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  • : OGM : environnement, santé et politique
  • : Actualité et faits scientifiques sur les OGM
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Introduction

Le propriétaire de ce site ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Il n'est payé ni par Monsanto, ni par Carrefour, ni par Greenpeace... (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

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L'auteur

Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes, ses seules sources de revenus. Ses analyses n'engagent pas ses employeurs.

Dernier ouvrage:

L'affaire Séralini: l'impasse d'une science militante

Autre ouvragecouv grand public :

OGM, la question politique

 

 

Ouvrage précédent: Les OGM, l'environnement et la santé  

 

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 12:27

Adapté d'un article d'Emmanuelle Ducros dans L'Opinion

 

Food evolution est un film américain sorti en 2017, réalisé par Scott Hamilton Kennedy. Il s’attaque à un sujet controversé : les OGM. Le documentaire a choisi de démonter les mécanismes de diabolisation de cette technologie et met en avant ses avantages pour mieux nourrir une population mondiale croissante. Ses mésaventures, depuis sa sortie en France, mettent en lumière le tabou oppressant sur les OGM dans l’espace public.

 

« Naïfs ? Nous l’étions lorsque nous avons décidé de promouvoir Food evolution en France. » Eddy Agnassia, un des responsables de 2iFilms, jeune société de distribution cinématographique née en février 2018, a découvert le documentaire au festival de Cannes en mai 2018. « Pour notre premier film, nous voulions un long-métrage “sociétal”. […]

Avec Food evolution, nous voulions participer au pluralisme des idées sur les défis alimentaires. Nous étions loin de nous douter de ce qui allait suivre. »

Un an et demi après avoir pris en main le destin de Food evolution, la petite entreprise déchante. Tous les éléments semblaient pourtant réunis pour un succès. Le réalisateur, Scott Hamilton Kennedy, a été nominé aux Oscars en 2009 pour un autre film, The Garden. Le documentaire, sorti en 2017 et financé par un organisme scientifique à but non lucratif, l’Institute of food technologists, a bien fonctionné aux Etats-Unis. [...] Le film est, certes, scénarisé « à l’américaine », émotionnel dans sa défense des OGM, mais il est bien construit, intéressant. Il est factuel, rigoureux et démontre, preuves à l’appui, que le débat a été distordu par une redoutable machine à désinformer.

Il s’ouvre, d’ailleurs, sur une affaire célèbre, celle de la papaye rainbow. Ce fruit génétiquement modifié a déchaîné les passions à Hawaï où il a sauvé la production fruitière, anéantie par un parasite redoutable. « Nous savions que nous nous exposions aux controverses, commente Eddy Agnassia. Netflix avait d’ailleurs refusé le documentaire pour cette raison… Mais nous avons décidé de faire un choix contrariant. Le cinéma sert à cela. »

Art et essai.  Le film a bien obtenu un visa d’exploitation du ministère de la Culture en novembre 2018. Mais il devra se passer de la recommandation « Art et essai », pourtant libéralement distribuée, et qui permet l’accès à un réseau de 1 200 salles indépendantes. « Une grande déception, alors que le film remplit toutes les conditions pour être recommandé : qualité, nouveauté du sujet...[…]... Pour nous, il s’agit d’une sanction pure et simple d’un sujet tabou, les OGM. » […]

Des pressions pour que le film ne soit pas montré

Faute d’estampille, les promoteurs du film doivent batailler pour qu’il soit vu. Démarcher salle par salle. Essuyer des refus cinglants. Un mail du responsable de la programmation d’une salle alsacienne assène par exemple : « Il va à l’encontre des valeurs que nous défendons [de programmer] un documentaire pas assez objectif, trop pro-OGM et pesticides ».

Finalement, Food evolution n’a été programmé qu’une soixantaine de fois en France l’an dernier, dans 49 salles. Il a été écarté systématiquement des festivals consacrés à l’alimentation ou à l’agriculture, dans lesquels il aurait pu pourtant avoir un rôle appréciable de contrepoint aux théories « mainstream » sur l’agroécologisme.

« Des associations comme Générations futures, des mouvements comme les Faucheurs volontaires ont fait systématiquement pression sur les programmateurs pour que le film ne soit pas montré, dénonce Eddy Agnassia. Ils confisquent le débat. Nous ne comptons plus les défections, les réponses alambiquées. Cela dépasse Food evolution : il n’y a plus de place pour les idées contradictoires. » […]

Une diffusion à la télévision française en 2020 ?

Ce qui est inquiétant, c’est que le débat ouvert est difficile, y compris là où il devrait foisonner. La première projection du film en France, à AgroParisTech, la grande école française d’agronomie, le 27 novembre 2018, le démontre. « Le réalisateur était là, l’amphithéâtre comble, se souvient Augustin Chazal, secrétaire général de l’Institut Sapiens, qui a parrainé la soirée. Nous nous attendions à un accueil intéressé. Nous avons été étonnés par la méfiance d’une partie des étudiants. Certains ont reproché au réalisateur un parti pris pro-OGM, non scientifique… alors qu’ils ne sont pas choqués que les films anti-OGM soient si nombreux, si univoques, si peu scientifiques ! Moi qui suis ingénieur agronome, j’ai été surpris de manifestations d’une hostilité intrinsèque à la technologie. »

Le destin de Food evolution au cinéma semble scellé. « La sortie commerciale est un échec, les pertes lourdes, constate Eddy Agnassia. Néanmoins, nous restons confiants avec la prochaine exploitation du film en VOD sur la plateforme Vimeo et une probable diffusion à la télévision française en 2020. »

«Après une soirée de débat, 30 % à 40 % des gens sont moins enclins à croire des thèses toutes faites»

Gil Kressmann, de l’Association française des biotechnologies végétales, qui a animé une dizaine de soirées débat consécutives à la diffusion de Food evolution, se veut optimiste. « Le film est, certes, parfois accueilli de façon agressive, surtout en milieu urbain. Mais souvent, il provoque une prise de conscience de la complexité du sujet, un questionnement. Des spectateurs découvrent l’existence d’un lobby du bio et de ses outrances.

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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 13:27

L’ « affaire Séralini » commence le 19 septembre 2012. Le Nouvel Obs titra : « oui les OGM sont des poisons ! » et publie un dossier basé sur une étude du Criigen, dont le fer de lance "scientifique" est Gilles-Eric Séralini. Des rats auraient plus de tumeurs après consommation d’un maïs de type OGM.

Quasiment tous les médias traitent de cette publication… (de manière plus ou moins avisée...)

Le gouvernement français sur-réagit…

Pourtant des critiques émergent rapidement, de toxicologues, de journalistes scientifiques…

Le Haut Conseil des Biotechnologies et l’Anses, saisi par le gouvernement, réfutent les conclusions de l’étude. Comme d’ailleurs toutes les agences d’évaluation des risques saisies dans le monde.

La publication est retirée par le journal scientifique en 2013.

Que reste-t-il aujourd’hui de cette affaire hautement médiatisée ?

-Scientifiquement : RIEN !

Des études indépendantes confirment l’innocuité de ce maïs.

-dans l’opinion publique : l’image de ces rats aux tumeurs monstrueuses reste sans doute présente.

-Les politiciens sont-ils sortis grandis de cette affaire… ?

 

Ma note présente de manière référencée les principaux événements de cette affaire qui marquera l’histoire des conflits qui peuvent apparaître entre les processus de recherche scientifique (temps long pour validation ou invalidation) et leur réception médiatique ou politique (temps court, très court...).

Pour télécharger ma note : http://www.fondapol.org/etude/laffaire-seralini-limpasse-dune-science-militante/

Pour télécharger ma note : http://www.fondapol.org/etude/laffaire-seralini-limpasse-dune-science-militante/

ENGLISH VERSION AVAILABLE!

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 13:29

The decision to ban glyphosate in some countries was based solely on its classification by the International Agency for Research on Cancer (IARC) as a "probable carcinogen" in March 2015. IARC is an World Health Organization (WHO) agency, but this classification is not the official position of the WHO, nor is it in accordance with the opinions of other international health agencies such as the European agencies (Efsa, Echa) or the French health evaluation agency (ANSES).

 

Read “What do global regulatory and research agencies conclude about the health impact of glyphosate?”
 

Several organizations opposed to glyphosate and politicians have criticized the opinions and the functioning of ANSES or EFSA. However, it is IARC that is fully marginalized.


In this context, we should examine more closely the functioning of IARC and the conditions under which its classification of glyphosate was established.

The downloadable document below brings together the factual elements currently available.

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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 11:32

La décision d'interdire à terme le glyphosate s'est appuyée sur le seul classement "cancérogène probable" du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) en mars 2015, un classement qui n'est pas la position officielle de l'OMS, maison-mère du CIRC, ni conforme aux avis des agences officielles d'évaluation sanitaire française (Anses), européennes (Efsa, Echa) et internationales. 

 

Plusieurs organisations opposées au glyphosate et des responsables politiques ont critiqué les avis et le fonctionnement de l'ANSES ou de l’EFSA. 

C’est pourtant le CIRC qui est totalement marginalisé.


Dans ce contexte, ne faut-il pas examiner de plus près le fonctionnement du CIRC et les conditions dans lesquelles son classement du glyphosate a été rendu ?

Le document ci-dessous (pj) regroupe les éléments factuels aujourd’hui disponibles.

Version corrigée le 12 mai 2019

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 15:44

UN CLASSEMENT COMME « CANCERIGENE PROBABLE » QUI INTERROGE

En mars 2015, l'International Agency for Research on Cancer (IARC ; CIRC en Français) a classé l'herbicide glyphosate comme « cancérigène probable », ce qui a immédiatement suscité des doutes scientifiques .

L'agence allemande BfR (en charge du dossier scientifique de la ré-autorisation du glyphosate dans  l’UE) a exprimé sa surprise .

 

LE CIRC TOTALEMENT MARGINALISE SCIENTIFIQUEMENT

Toutes les agences d’évaluation et de réglementation du monde qui se sont penchées sur le glyphosate ont conclu qu’il ne présentait pas de risques pour les applicateurs, ni pour les consommateurs, en conditions normales d’emploi :

 

ANSES en France (qui reste politiquement correct, une dérive habituelle en France…) ;

EFSA et l’EchA en Europe (avec le travail préparatoire des autorités allemandes BfR et BAuA, avec  le concours des experts des États membres) ;

APVMA en Australie ;

ARLA au Canada ;

EPA aux États-Unis d’Amérique ;

EPA en Nouvelle-Zélande ;

OFAG et OSAV , ainsi que le Conseil Fédéral (gouvernement) en Suisse ;

sans oublier la Commission de Sécurité Alimentaire au Japon .

La maison mère du CIRC, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a également pris ses distances, notamment dans le cadre de la Réunion Conjointe FAO/OMS sur les Résidus de Pesticides (JMPR) (rapport résumé ici ).

 

Y A -T-IL UNE EXPLICATION SCIENTIFIQUE A L’AVIS DIVERGENT DU CIRC ?

L’agence européenne EFSA a tenté dans une publication de trouver les raisons de la divergence entre le CIRC et toutes les autres agences dans le monde. L’article examine toutes les différences méthodologiques et les buts des évaluations (le CIRC examine-t-il si une substance peut, sous certaines conditions, favoriser un cancer ? ; les autres agences examinent-elles si ces circonstances existent effectivement dans le monde réel ?). A la fin, l’article ne peut éviter la conclusion diplomatique d’« interprétations divergentes »… Mais pour quelles raisons ?

 

ETRANGE: CHRISTOPHER PORTIER, L'UN DES MEMBRES DU GROUPE D'EXPERTS SUR LE GLYPHOSATE DU CIRC, DEVIENT LOBBYISTE

Non content d’avoir fait le tour de capitales européennes pour vanter l’avis du CIRC, d’avoir été reçu au Parlement européen, Portier dénigre l’EFSA avec une violence qui interroge sa neutralité. L’EFSA répond et publie les échanges.

 

LE DOSSIER CHANGE DE NATURE : L’AFFAIRISME

 

Des soupçons de manipulations à visée affairiste pèsent sur le CIRC.

Il est apparu lors d'auditions aux Etats-Unis que plusieurs personnes impliquées dans le rapport du CIRC sur le glyphosate, dont Portier, ont des liens financiers avec des cabinets d'avocats. Ces derniers espèrent gagner beaucoup d'argent lors de procès dirigés contre les producteurs de cet herbicide, en prenant argument du classement du CIRC (lire ici et ici).

 

Les intérêts de Christopher Portier.

Un journaliste interpelle le CIRC au sujet de Christopher Portier qui avait des liens avec une association anti-pesticides (avant son implication au CIRC) et a signé un contrat juteux avec un cabinet d'avocats engagé dans des procédures contre Monsanto. Sans réponse du CIRC….

 

Les intérêts de Charles William Jameson.

Ce membre du groupe de travail du CIRC sur le glyphosate a été rémunéré pour produire un rapport d'expert à l'appui des plaintes.

 

La lumière sur les avocats prédateurs.

Les cabinets d’avocats prédateurs « recrutent » des malades par petites annonces et sur leur site internet, en exploitant le classement du glyphosate en "cancérigène probable" du CIRC. La première concrétisation de la stratégie des prédateurs est aujourd’hui connue : le verdict d’un jury américain en août 2018, condamnant Monsanto au profit d’un jardinier atteint d’un cancer. Les avocats touchent bien sûr un pourcentage…

 

D’AUTRES MANQUES DE NEUTRALITE QUI INTERROGENT

Kathryn Guyton, fonctionnaire du CIRC, a piloté le classement du glyphosate en « cancérogène probable » et a accepté de participer à une parodie de justiceTribunal International Monsanto »).

Un épidémiologiste américain, Geoffrey Kabat, présente plusieurs témoignages venant de scientifiques, lanceurs d'alertes et journalistes, mettant en cause la partialité des conclusions du CIRC sur le glyphosate.

 

DE BIEN ETRANGES METHODES « SCIENTIFIQUES » AU CIRC

 

Le CIRC n’a pas pris en compte la plus grande étude épidémiologique sur le glyphosate.

La raison invoquée était qu’elle n'était pas publiée dans un journal scientifique. Pourtant l'audition

aux Etats-Unis nous a aussi appris que le président du groupe de travail sur le glyphosate au CIRC était au courant de ces résultats, mais aurait choisi de ne pas les évoquer dans le groupe de travail.

Cette étude Agricultural Health Study (AHS) vient finalement d'être publiée. Elle ne confirme pas de lien entre glyphosate et cancer (plus exactement avec le lymphome non-hodgkinien, le seul soupçonné).

 

Le CIRC aurait modifié en dernière minute son rapport sur le glyphosate  

Une enquête de Reuters  affirme que le rapport sur le glyphosate a été modifié en dernière minute et que ces changements ont déplacé la balance vers un classement « cancérigène probable », ce qui n'était pas le cas de la version avant ces modifications.


LA STRATEGIE QUI VISE A DISCREDITER LES AUTRES AGENCES :

LE RAPPORT DE L'AGENCE ALLEMANDE NE SERAIT QUE DES « COPIES-COLLES » DES DONNEES DES INDUSTRIELS.

Cette fakenews a la vie dure, bien que le BfR a expliqué (traductions ici et ici) que la loi oblige les industriels à réaliser certaines études, et l’agence allemande les a donc présentées dans son rapport SUIVI DE SES COMMENTAIRES CRITIQUES, ce qui est sa mission.

 

CONCLUSION (PROVISOIRE)

Le seul rapport du CIRC a servi à raccourcir la prolongation du glyphosate de 15 à 5 ans en Europe, et une interdiction complète se profile, aux mépris de tous les autre avis scientifiques.

Face à ce qui apparaît, si on veut bien sortir des a priori anti-pesticides, comme un scandale majeur, les autorités politiques se doivent de faire la lumière sur le fonctionnement du CIRC (basé à Lyon). Englué dans son alignement dans ce dossier sur les vues idéologiques de l’ancien Ministre Hulot, il est improbable que le gouvernement français le fasse. Aux citoyens de vérifier les pièces du dossier fournies ici.

 

 

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POUR EN SAVOIR PLUS

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TOUTES les PIECES du DOSSIER REGROUPEES :

https://www.contrepoints.org/2017/11/10/302819-glyphosate-lindignite-nationale-europeenne  

(voir les liens dans cette tribune). 

http://www.forumphyto.fr/2017/11/06/le-thriller-glyphosate-pour-les-nuls/

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 11:28

Publication scientifique

Agnès Ricroch (AgroParisTech, Université Paris-Sud), Marcel Kuntz (labo CNRS, INRA, CEA, Univ. Grenoble-Alpes) et collaborateurs publient l’analyse la plus exhaustive des études scientifiques sur l’impact des cultures OGM sur les abeilles domestiques.

 

Les abeilles jouent un rôle important dans la pollinisation d'un large éventail de plantes et sont susceptibles d’entrer en contact avec des cultures génétiquement modifiées (OGM), en particulier les cultures résistantes à des insectes ravageurs. Il est important d'évaluer les dommages collatéraux potentiels de ces cultures sur l'abeille domestique (Apis mellifera L.), l'espèce pollinisatrice la plus importante au monde.

Dans la présente étude, nous avons recueilli toutes les données scientifiques sur les effets des cultures OGM, expérimentales ou commerciales (maïs et coton, ainsi que colza, riz, soja et blé) sur les abeilles mellifères. Ainsi, 50 études évaluées par des pairs ont été publiées entre 1994 et 2017. Les craintes de certains apiculteurs ne se sont pas vérifiées : ces études n’ont pas révélé d'effet négatif sur la survie des abeilles, ni même d'effet démontré sur leur comportement - ni dans des conditions contrôlées de laboratoire, ni sur le terrain.

Les apiculteurs qui accusent par ailleurs les pesticides auraient donc tout intérêt à soutenir l’utilisation des biotechnologies agricoles qui fournissent des alternatives efficaces contre les insectes ravageurs tout en préservant les insectes utiles.

                                                            

Référence
Ricroch Agnès, Akkoyunlu Serife, Martin-Laffon Jacqueline and Kuntz Marcel

Assessing the Environmental Safety of Transgenic Plants: Honey Bees as a Case Study.

 

Dans le volume spécial, consacré à diverses problématiques OGM, de Advances in Botanical Research (Elsevier), coordonné par Marcel Kuntz.

 

Les Résumés

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23 février 2018 5 23 /02 /février /2018 14:19
Transgenic plants and beyond

Volume 86 of Advances in Botanical Research (Elsevier)

I believe this Volume will be highly useful to researchers but also to students and teachers (many of its illustrations will come in handy for teachers), as well as science journalists and regulators, especially in countries wishing to develop or improve existing biosafety regulations. Most Chapters contain valuable internet links to regulatory articles, international agreements or GMO databases.

Marcel Kuntz (Volume Editor)

 

To buy the whole volume:

https://www.elsevier.com/books/transgenic-plants-and-beyond/kuntz/978-0-12-809447-1

To buy a chapter:

https://www.sciencedirect.com/science/bookseries/00652296

 

Abstracts

Chapter 1
Plant Domestication, the Brave Old World of Genetic Modification
Piero Morandini, Department of Biology, University of Milan, Italy
Henry I. Miller, Hoover Institution, Stanford University, USA

 
The genetic improvement of crop plants via the newer techniques of biotechnology to produce “genetically modified” crops is a significant driver of progress in agriculture.  However, progress has not been unimpeded: Various controversies swirl around the benefits, uniqueness, supposed risks and other aspects of the pseudo-category of “GMOs,” or genetically modified organisms, and the foods derived from them.  In order to resolve the conundrums posed by those issues, it is important to understand the pedigree of genetic modification, which had its inception in the domestication of plants.  In this article, we briefly introduce the crucial determinants of the “domestication syndrome” for cereals and legumes -- that is, loss of seed shattering and reduced seed dormancy -- and how it evolved through the ages into contemporary “genetic modification.”  We argue that the application of this genetic engineering to crops within a few years brought a wave of improved domestication traits.  Moreover, contrary to most of the early domestication traits, some of these novel traits are advantageous to the crop and not just to humans.  The other articles in this volume discuss current developments in technology, the promise of modern molecular genetic engineering, and the legal and regulatory landscape. 


Chapter 2
How Agrobacterium, a natural genetic engineer, became a tool for modern agriculture 
Leon Otten, Institute of Plant Molecular Biology (IBMP), Strasbourg, France

Agrobacterium is well-known for its capacity to transfer specific fragments of DNA (transferred DNA or T-DNA) into plant cells, leading to the formation of tumours (crown galls) by A. tumefaciens and to abundant root growth (hairy roots) by A. rhizogenes. The T-DNA contains genes which change the growth of plant cells in various ways, and lead to the production of special metabolites (called opines) used by the bacterium for its growth. The discovery of this natural plant transformation system started about one hundred years ago, and the adaptation of A. tumefaciens as a vector to stably introduce foreign DNA into plants has led to a revolution in agriculture. The potential of A. rhizogenes is not yet fully exploited and much remains to be learnt about its root-inducing properties. Recent research has shown that apart from tumours and hairy roots, Agrobacterium can also produce transgenic plants in at least three different plant genera (Nicotiana, Linaria and Ipomoea), with stable transmission of T-DNA genes across species. In the case of Nicotiana tabacum, some cultivars were found to express the TB-mas2’ T-DNA gene to high levels in roots and to produce the corresponding opine. The possible growth-modifying role of T-DNA genes in natural transformants remains to be studied.        


Chapter 3
Legal, Regulatory and Labeling status of biotech crops
Mahaletchumy Arujanan, Malaysian Biotechnology Information Centre (MABIC), Malaysia
Paul P.S. Teng, National Institute of Education, Nanyang Technological University, Singapore

 
Biotech crops provide food, feed, fuel and fibre and increasingly contribute towards global food security, alleviation of poverty, addressing malnutrition, and mitigation of environmental impact caused by agricultural practices and production of pharmaceutical proteins. They are also climate resilient to tolerate harsher weather conditions.  As of 2016, 18 million farmers grow biotech crops on 185 million hectares of land in 26 countries. In spite of their enormous contribution to mankind, biotech crops continue to face regulatory scrutiny. These crops are heavily regulated around the world and in recent years, there have been calls from various parties to label food ingredients derived from biotech crops. A number of countries have national laws on labelling, while discussion is on-going on low level presence and adventitious presence of GMOs. There are also talks on harmonising regulations to ease trade and enforcement activities.  This chapter will discuss the global status of biotech crops, labelling regimes and the need for, challenges to and consequences of biotech crops. It is noteworthy that biotech crops have now accumulated a flawless record of human and environmental safety since their first release in 1996.
 

Chapter 4
Regulating Safety of novel food and genetically modified food crops
Andrew Bartholomaeus, Food and Chemical Toxicology, BartCrofts Pty Ltd, University Of Queensland School of Medicine, Australia

The principle of proportionality, embodying concepts of fairness, equity and consistency is fundamental to human rights, national and international law and its’ subordinate regulation. This principle, in theory, provides some limits on the potential unintended consequences that may result from disproportionate regulatory burdens distorting individual and corporate behaviour, the consequences of which may exceed the real or imagined harms the original regulations were intended to prevent.   Current regulatory burdens applied in a number of jurisdictions on recombinant DNA technology and the new biotechnologies however, as opposed to other less precise mechanisms of gene alteration in common use, are applied discriminately, are disproportionate to the known (lack of) plausible food safety risks, are ignorant of the broader knowledge of natural plant genome plasticity, and are consequently ethically highly questionable at best.  Although major corporations developing GM crops are arguably beneficiaries of the reduced competition resulting from disproportionate regulatory burdens and their associated costs, this comes at the substantial detriment both to the respective jurisdictions and to developing economies seeking to improve the welfare of disadvantaged communities through the use of advanced plant breeding technologies. Disproportionate regulation of GMOs is consequently risk generating rather than risk mitigating and is contrary to the intent of the precautionary principle. The key principles underlying rational, ethical, risk proportionate regulation of new plant varieties developed by any technique, conventional or otherwise, are discussed.

 

Chapter 5
Assessing the Environmental Safety of Transgenic Plants: Honey Bees as a Case Study
Agnès Ricroch and Serife Akkoyunlu, AgroParisTech, 75005 Paris and University of Paris-Sud, Collège d'Etudes Interdisciplinaires, 92330 Sceaux, France
Jacqueline Martin-Laffon and Marcel Kuntz, Université Grenoble Alpes (UGA), Laboratoire de Physiologie Cellulaire et Végétale, Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA), Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), Grenoble, France


Bees play an important role in the pollination of a wide range of plants and are bound to encounter genetically modified (GM) crops during their foraging period, especially insect-resistant crops since these crops have been cultivated worldwide. Thus, it is important to assess potential impacts of these crops on the non-target organism honey bee (Apis mellifera L.), the most important pollinator species worldwide. In the present study, we gathered all scientific data related to the effects of insect-resistant GM crops (mostly sweet corn and cotton, and also oilseed rape, rice, soybean, and wheat) on honey bees. Assessments included feeding honey bees with purified toxins or transgenic pollen collected from GM crops producing protease inhibitors, Cry or VIP insect-resistant toxins from Bacillus thuringiensis, or RNAi, and also herbicide-tolerant crops. A total of 50 peer reviewed studies have been published between 1994 and 2016. We also compiled 14 studies provided to and examined by the US EPA between 1993 and 2002. Our analyses converge to the conclusion that the studied protease inhibitors, Cry proteins, RNAi or herbicide-tolerance proteins do not negatively affect the survival of honey bees and have no potential sub-lethal effect in controlled laboratory conditions or in field / semi field trials.

 

Chapter 6
Genetic Engineering of Crop Plants: Colombia as a Case Study
Alejandro Chaparro-Giraldo, Grupo de Ingeniería Genética de Plantas, Universidad Nacional de Colombia, Bogotá, Colombia
Adriana Castaño Hernández, Biologist. M.Sc. GMO Biosafety and AgroBiotech Consultant. Bogotá, Colombia
Silvio Alejandro López-Pasos, Facultad de Ciencias, Departamento de Biología, Universidad Antonio Nariño, Bogotá, Colombia
Julián Mora-Oberlaender, Grupo de Ingeniería Genética de Plantas, Universidad Nacional de Colombia, Bogotá, Colombia


Colombia was one of the leading countries in the formulation and negotiation of the Cartagena Protocol on Biosafety, and as a megadiverse country has taken the challenge of developing technical and institutional capacities to ensure that applications of biotechnological developments do not pose risks to human and animal health or the environment. Since 2000 there are GM crops approved for environmental release in Colombia. The first approved crop was blue carnation. To date, GM maize, cotton, flowers, and soybeans have been authorized for growing. The approval of foods derived from GM plants for human consumption is a process that has been going on since 2003 and to date there are 104 genetically modified events approved for this purpose. Those events are present in maize, soybean, cotton, canola, sugar beet, rice and wheat. For their use as animal feed there are 59 approved events from six different crop species, mainly maize, soybean and cotton. Colombia has various research institutions, working on genetic transformation of crop plants of economic importance for the country, but to date none of them have reached the market. The emergence of agbiogenerics, and and an approximation to their implementation by national research groups may reduce the time and cost associated and facilitate the eventual commercialization of a colombian biotechnological crop. This presents a challenge that involves all stages of GM crop development.


Chapter 7
Recombinant Therapeutic Molecules Produced in Plants
Qiang Chen , The Biodesign Institute and School of Life Sciences, Arizona State University, Tempe, Arizona, USA
 
Research on the use of plants for production of protein-based therapeutics has increased tremendously since the initial experiments in the early 1990s. Plant-based expression systems offer several production advantages of low-cost, rapidity, scalability, and a significantly lower chance of contamination with prion or mammalian viruses. In addition, the capability of plants in producing homogeneous N-glycans allows the development of novel therapeutics with superior efficacy and safety to their mammalian cell-produced counterparts. Various plants species have been used to develop and produce vaccines, antibodies and pharmaceutical enzymes against a myriad of diseases by multiple expression technologies. While most of these plant-made therapeutics are in preclinical development, many have progressed into human clinical study phases and several have been approved by regulatory agencies. The current status and recent advancement of plant-based expression systems and key clinical products will be presented in this chapter. The remaining challenges and future directions for the field of plant-made therapeutics will be discussed. 
 

Chapter 8
Genome editing in agricultural biotechnology
Maxence Pfeiffer 1, Francis Quétier 2, Agnès Ricroch 1,3
1 AgroParisTech, 75005 Paris, France. 
2 University of Evry Val d'Essonne, 91025 Evry, France. 
3 University of Paris-Sud, Collège d'Etudes Interdisciplinaires, 92330 Sceaux, France


Genome editing with engineered nucleases represents a specific and efficient tool to generate useful novel phenotypes in crops with an economic interest by base additions, deletions, gene replacement or transgene insertion. These techniques generate phenotypic variation in plants that can be indistinguishable from those obtained through natural means or conventional mutagenesis. The rapid development of these new techniques of plant breeding leads to several issues concerning the regulatory status of plants edited by engineered nucleases. This article aims at providing some keys to answer these issues. The intellectual property and legislation of genetically modified organism (GMO) in several countries including European Union are discussed. A scientific analysis of these new techniques and of recently edited plants, the intellectual property and legislation context along with a presentation of various actors concerned are also included. In some countries, plants edited by engineered nucleases can be patentable. From a technical point of view, edited plants should only fit to the current EU legislation of GMO in the case of transgene insertion whilst the best regulatory issue might be a product-based approach.


Chapter 9
Epigenetics, Epigenomics and Crop Improvement
Eleni Tani, A. Kapazoglou and I. Ganopoulos, Agricultural University of Athens, Laboratory of Plant Breeding and Biometry, Athens, Attiki, Greece

Epigenetics refers to heritable alterations in chromatin architecture that do not involve changes in the underlying DNA sequence but profoundly affect gene expression and impact cellular function.  Epigenetic regulation is attained by specific mechanisms involving DNA methylation, histone post-translational modifications and the action of small RNAs which lead to open or closed chromatin states associated with gene activation or gene silencing, respectively.  Epigenetic regulation is crucial for plant growth and development and the response of plants to changing environmental conditions.  Over the past two decades extensive investigations have provided a wealth of information on epigenetic regulation at specific loci both in model and crop plants and the effect it may have on various aspects of plant development such as proper vegetative growth, successful reproduction and viability, effects on yield, and efficiency in coping with stress. In recent years, the rapid progress of high-throughput technologies has led to the unveiling of epigenetic landscapes at genome-wide scale (epi-genomes) exemplified by the deciphering of the full methylomes, at single base resolution, of the model plant Arabidopsis and crop plants such as rice, and tomato. An increasing number of epi-genomes are now being investigated from different plants, with emphasis on crops of high economic value. Trans-generational natural or induced epigenetic variation can be a new source of phenotypic diversity especially for species with low genetic variation. The comparison of different epigenomes arising from different cultivars/genotypes/tissues/cell types/environmental conditions, can offer valuable information for the development of biomarkers paving the way to what is nowadays termed plant epi-breeding. This review will attempt a comprehensive presentation of the progress in plant epigenetics both at small scale (single locus) and large scale (epigenome-wide) during development and in response to environmental stress, focusing on agronomically important crops and the impact that epigenetics, epigenomics and the new emerging field of epi-breeding may have on crop improvement.


Chapter 10
Biotechnologies: The Ideal Victim ?
Nayla Farouki

Biotechnologies, in general, and GM plants in particular, suffer from a sort of defiance that has gone beyond ordinary technophobia. Societies, in which all technological advancements are naturally embedded, react in various ways to what industries have to offer. Enthusiasm, slow appropriation, apprehension, rejection seem normal at the consumer’s level, and each person ought to have the free choice to consume or not to consume. With plant biotechnologies, this normal evolution of technological offers, and of the free scientific research that goes with it, is now perturbed by overregulation on the one hand and straight and total forbiddance on the other. 
These pages are an attempt at an explanation of this phenomenon’s specificity. What is it that makes biotechnologies different from other technologies on which there is no consensus, such as nuclear energy or robotics? What are humans scared of? And why? 
The answer could reside in the following: biotechnologies, where plants are concerned, that is where agriculture, food and the living environment are concerned, seem to have specific reasons for producing such negative feelings. Among all the “scary” inventions that some want to denounce, could it be that biotechnologies are the ideal victim?

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 16:48

Timidity and a hostility to competition have left Europe a scientific wasteland

 

Compared to the US, Europe is falling behind in the technology stakes
Published by The Telegraph, Sept.5, 2017

 

Marcel Kuntz and Alex Berezow

 

A recent study published in the Oxford journal Science and Public Policy reveals the harsh reality of the state of science in the European Union: “Europe lags far behind the USA in the production of important, highly cited research.”
The scale of the problem is substantial. Using calculations based on the number of highly cited papers and Nobel Prizes, the authors estimate that groundbreaking discoveries per head are four times more numerous in the US than in Europe. While the authors believe misguided research and funding policies are to blame, the problem is also cultural: Europe is held back by technological timidity and an uncompetitive ethos.

 

Technological timidity is shown by the “precautionary principle. Enshrined in EU law, the principle allows government to regulate any technology that might be considered hazardous. While that sounds sensible, it has drifted in practice, leading to arbitrary bans on safe chemicals (such as phthalates and pesticides) following their demonisation in the media. Similarly, an entire scientific discipline has been rejected: agricultural biotechnology.

Essentially, the precautionary policy is rooted in postmodernism, a worldview guided by “Western Guilt” over historical events, both real and imagined. Postmodernist ideologues not only consider Western culture as a force of domination, but view knowledge itself as a tool of oppression. From their relativistic perspective, postmodernists believe that science is simply an opinion, no more enlightened than any other.

 

The climate is made worse for science since so many of Europe’s politicians reject evidence-based policies in favor of pacifying an activist fringe. Emmanuel Macron, France's president, is “greenwashing” government policy. He agreed to a dogmatic and unrealistically large reduction of nuclear power in his country's energy mix, following in the footsteps of his feckless predecessor, Francois Hollande, who agreed to the closure of a nuclear power plant. Furthermore, to boost his bona fides with the anti-technology Left, Mr Macron appointed a popular green activist (who is both anti-nuclear and anti-pesticide) as environmental minister, oblivious to the fact that nuclear power and modern agriculture produce net benefits for the environment.

 

Despite her PhD in chemistry, Chancellor Angela Merkel also pandered to green activists in Germany by agreeing to shut down the country’s nuclear power plants. Ironically, Germany now must rely more on dirty, carbon-emitting coal. To consolidate support among her Bavarian allies, Mrs Merkel banned GE crop cultivation.

 

In short, the most influential countries across Europe spurn proven technological benefits because of politically constructed fears and exaggerated risks. This dangerously holds back innovation. Indeed, Europe is now reaping the “rewards” of its leaders’ pusillanimity: A study in Critical Reviews in Biotechnology concluded that the political climate of the EU is preventing biotechnology researchers from addressing the needs of Europe’s farmers.

 

Beyond technological timidity, Europe is plagued by an uncompetitive ethos, which manifests itself in two major ways. First, Europe is outspent by the United States in research and development. The 2017 Global R&D Funding Forecast by R&D Magazine expects that the US will be responsible for 25.5 per cent of global R&D funding this year, with Europe responsible for only 20.8 per cent, a difference of about $100 billion.

 

Second, Europe’s corporations are small compared to their American counterparts. According to The Economist, the top 500 businesses in America are worth just under $20 trillion, while the top 500 in Europe are worth half that. This matters because a substantial proportion of R&D is paid for by industry.

 

The EU prides itself on the use of soft power to influence global events, but in the realm of science that power has been used for suppression. It has shamelessly promoted its foolish opposition to agricultural biotechnology, harming African farmers by depriving them of its benefits and preventing them from exporting GE crops to Europe. The EU’s lack of competitiveness creates a vicious circle in which innovation is discouraged and the economy stumbles, which disproportionately harms its youth. Instead of lecturing the world, and the US in particular, on how to live a well-regulated life, it is time for Europe to abandon its simpleminded and ideological approach to technology and embrace individual freedom – as well as common sense.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 14:49

Henri Regnault

Professeur Emérite à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour

Centre d’Etudes sur l’Intégration et la Mondialisation, UQAM

 

Toute agriculture s’inscrit dans un écosystème, dit-on. L’assertion n’est pas fausse… mais incomplète ! Car tout le problème de l’agriculture et des politiques agricoles est qu’elles relèvent d’un double paradigme écosystémique : un paradigme ECOlogique et un paradigme ECOnomique. La difficulté pour la stabilité et la reproductibilité du système agricole est que les deux écosystèmes ne doivent pas diverger dans leurs durabilités respectives. Car si la durabilité de l’un est compromise, il y a peu de chance pour que la durabilité de l’autre soit assurée à moyen et long terme.

 

Pour lire le texte intégral, cliquez ici

 

Lire aussi du même auteur: Révolution agricole, tarte à la crème et bourrage de crâne !

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 11:17
Scientists should oppose the drive of postmodern ideology.  Marcel Kuntz, Trends in Biotechnology (2016)

Scientists should oppose the drive of postmodern ideology. Marcel Kuntz, Trends in Biotechnology (2016)

New publication / Nouvelle publication (résume en FR ci-dessous)

Abstract

The National Academies of Sciences (USA) recently published a report entitled “Gene Drive on the Horizon” whose subtitle is « Advancing Science, Navigating Uncertainty, and Aligning Research with Public Values ».  My publication discusses the “Aligning Research with Public Values”, the topic of public engagement, and the ideological shift towards postmodernism of this report (it is no longer the society which should listen to science, but science which should align with “public values”).

Postmodernism is an ideology whose aim is to deconstruct Enlightenment values. Implicitly, postmodernism considers that scientists cannot be trusted and that their research has to be subject to a democratic process. However, science is not a matter of democracy; it is about the application of a method.

My paper also presents failed postmodern experiments (regrettably not cited in the NAS report) and argues that the foundations of the scientific enterprise is threatened by this ideology.

 

Read a summary by Alex Berezow  (American Council on Science and Health, ACSH)

 

 

RESUME EN FRANCAIS

Préserver la science de l'idéologie postmoderne

La publication analyse, dans une perspective d'histoire des sciences, le rapport publié sous l'égide de la National Academies of Sciences (USA) et intitulé « Gene Drive on the Horizon ». Notamment son sous-titre « Advancing Science, Navigating Uncertainty, and Aligning Research with Public Values » et plus précisément  l'injonction morale - typiquement postmoderne - de « participation du public » et même d'aligner la science avec les « valeurs du public ».

 

Contexte

Les Académies nationales des sciences, d'ingénierie et de médecine (NAS) des États-Unis ont récemment publié un rapport sur le « forçage génétique » ("gene drive") qui est opportun dans le contexte de l'évolution récente des technologies d'édition (réécriture) de gènes.

Si la transgénèse peut (au niveau moléculaire) être comparée à une greffe d'organe, l'édition de gènes serait l'équivalent d'une microchirurgie (grâce à des ciseaux moléculaires), tandis que le « forçage génétique » est la possibilité (encore théorique) de laisser se propager dans une population lesdits ciseaux qui, s'ils coupent un gène important, pourrait permettre de contrôler la propagation de cette population (par exemple de moustiques).

A côté des aspects scientifiques, techniques ou encore éthiques, le rapport manie des concepts bien plus flous, tel que le « public engagement » ou les « valeurs du public ».

 

Critiques du « public engagement »

Le rapport fluctue de façon ambiguë dans sa définition de ce que le « public engagement » signifie. Il peut s'entendre, pour les scientifiques, d'être ouvert au dialogue, ou comme « la participation du public » (tout dépend alors de qui est le « public » et à quoi il participe) ou encore comme « la reconnaissance de la contribution de la compréhension locale à la pratique de la science » (tout dépend de ce que l'on entend par « compréhension locale »).

 

Le rapport distingue ainsi :

-les « Communautés », c'est-à-dire les gens qui vivent près d'un potentiel lieu d'expérimentation qui peut les impacter. Il est donc éthiquement important d'obtenir leur consentement. 

-les « Parties-prenantes » définies comme ayant un « intérêt professionnel ou personnel suffisant pour justifier l'engagement ». Cela est plus problématique, car il s'agit ainsi de lobbies organisés, dont font partie les organisations d'activistes.

-les « Publics » stricto sensu, qui  n'ont « pas de connexion directe à un projet [...], mais ont néanmoins intérêts, préoccupations, espoirs, craintes et les valeurs qui peuvent contribuer à la prise de décision démocratique ».

Nous sommes ici typiquement dans les positions d'une chapelle de sociologie des sciences qui habille de considérations « démocratiques » la volonté de contrôle de la science. Si l'action des pouvoirs publics relèvent de la démocratie, la science n'est pas affaire de démocratie. La science consiste en l'application d'une méthode.

 

Si on garde en mémoire ces définitions des « parties-prenantes » et des « publics », la recommandation 7-1 du rapport (« la recherche doit prévoir d'inclure un plan d'engagement réfléchi [...] tout au long du processus de recherche ») devient très inquiétante (Lire).

 

Critiques de l'alignement de la science avec les « valeurs du public »

L'« alignement de la recherche avec des valeurs publiques » est non seulement problématique car elle limite potentiellement la liberté académique et à cause de son relativisme intrinsèque. Mais cet « alignement » illustre un changement idéologique clair, en rupture avec les valeurs des Lumières. Alors qu'il y a encore peu, les institutions scientifiques défendaient l'idée que la société a tout intérêt à écouter les scientifiques, aujourd'hui les scientifiques devraient « s'aligner » sur des « valeurs » en vogue dans la société.

 

Conclusions

Pourquoi l'idéologie postmoderne est une menace pour la science a été difficile à saisir, y compris pour les scientifiques, car elle est souvent confondue avec des valeurs de respect et de démocratie.

En fait, l'idéologie postmoderne déconstruit les bases mêmes sur lesquels la science a été fondée

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