Introduction

Ce site n’est pas militant, car il ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Ce site présente de manière simple les faits et études scientifiques (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

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L'auteur

couvMarcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire de Physiologie Cellulaire Végétale et enseignant à l’Université Joseph Fourier, Grenoble.

Dernier ouvrage grand public :

OGM, la question politique

 

Ouvrage précédent: Les OGM, l'environnement et la santé  

 

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Mardi 15 juillet 2014 2 15 /07 /Juil /2014 19:40

uk-flag“Parallel science” of NGO advocacy groups: How post-modernism encourages pseudo-science.

Published by Genetic Literacy Project

 

drapeau francais

Les écologistes politiques aiment la science ... quand elle confirme leur point de vue. Quand elle les contredit, plutôt que de changer d’opinion, ils préfèrent changer de science.
Ils ont ainsi créé une « science » parallèle. Celle-ci ne doit pas être confondue avec les pseudo-sciences (astrologie, fausses médecines, paranormal, ufologie, etc.). Les pseudo-sciences peuvent nuire aux croyants naïfs; la « science » parallèle nuit à la démocratie. Elle est une composante d'un projet politique prédéterminée, pour le bénéfice exclusif des vues idéologiques d'une minorité. La « science » parallèle à une apparence scientifique, mais elle diffère de la science car ses conclusions précèdent l’expérimentation.

La « science » parallèle a été créée pour supplanter les scientifiques, en particulier dans l'évaluation des risques, par des « experts » (souvent autoproclamés) soutenant le  projet politique. Cette « science » parallèle se cache derrière des termes positifs, comme « science citoyenne » ou « indépendante » ou «  lanceurs d’alerte », et procède à des attaques personnelles afin de discréditer les scientifiques traditionnels qui sont accusés d'avoir des « conflits d'intérêts » et des liens avec l'industrie.
Afin de propager davantage la méfiance vis-à-vis de l'évaluation scientifique des risques, la « science » parallèle créé des amalgames avec des problèmes antérieurs de santé ou des dommages à l'environnement, mais n’évoque jamais à la façon dont la science a résolu les problèmes.

Un véritable obstacle pour la compréhension publique de la science
L'écologie politique a recours à la stratégie de la « science » parallèle sur des thèmes variés. Des exemples en France sont les « Centres de recherche et d'information indépendantes » (CRII), avec des organisations distinctes axées sur l'énergie nucléaire (CRIIRAD), les ondes électromagnétiques (CRIIREM) et bien sûr les OGM (CRIIGEN). Ce dernier vient de republier son papier controversé et rétracté qui a essayé, mais en vain, d'établir un lien entre un maïs GM tolérant un herbicide (glyphosate) et cet herbicide et l’apparition de tumeurs chez des rats.

La « science » parallèle n'est pas un phénomène marginal. Elle a ses publications hétérodoxes fortement médiatisées (par exemple l'étude du CRIIGEN sur des rats), organise des « conférences » qui invitent les scientifiques activistes (par exemple, les « conférences » GMLS), possède des « instituts de recherche » (qui mélange « science » parallèle ", idéologie et activité économique, par exemple le GenØk en Norvège) et même des revues « scientifiques ». La « science » parallèle aime constituer des réseaux de « scientifiques indépendants » travaillant pour le « bien public » (par exemple le réseau européen de scientifiques pour la responsabilité sociale et environnementale, ENSSER). La « science »  parallèle a d'énormes moyens financiers et domine Internet.

Controverses sans fin
Les points de vue critique des OGM (et d’autres technologies) ne sont pas toujours fondées sur des faits, mais souvent sur un choix personnel. Ce n'est pas le problème. Le problème apparaît lorsque des allégations qui se sont révélées erronées sont maintenues en vie comme si elles étaient vraies. Parce que la « science » parallèle est imperméable à la critique par le reste de la communauté scientifique (deux lignes parallèles ne se rencontrent jamais). Alors que les scientifiques orthodoxes veulent principalement convaincre les autres scientifiques et examinent toutes les données empiriques, les scientifiques parallèles veulent attirer l'attention des médias et présentent les données qu’ils ont sélectionnées. Par conséquent, la « science » parallèle montrera des rats avec des tumeurs qui auraient été causées par un OGM ou un pesticide, mais omettra de montrer des images de rats témoins qui ont également des tumeurs similaires.

Dérive postmoderne
Pourquoi la « science » parallèle n’est-elle pas discréditée et pourquoi est-elle représentée de manière non critique par les médias ? La réponse se trouve en partie dans la domination actuelle d'une idéologie relativiste. Le danger d'une telle approche postmoderne de la science est qu'elle considère tous les points de vue comme également valables et hisse la valeur de vues « indépendantes » (en fait idéologiques) au même niveau que les études scientifiques.
Les approches multidisciplinaires (qui sont nécessaires dans la science) sont souvent confondues avec l'expression pluraliste des opinions (qui sont nécessaires à la démocratie). Mais la science n'est pas une question de démocratie; la science est de l'application d'une méthode. Ce qui est une question de démocratie est le partage des connaissances scientifiques et la capacité d'exclure les produits frelatés de toutes sortes. Cela ne veut pas dire qu'un public « éduqué » acceptera nécessairement toutes les technologies. Mais sans éducation, la liberté de choix ne pourra certainement pas exister.
couv
Bruit de fond contreproductif de fausses allégations
Il ressort clairement de l'expérience de la querelle des OGM que la « science »  parallèle créée par les opposants n'a pas bénéficié au public. Elle a seulement conduit à la propagation de craintes infondées. Par conséquent, lorsque la « science » parallèle s'autoproclame comme un contrepoids au pouvoir des entreprises, cela devrait, au mieux, être considéré comme un tour de passe-passe politique.
Critiquer l'écologie politique et sa « science » parallèle ne signifie pas rejeter les préoccupations existantes, mais il est important de souligner que certaines organisations créent ces « préoccupations » grâce à leur capacité exceptionnelle à manipuler les médias et Internet.
Cela détourne des ressources pour l'évaluation scientifique des risques, pour les actions des pouvoirs publics et l'attention des médias des véritables menaces vers de faux problèmes.

 

   Mon dernier ouvrage aux Presses Universitaires de Grenoble

Par Marcel Kuntz - Publié dans : Editos
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Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 13:26

Le Professeur de sociologie rurale Frederick Buttel a identifié pas moins de 6 courants d’« agro-écologie »: agro-écologie écosystémique, écologie agronomique, économie politique écologique, écologie des agro-populations, agriculture multi-fonctionnelle (dimension du paysage, articulation entre territoires et secteurs), holon agro-écologie (gestion adaptative permanente).

Rassurons immédiatement les lecteurs, nous n’allons pas tenter d’expliquer ces concepts ! Allons à l’essentiel : si on combine ces multiples interprétations, à la citation attribuée au Cardinal de Retz, « on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment », on comprendra tout l’intérêt d’un concept aussi flou pour les politiciens.

 

Plaire à tous avec un concept-valise ?

En France, concrètement, l’agro-écologie a plusieurs sens :

-une discipline scientifique émergente, au carrefour de l’agronomie et de l’écologie,

 

-une démarche de gestion agricole qui vise à adapter ses pratiques afin de tirer un plus grand parti des ressources naturelles de l’agroécosystème,


agriculture soutenable-une idéologie, caressée dans le sens du poil par la stratégie politicienne du Ministre Stéphane Le Foll, où l’agro-écologie n'est pas vue comme alternative à une agriculture non durable, consommant trop d'intrants et ne respectant pas l'environnement, mais  comme une agriculture sans intrants et sans OGM. Il s'agit donc d'enlever des roues au tracteur ! 

 

 

 

 

 

 

 

L’agro-écologie est en effet l’un de ces concepts à forte valeur médiatique dont raffolent certains politiciens, car ils permettent de faire de la politique quand on n’a pas de politique : chacun y mettant ce qu’il veut, on ne fâchera personne. De plus, il est en parfaite adéquation avec le vocable en vogue : la « transition » (énergétique, ou ici de l’agriculture) : on fera ainsi croire que l’on pilote au centre une infinité de paramètres excentrés.

En fait, l’agriculture a déjà changé et les agriculteurs, sur lesquels pèsent déjà de multiples contraintes environnementales (interdictions, réglementations, normes, etc.), apprécieront que des citadins privilégiés aient décidé qu’il faudra désormais « produire autrement » !

 

Une science sous la contrainte d’impératifs politiques partisans

L’INRA, déjà soumis aux diktats ministériels pour ne plus faire de recherche impliquant des OGM, a donc fait de l’agro-écologie un « chantier prioritaire ». L’Institut, ainsi, « mobilise ses capacités pour une science qui anticipe (!) et accompagne les mutations de l’agriculture et contribue à une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable au XXIe siècle ».

 Dans une vision digne d’un gosplan soviétique, pour Le Foll, « le socle de connaissances acquis en agro-écologie permettra d’accompagner des systèmes agricoles innovants, combinant performances économiques, sociales et environnementales, en proposant des évolutions au sein des filières et des territoires ». On reconnaitra ici la vision totalisante de l’écologisme (la défense de l’environnement doit intégrer les aspects socio-économiques, ou supposés tels). Petit problème : dans son document d’orientation 2010-2012, l'INRA se fixe comme objectif la convergence (difficile) dans l’agro-écologie des connaissances de l’agronomie et de l’écologie, « disciplines historiquement disjointes ». Vouloir combiner, par décision ministérielle, cette « nouvelle science » (dans laquelle la France n’est pas leader, la discipline existe en Allemagne par exemple depuis les années 30 !) avec des aspects socio-économiques de nature clairement différente, éminemment soumis à des interprétations idéologiques, relève au mieux d’une gageure.

 

La comparaison avec le système soviétique peut paraître injuste

Effectivement, ce dernier a été capable d’assembler des fusées et de les envoyer dans l’espace. Ici, ce qui est proposé avec l’« agro-écologie », ce sont des étages de fusées qui, en l’état, ne peuvent s’assembler. Et en plus on ne veut pas construire certains étages !

 

Pour une agronomie sans idéologie

Qu’y a-t-il de plus compatible avec des pratiques agro-écologiques qu’une plante qui possède, comme le maïs MON810, une défense propre contre des insectes ravageurs, compatible avec la réduction de l’usage des pesticides chimiques et leur utilisation raisonnée. Compatible aussi avec une lutte intégrée pour assurer la durabilité des pratiques. Seulement voilà, le MON810 est un trait génétique de type OGM, et sur lui se focalise ainsi le sectarisme de l’écologie politique et l’irresponsabilité des politiciens qui s’acharnent à détruire les biotechnologies végétales, dans une stratégie où seule compte la prochaine échéance électorale ou son portefeuille ministériel.

Par Marcel Kuntz - Publié dans : Politique, Idéologies et business
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Lundi 30 juin 2014 1 30 /06 /Juin /2014 20:55

LETTRE d'INFORMATIONS sur les PLANTES GENETIQUEMENT MODIFIEES
N° 225. 30 juin 2014
**********************************************************************
LettreInfoPGM : conforme aux faits, sans conformisme. Pour s'abonner gratuitement à cette NewsLetter:
https://listes.ujf-grenoble.fr/sympa/info/lettreinfopgm

Sommaire 

1. Riz Doré

2. OGM et politique

3. Evaluation des PGM

4. Opinions

5. Divers

 

1.Riz Doré

Sur le Golden Rice, OGM destiné à lutter contre la carence en vitamine A:

http://www.ibv-blog.com/edito/le-riz-dore-le-cheval-de-troie-des-ogm/

L'ASSOCIATION « ALLOW GOLDEN RICE NOW » A MANIFESTE à PARIS le 17 juin 2014:

http://www.allowgoldenricenow.org/

http://wikiagri.fr/articles/riz-dore-greenpeace-accuse-de-crime-contre-lhumanite/1151

La conférence-débat du 18 juin 2014 :

http://www.academie-agriculture.fr/nous-connaitre/manifestations-visites/conference-debat-sur-le-riz-dore

La couverture médiatique :

http://allowgoldenricenow.org/media-page

 

2. OGM et politique

----------------------------------------------------------------------- 

FRANCE : la LOI d'INTERDICTION des CULTURES de PGM VOTEE

------------------------------------------------------------------------

Loi n°2014-567 du 2 juin 2014 relative à l'interdiction de la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029035842

La loi interdisant la culture du maïs GM en France est jugée constitutionnelle, car «  le grief tiré de la violation du droit européen » qui, « en application d'une jurisprudence constante, n'est pas un grief d'inconstitutionnalité » :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/la-loi-interdisant-la-culture-du-mais-ogm-en-france-est-jugee-constitutionnelle_1547187.html

 

-------------------------------------------------------------

ACCORD POLITIQUE des GOUVERNEMENTS de l'UE

POUR NATIONALISER les INTERDICTIONS d'OGM

----------------------------------------------------------------------

Les autorisations sont et resteront données au niveau communautaire sur la base des études et analyses scientifiques de l'EFSA sur des critères de santé humaine et d'environnement. Dans un second temps chaque gouvernement pourra invoquer les raisons qu'il souhaite pour une interdiction au niveau national de la culture d'un OGM autorisé au niveau européen.

http://consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/envir/143178.pdf

Le Commissaire européen Borg se félicite (peut-être un peu tôt) de la levée du blocage européen sur les OGM : http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-14-415_en.htm

Une décision en contradiction avec l'esprit d'un marché unique européen :

http://www.essenscia.be/en/PressRelease/Detail/14247

A noter que la France (qui salue l'accord) avait rejeté un tel accord en 2010 redoutant « une nationalisation rampante de la politique agricole commune » :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/10/14/04016-20101014ARTFIG00591-l-europe-rejette-les-ogm.php?pagination=2

et encore en juin 2012 :

http://www.euractiv.fr/agriculture/reforme-ogm-bloquee-france-allies-15048.html

Un accord qui mécontente toutes les parties :

http://alerte-environnement.fr/2014/06/13/ogm-bove-beulin-meme-combat/

http://www.euractiv.fr/sections/agriculture-alimentation/agriculteurs-et-verts-contestent-la-renationalisation-du-sujet-ogm

et qui ne concerne pas les importations :

http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-interdiction-culture-ogm-en-france-ne-en-protege-absolument-pas-supposer-qu-soient-dangereux-marcel-kuntz-1615069.html

 

---------------------------------------------------------------

DEFORMATIONS des FAITS SCIENTIFIQUES en EUROPE :

ANN GLOVER, la CONSEILLERE SCIENTIFIQUE CRITIQUE

-------------------------------------------------------------------

http://www.euractiv.com/sections/eu-priorities-2020/eu-twisting-facts-fit-political-agenda-chief-scientist-says-302399

 

--------------------------------------------------------------------

Une DELEGATION de l'UE MENACE les AGRICULTEURS KENYANS

s'ils UTILISENT des OGM

------------------------------------------------------------------

http://www.merid.org/fr-FR/Content/News_Services/Food_Security_and_AgBiotech_News/Articles/2014/Jun/25/trade.aspx

 

--------------------------------------------------------------------------

ZAMBIE : DESTRUCTIONS de CORNFLAKES CONTENANT des TRACES d'OGM

-------------------------------------------------------------------------

http://www.lusakatimes.com/2014/06/07/lunanshya-council-destroys-bokomo-cornflakes-containing-traces-gmo/

 

-----------------------------------------------------------------

Les RESTRICTIONS POLITIQUES sur les OGM PAYS par PAYS

-----------------------------------------------------------------

http://www.loc.gov/law/help/restrictions-on-gmos/index.php

 

-------------------------------------------------

SERALINI REPUBLIE son ETUDE RETIREE

-------------------------------------------------

POUR RAPPELS

Les critiques adressées à la publication de septembre 2012 :

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-nk603-110296439.html

Sur le retrait de cette publication en novembre 2013 :

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-lettre-n-219-9-decembre-2013-121518799.html

 

Sans changement sur le fond, la REPUBLICATION de juin 2014 s'attire les mêmes critiques :

http://www.geneticliteracyproject.org/2014/06/24/scientists-react-to-republished-seralini-maize-rat-study/

http://theness.com/neurologicablog/index.php/seralini-gmo-study-republished/

Une photo de rat contrôle (sans consommation du maïs GM ou de l'herbicide associé) est toujours absente de la republication :

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-seralini-republie-son-etude-123982148.html

Une republication qui n'aurait pas fait l'objet d'une véritable relecture par des pairs (peer reviewing) :

http://retractionwatch.com/2014/06/26/republished-seralini-gmo-rat-study-was-not-peer-reviewed-says-editor/

Un journal (Environmental Sciences Europe) qui publie majoritairement des auteurs anti-OGM :

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-propagation-science-parallele-123976235.html

 

---------------------------------------------------------------------------

Les ANTI-OGM RECIDIVENT en OCCUPANT

un LABORATOIRE de RECHERCHE PUBLIQUE à LYON

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Le contexte :

Des destructions initiées il y a 15 ans

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2317

L'intrusion à l'INRA d'Angers en 2011 présentée comme une « inspection citoyenne »

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1715

 

L'intrusion dans un laboratoire de l'ENS de Lyon associé à l'INRA le 25 juin 2014 :

http://www.la-croix.com/Actualite/France/Des-faucheurs-volontaires-occupent-des-locaux-de-l-Inra-a-Lyon-2014-06-25-1170067

Comme lors des événements d'Angers, ces intrusions n'ont pas donné lieu à un communiqué de l'INRA, mais on lira sur son site un indispensable article sur les pelouses des terrains de football. . . 

http://www.inra.fr/Grand-public/Ressources-et-milieux-naturels/Toutes-les-actualites/Qualite-des-pelouses-des-stades-de-football

 

----------------------------------------------------------------

APRES les OGM, SACCAGES de CULTURES SANS-OGM

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Vandalisme contre des POMMIERS résistant à la tavelure (non-OGM) :

http://www.agriculture-environnement.fr/edito,2/le-prix-de-l-impunite,938.html

 

Des activistes ont saccagé le 15 juin à Ox (Haute-Garonne) neuf parcelles d'un essai de variétés de COLZA mis en place par le CETIOM (Centre Technique des Oléagineux et du

Chanvre). Il s'agissait de colzas qui avaient été développés pour la tolérance à des herbicides grâce à la mutagenèse, un processus qui n'a pas recours à la transgénèse.

http://www.cetiom.fr/fileadmin/cetiom/documentation/communique_destruction_haute_garonne_2014.pdf

Une destruction similaire en Meurthe-et-Moselle le 2 avril

http://www.pleinchamp.com/grandes-cultures/actualites/du-colza-experimental-saccage-par-les-faucheurs-volontaires

et en Charente-Maritime le 19 mai

http://www.cetiom.fr/fileadmin/cetiom/documentation/communique_destruction_savarit_2014.pdf

 

Lire aussi :

Recherche publique : un rôle essentiel pour démystifier les biotechnologies

http://www.agriculteursdefrance.com/fr/LaLettreInternet.asp?ThemePage=2&Rubrique=1&Num=473

 

3. Evaluation des PGM

-------------------------------------------------------

Le SUCCES des COTONNIERS Bt en INDE

------------------------------------------------------

http://ideasforindia.in/article.aspx?article_id=295

 

-------------------------------------------------------------

DECLIN des PAPILLONS MONARQUES aux ETATS –UNIS :

la RESPONSABILITE du DESHERBAGE sur les CULTURES de PGM ?

------------------------------------------------------------

L'étude a constaté un déclin de 20% de la plante-hôte du papillon et considère qu'il s'agit du facteur le plus important qui menace le papillon parmi les autres habituellement incriminés :

http://www.cbc.ca/news/technology/monarch-butterfly-decline-linked-to-spread-of-gm-crops-1.2665131  

 

-------------------------------

TRAVAUX de l'EFSA

----------------------------------

L'EFSA rejette la mesure d'urgence invoquée par la Grèce contre la culture du maïs mon810

http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/pub/3732.htm

 

Avis sur le colza MON 88302 (tolérant l'herbicide glyphosate) pour importation et utilisation (mais pas la culture) :

http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/pub/3701.htm

 

Avis sur le plan de suivi post-autorisation de Monsanto concernant la culture du maïs MON810 en 2012 :

http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/3704.htm

 

4. Opinions

-------------------------------------------------------

« La LUTTE CONTRE les OGM, l'OBSCURANTISME VERT »

-----------------------------------------------------

par Dominique Lecourt

http://www.la-croix.com/Ethique/Environnement/La-lutte-contre-les-OGM-l-obscurantisme-vert-2014-06-03-1160078

 

-----------------------------------------

« DELINQUANTS CITOYENNISTES »

----------------------------------------------

Par Michel Naud

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-delinquants-citoyennistes-123791921.html

et aussi :

 

---------------------------------------------------------

« L'INNOVATION à MANIER SANS PRECAUTION »

---------------------------------------------------------

Par Carole Hernandez-Zakine

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-101580-linnovation-a-manier-sans-precaution-1016138.php?fufEql8Bt161P8XO.99

 

-----------------------------------------------------------

« LAISSEZ-NOUS MANGER TRANQUILLES »

------------------------------------------------------------

Par Jean-Paul Laplace

http://www.cerin.org/uploads/media/140-manger-tranquille.pdf

 

5. Divers

-------------------------------------------------------

BIOLOGIE SYNTHETIQUE : RAPPORT OECD

------------------------------------------------------

Emerging policy issues in synthetic biology (OECD 2014):

http://www.oecd-ilibrary.org/science-and-technology/emerging-policy-issues-in-synthetic-biology/synthetic-biology-a-new-and-promising-technology_9789264208421-4-en

 

-----------------------------------------------------------------

ÉLECTRO-HYPERSENSIBLES : l'ACADEMIE de MEDECINE DESAPPROUVE

le FINANCEMENT OFFICIEL de PRETENDUS DISPOSITIFS ANTI-ONDES

-----------------------------------------------------------------

par André Aurengo

http://www.academie-medecine.fr/le-5-mai-2014-communique-de-presse-electrosensibilite/

 

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La POLLUTION NITRIQUE de l'EAU en BAISSE

----------------------------------------------------------

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2228
Publié dans : Actu
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Mardi 24 juin 2014 2 24 /06 /Juin /2014 07:40

Rappel du contexte

La publication de Séralini et collaborateurs en septembre 2012, accompagnée d’une opération médiatique de grande envergure, a suscité de nombreuses critiques, y compris de personnes qui n’étaient pas intervenues précédemment dans le débat sur les OGM et sans implication dans les biotechnologies. Après avoir publié les critiques et les réponses des auteurs, le journal Food and Chemical Toxicology (FCT) a logiquement retiré cette publication aux conclusions erronées quant à la toxicité du maïs génétiquement modifié NK603 et de l’herbicide associé.

Il n’est pas illégitime que Séralini et coll. republient leur étude retirée. La question qui se pose est double : a-t-il été tenu compte des critiques (ce qui serait une démarche normale en science) et le journal qui publie cette nouvelle version est-il crédible (ne pouvant ignorer les critiques formulées, un journal scientifique digne de ce nom doit veiller à ce que le processus de relecture soit approprié à cette situation).

 

 Lecture critique de la republication

Les auteurs ont essentiellement repris les mêmes conclusions déjà réfutées, en se contentant d’arguments verbaux pour noyer les critiques, sans prendre en compte celles qui sont fondamentales.

Nous prendrons ici uniquement l’exemple des tumeurs. La race de rats utilisée est sujette au développement spontané de tumeurs. Identifier dans un groupe de rats donné un nombre accru de tumeurs, dans un bruit de fond élevé, de manière statistiquement fiable, nécessite un nombre important d’individus. La présente republication est toujours déficiente sur ce point.

Ces tumeurs étaient l’élément le plus spectaculaire de l’opération médiatique menée par les auteurs. Il faut noter qu’ils ont montré des photographies de 3 rats : un rat ayant consommé l’OGM NK603, un autre ayant bu l’herbicide Roundup et un troisième ayant absorbé les deux. Contrairement à la démarche scientifique la plus élémentaire, il n’a pas été montré de rats contrôles (sans consommation de l’OGM ni de l’herbicide). Ces rats contrôles ne sont toujours pas montrés dans la republication (bien évidemment ces rats contrôles étaient porteurs des mêmes tumeurs). Nous sommes donc en présence d’une utilisation de l’image qui ne s’inscrit pas dans une démarche scientifique, mais dans une volonté de propagation d’une thèse (erronée). L’assemblage suivant (en forme de boutade) résume ce à quoi aurait pu resembler une présentation scientifiquement correcte, mais sans le même effet médiatique... 

toutes images de ses rats l'y nient

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réflexions critiques sur le journal

Cette republication parait dans Environmental Sciences Europe qui est un journal qui a l’habitude de publier des articles de militants anti-OGM.

 

Conclusions

Nous ne sommes pas ici dans une controverse scientifique. J’ai proposé dans mon dernier ouvrage de décrire ce phénomène nouveau par le terme de  "science" parallèle :

-  La mise en cause des OGM (et d’autres technologies) n'est pas basée sur des faits, mais sur des choix personnels.

-  La "science" parallèle est imperméable aux critiques du reste de la communauté scientifique (2 droites parallèles ne se rejoignent jamais). 

-  Seule compte la médiatisation de l'opération : il ne s'agit pas de convaincre les autres scientifiques, le but de toute publication scientifique traditionnelle. L’opération est d'autant plus efficace qu'elle s'approprie pour les non-initiés le prestige d'une démarche "scientifique".

Par Marcel Kuntz - Publié dans : Vérité ou Intox ?
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Lundi 23 juin 2014 1 23 /06 /Juin /2014 14:32

uk-flag read the English version below

 

drapeau francais

canada dryCa a la couleur de la science,

le gout de la science…

mais ce n’est pas de la science,

 

c'est la "science" Canada dry 

  

 

Les écologistes politiques aiment la science … quand elle confirme leurs vues. Quand elle contredit leur a priori, plutôt que de changer d’opinion, ils préfèrent changer  de science.

Ils ont ainsi créé une « science » parallèle au service planifié de leur projet politique. Elle vise à remplacer les scientifiques, notamment pour l’évaluation des risques, par des « experts » (souvent autoproclamés) sympathisants du projet politique. La « science » parallèle s’habille de termes valorisants, comme « science citoyenne »  ou «indépendante», ou « lanceurs d’alerte ».

couv                        Voir des exemples dans mon dernier ouvrage.

 

 

 

 

 

 

Un vrai danger pour la compréhension publique des travaux scientifiques

Cette « science » parallèle a ses publications hétérodoxes très médiatisées, ses « conférences » de scientifiques militants de la cause, ses « instituts » de recherche (où se mélange « science parallèle », idéologie et business) et même ses journaux « scientifiques ».

Dit autrement, la « science » parallèle a des moyens financiers colossaux…

 

L’exemple d’Environmental Sciences Europe (support de la republication de l'article retirée de Séralini et coll.)

Ce journal a été créé en 1989 sous le nom de Umweltwissenschaften und Schadstoff-Forschung. Il a pris son nom actuel en 2011. Il n’a pas de facteur d’impact.

Ce journal a publié 22 articles sur les OGM.

15 sont signés d’auteurs notoirement opposés aux OGM (certains papiers font montre d’un ton particulièrement agressif), ou/et membres d’organisations anti-OGM, ou qui ont reçu des financements de lobbies anti-OGM.

2 articles ne montrent pas de biais particulier contre les OGM et 2 sont des réponses de scientifiques mis en cause dans des articles biaisés publiés par le journal.

3 articles sont signés d’un membre du comité de rédaction du journal : ils ne montrent pas de biais, mais indiquent que ce comité n’est pas ignorant des dossiers OGM et doit donc être en mesure d’identifier la nature militante d’une majorité d’articles publiés par leur journal.


Ce journal affirme que ses articles font l’objet d’une relecture par des « pairs » (peer reviewing) : c’est parfaitement exact ! Les relecteurs sont bien des « pairs », en ce sens qu’ils partagent certainement les idées des auteurs…

 

En résumé : il s’agit d’un journal qui n’a pas d’influence sur l’avancée des sciences, qui publie quelques textes non-militants qui servent de faire valoir à la majorité d'articles de « science » parallèle. L’intérêt principal de ce journal est d’être un Who’s Who des organisations de la « science » parallèle anti-OGM en Europe.

 

 

uk-flag The spread of parallel “science”

 

Political ecologists like science ... when it confirms their views. When it contradicts them, rather than changing their minds, they prefer to change science.

They have thus created a parallel “science” to serve a planned political project. It aims to replace scientists, especially for risk assessment, by “experts” (often self-proclaimed) supportive of the political project. This parallel “science” is hidden behind positive terms, such as “citizen science” or “independent” or “whistleblowers”.

 

A real danger for public understanding of science

This parallel “science”, alongside its highly publicized heterodox publications (example and refutations), organizes “conferences” inviting activist scientists sympathetic to the cause, owns “research institutes (mixing parallel “science”, ideology and business) and even “scientific” journals.

In other words, parallel “science” has huge financial means...

 

An example of such a journal (chosen by Séralini to republish his retracted paper)

Environmental Sciences Europe was established in 1989 as “Umweltwissenschaften und Schadstoff-Forschung (German for Environmental Science and Pollution Research)”, but changed to its current name in 2011. It has no impact factor.

 

This journal has published 22 articles dealing with GMOs.

15 are from authors opposed to GMOs (some papers have a quite aggressive tone) or members of anti-GMO organizations, or financed by anti-GMO lobbies.

2 papers have no obvious anti-GMO bias and 2 are replies to biased articles published in the journal.

3 articles are co-authored by a member of the journal’s editorial board, with no obvious anti-GMO bias, but indicating that the editorial board is aware of issues surrounding GMOs and therefore should have been able to identify the biased nature of most articles published on GMOs in their journal.


The journal claims to be peer-reviewed. This is perfectly true! Reviewers are “peers”, in the sense that they share the authors’ ideas…

 

In conclusion, this journal has no influence on the advancement of science.  It does publish non-activist articles, which can be considered as stooges for parallel “science” texts. The main interest of this journal is to be a Who's Who of anti-GMO parallel “science” organizations in Europe.

Par Marcel Kuntz - Publié dans : Vérité ou Intox ?
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