbies anti-OGM.

2 articles ne montrent pas de biais particulier contre les OGM et 2 sont des réponses de scientifiques mis en cause dans des articles biaisés publiés par le journal.

3 articles sont signés d’un membre du comité de rédaction du journal : ils ne montrent pas de biais, mais indiquent que ce comité n’est pas ignorant des dossiers OGM et doit donc être en mesure d’identifier la nature militante d’une majorité d’articles publiés par leur journal.


Ce journal affirme que ses articles font l’objet d’une relecture par des « pairs » (peer reviewing) : c’est parfaitement exact ! Les relecteurs sont bien des « pairs », en ce sens qu’ils partagent certainement les idées des auteurs…

 

En résumé : il s’agit d’un journal qui n’a pas d’influence sur l’avancée des sciences, qui publie quelques textes non-militants qui servent de faire valoir à la majorité d'articles de « science » parallèle. L’intérêt principal de ce journal est d’être un Who’s Who des organisations de la « science » parallèle anti-OGM en Europe.

 

 

uk-flag The spread of parallel “science”

 

Political ecologists like science ... when it confirms their views. When it contradicts them, rather than changing their minds, they prefer to change science.

They have thus created a parallel “science” to serve a planned political project. It aims to replace scientists, especially for risk assessment, by “experts” (often self-proclaimed) supportive of the political project. This parallel “science” is hidden behind positive terms, such as “citizen science” or “independent” or “whistleblowers”.

 

A real danger for public understanding of science

This parallel “science”, alongside its highly publicized heterodox publications (example and refutations), organizes “conferences” inviting activist scientists sympathetic to the cause, owns “research institutes (mixing parallel “science”, ideology and business) and even “scientific” journals.

In other words, parallel “science” has huge financial means...

 

An example of such a journal (chosen by Séralini to republish his retracted paper)

Environmental Sciences Europe was established in 1989 as “Umweltwissenschaften und Schadstoff-Forschung (German for Environmental Science and Pollution Research)”, but changed to its current name in 2011. It has no impact factor.

 

This journal has published 22 articles dealing with GMOs.

15 are from authors opposed to GMOs (some papers have a quite aggressive tone) or members of anti-GMO organizations, or financed by anti-GMO lobbies.

2 papers have no obvious anti-GMO bias and 2 are replies to biased articles published in the journal.

3 articles are co-authored by a member of the journal’s editorial board, with no obvious anti-GMO bias, but indicating that the editorial board is aware of issues surrounding GMOs and therefore should have been able to identify the biased nature of most articles published on GMOs in their journal.


The journal claims to be peer-reviewed. This is perfectly true! Reviewers are “peers”, in the sense that they share the authors’ ideas…

 

In conclusion, this journal has no influence on the advancement of science.  It does publish non-activist articles, which can be considered as stooges for parallel “science” texts. The main interest of this journal is to be a Who's Who of anti-GMO parallel “science” organizations in Europe.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 14:18

uk-flagSee English version below,with updates at the bottom of page

 

Voir les commentaires (bas de page) et une analyse du rapport par un agronome

Mise à jour:  l'analyse de l'institut belge VIB

drapeau francaisL'Agence européenne pour l'environnement (AEE) a rendu public le 23 janvier 2013 un rapport intitulé « Late lessons from early warnings: science, precaution, innovation » sensé illustrer les dommages et les coûts induits par un mauvais usage du principe de précaution, ou par le fait de le négliger.


Un thème éminemment politique, qui se situe sur un terrain différent de l’évaluation scientifique des risques, mission dévolue à d’autres agences, comme par l’exemple l’EFSA.

En effet, la mission de l’AEE est, en principe, de fournir des « informations […] conçues pour aider les décideurs politiques dans divers domaines à prendre des décisions politiques saines et cohérentes en matière d'environnement. Pour y arriver, l'AEE travaille en étroite collaboration avec les institutions de l'UE, à savoir la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil des ministres ».


Connaissant les diverses interprétations du principe de précaution, d’une logique d’action à une logique d’opportunisme politique, on pouvait s’interroger sur la manière dont l’AEE allait aborder la question…

 

Examinons le chapitre consacré aux OGM dans la partie C « « Emerging issues », chapitre 19 « Hungry for innovation: pathways from GM crops to agroecology ».

 

Quelques exemples:

 

-page 490, on lit « Further, indications of harm stemming from the widespread and intensive use of glyphosate for the environment and human health has been documented in the scientific literature and remains a concern ». Sur quoi sont basées ces affirmations? Les références sont « Greenpeace 2009 » et . . . « Séralini 2012 », c’est-à-dire la fameuse “étude-choc” du Criigen, réfutée par la communauté scientifique ! Voir les diverses réfutations.

-page 501, on lit : « Currently, no regulatory framework requires mandatory toxicity or allergenicity testing from the consumption (or inhalation) of GM crops or their products ».
Il est donc insinué (en jouant sur les mots: il n’y aurait pas de cadre réglementaire) qu’il n’y a pas d’évaluation des risques toxicologique ou d’allergénicité liés à la consommation d’OGM, ce qui est bien sûr faux. Accéder à des références.

La référence citée (Kroghsbo 2008) est ici détournée de son sens : elle ne montre pas de réaction allergénique chez des rats suite à la consommation d’un riz produisant la protéine insecticide Cry1Ab (largement commercialisée).

 

-toujours page 501, suivent des arguments tout aussi biaisés : « Commonly, only 90-day (usually rat) feeding trials are conducted and conclusions of long-term risk are based on these short-term tests, despite their critical deficiencies in revealing sub-chronic and chronic effect». Avec comme référence 2 publications du Criigen !  Et dans la phrase suivante est citée encore la publication réfutée  de Séralini 2012.

Aucune mention de la synthèse des études à long-terme qui ont été menées (Snell et coll. 2012), ni de leur mise à jour par A. Ricroch. 

 Sans faire une analyse exhaustive du rapport, on peut ainsi constater une utilisation sélective et biaisée des références scientifiques (beaucoup de références émanent des lobbies anti-OGM et non pas des auteurs les plus reconnus).

 

Une liste d'auteurs très orientée

Comment cela s’explique t-il ? La réponse est dans la liste des 5 auteurs, tous liés au GenØk, une organisation anti-OGM norvégienne (l’équivalent du Criigen dans ce pays) :

David Quist,  “Scientist/Adviser” au GenØk

Jack A. Heinemann senior adjunct professor of gene ecology” au GenØk. Voir aussi.

Anne Ingeborg Myhr  “acting director” du GenØk

Iulie Aslaksen  aussi lié au GenØk, invité par le Criigen:

Silvio Funtowicz, un théoricien du postmodernisme, employé par le (respectable) Joint Research Center de la Commission européenne ; Funtowicz a de nombreux liens avec le GenØk ou son fondateur Terje Traavik. Voir par exemple. Il a rédigé un avant-propos pour un livre de Kamilla Lein Kjølberg et Fern Wickson. Cette dernière est “scientist” au GenØk. 

 

Les titres en apparence scientifiques des militants du GenØk ne doivent pas surprendre, l’organisme pratique lui-aussi la scienceparallèle de l’écologie politique.

 

Conclusions

L’AEE a, dans ce rapport, failli à sa mission de fournir des informations « saines et cohérentes ».

Ce rapport, noyauté par des militants de l’écologie politique, rejoint ainsi le rapport de l’International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development (IAASTD) comme un exemple de détournement d’une organisation internationale vers la “science” parallèle.

 

L’intérêt pour l’écologie politique est clair : citer chaque fois que possible ces rapports - qu’ils ont inspirés - comme une référence validant leurs thèses.

 

uk-flag

A European Environment Agency report infiltrated by 'green' ideology


The European Environment Agency (EEA) released on January 23, 2013 a report entitled “Late lessons from early warnings: science, precaution, innovation” which was supposed to illustrate “how damaging and costly the misuse or neglect of the precautionary principle can be”.


This is obviously a highly political issue, differing from a scientific risk assessment which is undertaken by other agencies, for example the EFSA.

Indeed, the mission of the EEA is, in principle, to “provide sound, independent information on the environment”, in order to help the Community and member countries make informed decisions about improving the environment, integrating environmental considerations into economic policies and moving towards sustainability”.  

 

Knowing that the precautionary principle is subjected to various interpretations, it is interesting to examine how the EEA would address the issue ...

 

Some examples taken from the chapter on GMOs in Part C  “Emerging issues”, Chapter 19 “Hungry for innovation: pathways from GM crops to agroecology”.

-Page 490, it is said: "Further, indications of harm stemming from the widespread and intensive use of glyphosate for the environment and human health has been documented in the scientific literature and remains a concern". What are these claims based on? The references are "Greenpeace 2009" and... "Séralini 2012", that is to say the famous September 2012 study by Criigen, refuted by the scientific community! See the various rebuttals.


-Page 501, it is said: "
Currently, no regulatory framework requires mandatory toxicity or allergenicity testing from the consumption (or inhalation) of GM crops or their products ". Playing on words (there would be no regulatory framework) It is insinuated that there is no risk assessment for toxicity or allergenicity associated with the consumption of GMOs, which is of course untrue .

The meaning of the cited reference (Kroghsbo 2008) is falsely presented: it does not show allergenic reaction in rats after consumption of rice producing the (widely marketed) Cry1Ab insecticidal protein.

-Still on page 501, an equally biased argument follows: "Commonly, only 90-day (usually rat) feeding trials are conducted and conclusions of long-term risk are based on these short-term tests, despite their critical deficiencies in revealing sub-chronic and chronic effect". The references are 2 publications from Séralini/Criigen! And the reference of the following sentence is again the refuted publication by Séralini (2012).

    No mention of the review of long-term feeding studies published by Snell et al. (2012), nor of its recent    uptade by A. Ricroch.

 

Thus, it can be concluded that the GMO chapter of this report uses a selective and biased list of scientific references (many references come from the anti-GMO lobbies and not the most recognized authors).

 

A highly confined list of authors
How can one explain such a biased report? The answer lies in the list of the five authors, all related to GenØk, an Norwegian anti-GMO organisation (equivalent to Criigen in this country):


David Quist, "Scientist / Adviser" at GenØk
Jack A. Heinemann, "senior adjunct professor of gene ecology" at GenØk. See also.
Anne Ingeborg Myhr "acting director" at GenØk
Iulie Aslaksen also linked to GenØk, invited by Criigen.
Silvio Funtowicz is a theorician of postmodernism, employed by the (respectable) Joint Research Center of the European Commission; Funtowicz has many links with the GenØk or its founder Terje Traavik. See, an example. He wrote a foreword to a book
by Kamilla Lein and Fern Wickson Kjølberg. The latter is "scientist" at GenØk.

The seemingly scientific titles of these activists should not surprise anybody since GenØk practices a parallel "science" created by the political ecologist movement.


Conclusions
The EEA, in this report, failed in its alleged mission to provide “
sound, independent” information.

Like the International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development (IAASTD) report, this report provides an example of an international organization infiltrated by green activists, and its reorientation towards an ideologically-compatible parallel  "science".

 

The interest for political ecology is obvious: whenever possible they will cite this report as a reference validating their claims. 

 

See also these comments (English version) by a French agronomist,

and an analysis by the Belgian institut VIB

 

LATEST NEWS:

 

My question to European Commission/ENV.F.4/Chief Scientist, Research and Innovation:

"Regarding the section on GMOs, can you explain to me what is the  interest for the European tax-payers, who sponsored this report, to  receive a report which does not present facts but the ideological  belief of the Green lobby (we knew before that they are opposed to  GMOs and they already received quite a lot of European money to  express their views!)"

 

Reply from ENV.F.4/Chief Scientist, Research and Innovation:

"The European Environment Agency is a decentralised autonomous agency of the European Union, whose role in developing the knowledge base for environment policy includes fostering open debates such as the one which is the basis of the Report in question.

Where this Report is concerned, the case study topics and the authors were selected independently (as indicated in the acknowledgement section of the report) and each case study was peer-reviewed by experts in the various fields.

I can only reiterate that the EEA Report contained a series of chapters authored by independent authors and that none of the Report represents an EU policy position on any of the issues covered."

 

My additional comments:

If these authors had been selected ‘independently’, one would not end up with 5 authors from the same anti-GMO organization!


If a proper peer-review process had been applied, this GMO section would have been rejected because it is making false claims. Therefore, these ‘experts’ were chosen in a manner which is just as  independent’ as the choice of authors!

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 16:10

OGM et santé :

Pour des éléments factuels, dépassionnés, une présentation à l’usage des enseignants, des étudiants et des autres…

Quelles sont les données scientifiques ? Comment ces plantes ont-elles été évaluées ? Pourquoi la querelle continue-t-elle ?

 

Accéder aussi aux présentations d’Agnès Ricroch (données scientifiques complémentaires) et de Gérard Pascal (historique et contexte actuel de l’évaluation des risques) lors de l’audition de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques « Quelles leçons tirer de l’étude sur le maïs transgénique NK603 » le 19 novembre 2012.

 

Accéder aussi à la présentation OGM : quels impacts sur la Biodiversité ?

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 17:46

                                                                                         mises à jour : en rouge et en bas de page

C'est le nom d'un caractère transgénique introduit dans le maïs qui vient d'accéder à la "célébrité mondiale" grâce à une opération médiatico-politique d'un lobby écologiste, le Criigen (publication scientifique de Séralini et coll., sortie d'un livre, d'un film, article dans le Nouvel Obs, etc.); le tout remarquablement coordonné et organisé, comme toujours chez les anti-OGM.

Et accompagné d'un scénario digne de roman de série noire (étude avec nom de code, importation rocambolesque des grains en provenance du Canada, maintien du secret devant de soi-disant menaces, etc.). A noter que si quelqu'un souffre de menaces, c'est bien la recherche publique qui voit ses essais détruits systématiquement.

 

Ce site publiera toutes les infos disponibles, au fur et à mesure.

 

Pour tout savoir sur le NK603, visitez cette banque de données.

 

A noter que les variétés de maïs portant ce caractère sont largement utilisées depuis plus de 10 ans (autorisation aux Etats-Unis accordée en 2000, puis dans dans 14 pays plus l'Union européenne). Ce qui signifie que des millions d'animaux de ferme ont consommé ce maïs pendant des années, sans qu'il ait été rapporté de problèmes vétérinaires. Bien sûr certains animaux sont abattus très vite, mais pas tous.

 

A noter aussi que des études précédentes de la même équipe, allégant déjà d'effets toxiques de ce maïs et d'autres ont été réfutées par différentes agences d'évaluation des risques, pour méthodologie inappropriée.  Le contexte psychologique: lire "le Prix de l'égo".

 

Par conséquent, les conclusions de cette étude doivent être prises avec beaucoup de précaution. Les scientifiques prennent le temps nécessaire pour examiner cette étude. Ce site rendra compte de ces examens.

A noter que Seralini refuse de fournir l'ensemble des données à l'EFSA, l'agence que la Commission européenne a chargé de l'examen des résultats.

Une pétition signé par plus de 700 scientifiques demande la communication de ces données.

 

Première erreur factuelle : certains médias affirment que des études de nourrissage à long terme n'ont jamais été menées sur les OGM. C'est faux comme le montre notre article de synthèse qui porte sur 24 études sur différents OGM et sur différents animaux.

 

Deuxième erreur : les OGM sont évalués au cas par cas. Il est donc inexact de parler DES OGM.

 

Avertissements:

-la race de rats utilisée dans l'étude est prédisposée à faire des tumeurs. Les photos montrées dans l'article de Séralini et coll. illustrent donc une situation connue. Des photos similaires de tumeurs auraient pu être montrées dans le cas des rats nourris sans OGM, ce que les auteurs n'ont pas fait, préférant manipuler l'image en ne montrant que les cas des animaux nourris avec le maïs OGM.

-une plus grande proportion de tumeurs chez les femelles, attribuée par Seralini et coll. a un  effet hormonal, est en fait un phénomène normal.   Lire aussi

A noter que ces publications n'ont pas été citées par Seralini et coll. !

 

Voici des photos de tumeurs de rats nourris sans OGM.

 

Les réactions d'experts  

uk-flag

 

 

1.Reuters: "EXPERTS HIGHLY SCEPTICAL". 

2.Science Media Centre : Expert reaction to GM maize causing tumours in rats.

3.NewScientist: Study linking GM crops and cancer questioned

4.The Inquisitr : Scientists Discredit GMO-Fed Rat Study Results

5.NY Times : Foes of Modified Corn Find Support in a Study

6.Discovery News :GM Corn-Tumor Link Based on Poor Science

7.Council for Biotechnology Information :Scientists in U.S. Reject Heavily Publicized Rat Study; Other Studies Show No Impact of Feeding Biotech Grain 

8. LA Times : Study points to health problems with genetically modified foods
9. Some comments on the statistics by L. Ollivier

10. Letter of  European Society of Toxicologic Pathology  

drapeau francais

Le Figaro : L'étude sur les OGM fortement contestée

Le Monde :  OGM : "Le protocole d'étude de M. Séralini présente des lacunes rédhibitoires"

Egora : Panique sur les OGM. L´étude qui a semé le trouble n´est pas exempte de critiques, mais souligne la durée insuffisante des expérimentations actuelles.

Destination santé : OGM : l’étude Séralini fera-t-elle pschitt ?

Site Imposteurs : Étude du CRIIGEN sur le maïs NK 603 : Une bombe médiatique, et après ? (1ère partie) (2ème partie ; sur les aspects statistiques)

Huffington Post :

Lacunes, résultats inexplicables: l'étude anti-OGM sur la sellette (JF Narbonne, Toxicologue) 

OGM: l'étude sur l'effet néfaste du maïs transgénique ne peut convaincre (Harry Bleiberg, Médecin cancérologue)

Mediapart : OGM : une étude fait beaucoup de bruit pour presque rien

20Minutes (forum): Commentaire d’un vétérinaire sur les tumeurs chez les rats

Quelques commentaires sur les calculs statistiques. 

Le Temps (Genève) :

Un coup médiatique , par Olivier Dessibourg (journaliste)

Bombe sur les OGM: un pétard mouillé? par Etienne Dubuis (journaliste)

Les DNA : Etude OGM sur le rat : des résultats incohérents pour Christian Marescaux

AFISL’analyse que les relecteurs de Food and Chimical Toxicology auraient dû produire, par A. de Weck.

Le Figaro : une interview de Joël Guillemain (ANSES) sur la contradiction : une étude réfutée et pourtant le gouvernement veut remettre à plat la réglementation...

Avis des Académies nationales d'Agriculture, de Médecine, de Pharmacie, des Sciences, des Technologies, et Vétérinaire.  

Rue89 : Les OGM des poisons ? L’étude de Séralini est clownesque !  par Jérôme Quirant   

L’analyse du VIB, un institut de recherche belge     

Site 'Imposteurs' : conclusion provisoire et aussi sur les carabistouilles statistiques

La prise de position du Public Research and Regulation Initiative et d'organisations agricoles.  

Le blog d'Alain de Weck    

 

Mes articles:

Atlantico : Science sans confiance n'est que ruine de l'expertise   

Nouvel Observateur : Des agences françaises minées de l’intérieur par la politique

Nouvel Observateur : OGM : Quand va-t-on retrouver la déontologie scientifique ?

Futura-Sciences : Étude sur les OGM : des résultats mal interprétés

 

Quelques prise de positions de journalistes

Marianne : l’étude Seralini mise en pièce, son auteur sauvé du déshonneur

Médiapart : Un article par Michel de Pracontal. Un autre sur le laboratoire secret !

L’Association des Journalistes Scientifiques de la Presse d’Information (AJSPI) condamne la clause de confidentialité imposée par l'équipe de Séralini, « qui visait clairement à obtenir une présentation biaisée de cette étude, dénuée de tout regard critique ou simplement compétent ».

L'opinion de l'European Union of Science Journalists’ Associations est encore plus sévère : « L'union européenne des associations de journalistes scientifiques condamne le scandaleux abus du système d'embargo qui a été perpétré il y a quelques jours pour manipuler la presse en vue d'obtenir une couverture favorable, exempte de critiques, pour une étude sur la question controversée et importante de la sécurité alimentaire en relation avec les organismes génétiquement modifiés. »

Une synthèse par Ariane Beldi sous forme de pearltree 

 

Autres nouvelles

Un article dans Nature apporte un élément nouveau sur la re-lecture défaillante de la revue qui a publié l’article de Séralini et coll. L’ « editor » de la revue a lui-même publié un article anti-OGM...

Site du CNRS : des chercheurs s'expriment.

Une courte note du Comité d'éthique du CNRS sur les aspects éthiques de la communication des chercheurs avec les média.

Un entretien très intéressant avec l’économiste Olivier Godard.

Une interview de Christian de Duve (Prix Nobel).

La prise de position de François Houllier (PDG de l'INRA).

La revue FCT (qui a publié l’article de Séralini et coll.) publie des commentaires critiques

et des réponses de Séralini et coll. et d’un autre anti-OGM. Lire ici.   

La revue Transgenic Research publie un article qui analyse en détails les erreurs de Séralini et coll.: Plurality of opinion, scientific discourse and pseudoscience... par Arjo et coll.


Les avis des agences d'évaluation des risques (toutes les 12 rejettent les conclusions de Séralini et coll.)

L'agence allemande BfR (équivalent de l'ANSES française) rejette l'étude. Lire en Anglais.

L'autre agence allemande, BVL, en charge de la gestion des risques, est également critique.

L'agence européenne EFSA de même dans un avis préliminaire.

L'avis final de l'EFSA.  

L'avis de l'agence équivalente de l'Australie et Nouvelle Zélande (FSANZ).

A noter, ces agences déplorent ne pas avoir reçu les données brutes demandées à Séralini et coll. Lire la réitération de la demande de l'EFSA à Séralini.

L’avis de l’agence officielle danoise dit entre autres que l'article est de faible qualité, et n'aurait pas du être publié dans une revue à comité de lecture. L'institut trouve que ce n'est pas éthiquement responsable de laisser des rats si longtemps avec des tumeurs, car cela ne contribue pas à apporter des données essentielles.

L'avis similaire de l'agence néerlandaise NVWA.

Les avis des agences françaises (pourtant sous interférence politique anti-OGM...):

    L'avis du Haut Conseil des Biotechnologies (Conseil scientifique). In English.

    L'avis de l'ANSES.

L'avis du Conseil de Biosécurité belge

L'avis des agences canadiennes Health Canada and Canadian Food Inspection Agency (CFIA)

L'avis de la National Biosafety Technical Commission (Ministère brésilien de la Science, Technology et Innovation)

En Roumanie, l'avis de l'ANSVSA

 

L'ENQUETE QUI TOUCHE SERALINI !

Sur Agriculture & Environnement :  « La "part d'ombre" du professeur Séralini » :

Médiapart résume l'enquête ainsi : « OGM : quand Séralini travaillait pour un labo lié à une secte »
Le Figaro poursuit l'investigation : « OGM : les liaisons dangereuses du Pr Séralini » 

Sur la collaboration avec la société Sevene Pharma : lire.
Sur Agriculture & Environnement :  «  Affaire Séralini, quelles suites ?»

 

L'ARTICLE EST RETIRE PAR LE JOURNAL FOOD AND CHEMICAL TOXICOLOGY EN NOVEMBRE 2013

et REPUBLIE EN JUIN 2014 DANS LE JOURNAL DE "SCIENCE" PARALLELE ENVIRONMENTAL SCIENCES EUROPE.

Food and Chemical Toxicology
Food and Chemical Toxicology
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