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  • : OGM : environnement, santé et politique
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Le propriétaire de ce site ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Il n'est payé ni par Monsanto, ni par Carrefour, ni par Greenpeace... (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

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L'auteur

Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes, ses seules sources de revenus. Ses analyses n'engagent pas ses employeurs.

Dernier ouvrage:

L'affaire Séralini: l'impasse d'une science militante

Autre ouvragecouv grand public :

OGM, la question politique

 

 

Ouvrage précédent: Les OGM, l'environnement et la santé  

 

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 21:51

            màj le 25 mars 2018                                                            English versionuk-flag
En 2008, le gouvernement français a interdit la culture du maïs MON810 (autorisée depuis 1998 dans l’UE). Sur quelles bases : scientifiques ou politiques ?

 

Chronologie de quelques événements politiques français :

8 janvier 2008, conférence de presse, le Président de la République Nicolas Sarkozy: la clause de sauvegarde sera enclenchée contre les OGM en cas de « doutes sérieux »

("si la Haute autorité qui se prononce demain soulève des doutes sérieux sur les OGM actuellement cultivés en France, je suis disposé à recourir à la clause de sauvegarde jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème")

 

Dès le lendemain, le Sénateur Jean-François Le Grand (UMP), Président du Comité de Préfiguration de la Haute Autorité sur les biotechnologies (CPHA), annonce des « doutes sérieux » sur le maïs MON810, en brandissant un brouillon qui n'est pas un rapport officiel du CPHA.

 

10 jan, le gouvernement reprend ces termes

 

11 jan, 12/15 scientifiques du CPHA réfutent ces interprétations:

(AFP, 11 janv 08, OGM : 12 scientifiques de la Haute autorité se sentent trahis.

Dans un communiqué, ils "font remarquer" que "le projet d'avis qu'ils ont rédigé le 9 janvier 2008 sur la dissémination du MON810 sur le territoire français ne comporte pas les termes de doutes sérieux, pas plus qu'il ne qualifie les faits scientifiques nouveaux de négatifs")

 

13 jan, le Premier Ministre François Fillon admet : « un compromis scellé dans le Grenelle de l’environnement » (Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro)

 

Mars 08, le Sénateur Le Grand reconnait devant le journaliste d’Agriculture, Pascal Friang, que lorsqu’il s’est rendu au ministère, « Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée à l’Ecologie, [lui] a demandé d’utiliser, dans [sa] communication, le terme de “doutes” plutôt qu’ “interrogations” ».

BorlooLegrandNKMUn Président d’une ‘Haute Autorité’ bien épaulé…

JL Borloo, Ministre,    JF Le Grand                  et NKM, Sécrétaire d'Etat (Ministère de l'Ecologie)

 

Les arguments du Sénateur Le Grand, sur ordre du Ministère de l’Ecologie, n’ont pas résisté à un examen scientifique. 

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Puis, pendant le reste de l’année 2008, le gouvernement français s’est appuyé sur les scientifiques minoritaires de l’ex-CPHA pour trouver des ‘justifications scientifiques’ à son interdiction du maïs MON810

 

 

 

L’analyse de certains journalistes (Lire Yves Thréard ou Jean-Paul Jaillette ou Gil Rivière-Wekstein) : la culture du MON810 a été interdite suite à des tractations politiciennes (sacrifier les OGM lors du Grenelle pour mieux préserver le nucléaire civil).

Lire aussi l'analyse d'Olivier Godard.

Et celle de Jean de Kervasdoué. Extraits : « …le président Sarkozy et Jean-Louis Borloo ont voulu protéger le nucléaire en sacrifiant les OGM…Le chef de l'Etat et son ministre de l'Ecologie ont voulu se donner une image verte...Les OGM ont joué en 2008 le rôle de gage dans la tentative de captation des thèses, sinon des voix, écologiques par la majorité présidentielle ».

 

Suite des événements : le CPHA dirigé par le Sénateur Le Grand ayant perdu sa crédibilité en tant que « Haute Autorité », un autre comité a été créé par le gouvernement français (le « Haut Conseil des Biotechnologies »), avec le même objectif : justifier a posterio une décision politique déjà prise.

Loin d'être sanctionné pour ses manipulations des faits, le Sénateur Le Grand a sévi de nouveau dans un document biaisé contre les OGM en 2011 au Conseil de l'Europe.

"La pire menace qui puisse peser sur une démocratie, c'est la violence sournoise, insinuante, du mensonge ; c'est la manipulation des esprits, d'autant plus redoutable qu'elle revêt les oripeaux du moralisme" (Philippe Séguin)

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