Overblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Contact

  • : OGM : environnement, santé et politique
  • : Actualité et faits scientifiques sur les OGM. Postmodernisme en science.
  • Contact

Introduction

Le propriétaire de ce site ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Il n'est payé ni par Monsanto, ni par Carrefour, ni par Greenpeace... (lire la suite).    

Ses analyses sur les biotechnologies ont été poursuivies sur le cadre idéologique plus large, celui de la postmodernité.

 

ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

 

PAGE D'ACCUEIL -->ret-accueil-s

Rechercher

L'auteur

Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes, ses seules sources de revenus. Ses analyses n'engagent pas ses employeurs.

 

Nouvel ouvrage:

De la déconstruction au wokisme. La science menacée.

Notes pour la Fondapol (téléchargeables)

Glyphosate, le bon grain et l'ivraie

 

Précédent : L'affaire Séralini: l'impasse d'une science militante

Autres ouvragescouv grand public :

OGM, la question politique

 

 

 Les OGM, l'environnement et la santé  

 

Ma page Facebook

Personnalisez votre blog

Aide à la création et à la personnalisation
de votre blog ou site internet :

logo_presencenumerique.gif

17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 19:24

 

                                                                                          màj le 5 février 2018
Marc Fellous, en tant que représentant de l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV), était attaqué le 26 avril 2010 pour diffamation envers un fonctionnaire par un militant anti-OGM du Criigen, Gilles-Eric Séralini.  

 

Décryptage EXCLUSIF : les bisbilles du passé entre 2 anciens de la CGB !

 

Le procès a eu lieu le 23 novembre 2010. Le plaignant a obtenu gain de cause sur l’affirmation suivante de l’AFBV : « se prétend indépendant alors que ses études sont financées par Greenpeace ». Cela est jugé diffamatoire à l’égard de Séralini en raison de « l’imputation qui lui est faite d’avoir failli à son obligation de probité intellectuelle… » à cause de ce financement.   

A noter :

-le jugement permet aussi d’entrevoir les financements pléthoriques du Criigen (autres que Greenpeace),

-le financement par Carrefour (n° 2 mondial de la grande distribution, qui commercialise ses propres produits « sans OGM ») n’a pas été central dans les débats.

Pour le tribunal, Fellous a "manqué de prudence" en tenant de tels propos, autrement dit il n'a pas été très cohérent en tant que président d'une association qui se prétend scientifique... (fallait-il polémiquer ainsi sur Séralini ?).

La victoire de Séralini est cependant très relative, car le jugement réfute la diffamation concernant les phrases suivantes :

-« militant chercheur très controversé »,

-« marchands de peurs »,

-« organisations militantes »,

-« ses déclarations médiatiques sont systématiquement contestées par la communauté scientifique »,

cette émission méritait pour le moins un débat sérieux avec des scientifiques reconnus qui ne manquent pas dans notre pays ».

 

Ni le Criigen, ni l'AFBV n'ont publié les MOTIFS DU JUGEMENT rendu le 18 janvier 2011.

 

Après la victoire à la Pyrrhus de Séralini, la guérilla judiciaire continua :

« Le CRIIGEN et le Professeur Gilles-Eric SERALINI ont saisi, ce 20 mai 2011, Monsieur le Procureur de la République de Paris d’une plainte pour faux et usage de faux visant un document produit en justice par le Professeur Marc FELLOUS et l’AFBV ».  

Il s’agit en fait d’un soutien bien hasardeux demandé par M. Fellous à l'un de ses "amis" médecins qui se trouve aussi être membre du Criigen !!! La signature dudit "ami" ayant été ajoutée à une liste de soutiens lors du premier procès, dans des conditions que la justice devra clarifier (MàJ: Fellous a été relaxé en décembre 2017).

 

Ce mauvais vaudeville montre, s'il en était besoin, que nous ne sommes pas en présence d'une controverse scientifique. Ces dernières se règlent ni par des attaques sur l'indépendence ou non des personnes, ni par des tribunaux, des pétitions, ou dans la rue, mais par des résultats scientifiques supplémentaires convaincants (or les allégations du Criigen sont à l’évidence réfutées de manière récurrente).

 

Ernesto Bustamante, scientifique péruvien, risquait une lourde condamnation pour avoir émis une critique publique du travail d’Antonietta Guttierez qui a affirmé avoir détecté des traces de gènes de maïs GM au Pérou (où ces maïs n’ont pas d’autorisation). Une étude du National Institute for Agricultural Innovation (INIA) semble infirmer les affirmations de Guttierez.    Lire le communiqué.  

La 5ème Chambre de la Cour Supérieure de Justice de Lima a unanimement révoqué la sentence le 9 décembre 2010.

 

Aux Etats-Unis, la stratégie a déjà réussi dans 2 cas.

Des organisations écologistes ont exploité une loi sur l'environnement des années 70 (lire dans ce lien : The Environmental Impact Subterfuge) pour mettre en cause l'autorisation de cultures de  betteraves herbicide-tolérantes. Suite à cette plainte, le juge fédéral Jeffrey White a ordonné le 13 août 2010 la suspension de ces cultures GM  en estimant que le Ministère de l'Agriculture devait réaliser une étude environnementale plus complète (dénommé EIS).

S’engageant à réaliser cette étude (qui doit prendre 2 ans), le Ministère a envisagé des mesures intermédiaires qu’il estimait compatible avec la décision judiciaire. Il a notamment délivré un permis de culture pour ces betteraves sous conditions de ne pas les laisser fleurir.

Suite à une nouvelle plainte des lobbies écologistes, le juge a ordonné la destruction de parcelles (256 acres en Orégon et Arizona) de culture de betterave GM estimant qu'elles avaient été plantées illégalement. Un appel a été déposé.

 

Les démêlés judiciaires de la luzerne GM.

Un autre juge fédéral de Californie avait, en mai 2007, émis une injonction contre son autorisation, confirmée en appel en 2009, mais levée en 2010 par la Cour Suprême qui maintient néanmoins la nécessité de l’évaluation environnementale plus approfondie (EIS). Cette EIS a été publiée par le Ministère de l’Agriculture le 16 décembre 2010. Lire aussi la FAQ.

 

Partager cet article
Repost0
21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 14:38

bove faux et marteauLa querelle des OGM résulte de l’exacerbation d’un conflit politique. La colère emmagasinée par un assemblage hétéroclite d'opposants au capitalisme et à la mondialisation, influencé par l’écologisme, loin de la culture traditionnelle de la Gauche, s’est transformée en haine canalisée vers les OGM. D’une fixation conceptuelle initiale, une véritable idéologie anti-OGM s’est constituée. Celle-ci a produit un puissant mouvement de déformation des faits qui entretient la confrontation.


bouc-emissaireLes psychosociologues ont montré il y a déjà longtemps que toute frustration entraîne des réactions agressives contre celui qui l’a provoquée.  Lorsque les frustrations s’accumulent et que l’on ne peut efficacement agresser le responsable supposé, un bouc émissaire est choisi comme cible des préjugés. Les OGM, ou plus précisément Monsanto, sont en l’occurrence un bouc émissaire tout désigné. Mais quand les réactions d’hostilité rencontrent une deuxième frustration, celle de voir la cible poursuivre son chemin, alors un bouc émissaire secondaire est désigné :

la nouveauté de notre époque est que la recherche publique est devenu ce bouc émissaire secondaire, accusé au mieux d’incompétence ou d'irresponsabilité ou, encore d’être « vendu » aux industriels.

 La lutte proclamée contre la mondialisation se limite ainsi souvent à des campagnes antisciences, où détruire des champs ou des laboratoires de recherche publics tient lieu d’exutoires violents, sur un terrain fort éloigné de ce qui, en principe, lui a donné naissance.

 

EFSATémoignant du magistère qu'exerce l'idéologie anti-OGM, au-delà de ces cercles initiaux, le gouvernement français n'est pas en reste pour s'en prendre à la recherche publique (en l'occurrence celle chargée de l'évaluation des OGM).

Devant la publication de faits montrant les manipulations des idéologues, le croyant ne se retournera pas vers les auteurs des mensonges, mais vers celui qui lui a exposé les mensonges (souvent la recherche publique dans le cas des OGM). Ce qui confirme bien le caractère idéologique de l’opposition aux OGM (« l’idéologie fuit les faits », comme l’a bien montré Jean-François Revel).

 

Partager cet article
Repost0
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 23:24

JouannoManifestement irritée par l’autorisation de culture de la pomme de terre Amflora par la Commission européenne, à contre-courant de l’interdiction politique des OGM en France, la Secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno agresse verbalement le 3 mars 2010 l’agence européenne d’évaluation des risques EFSA.

 

« Une accusation lourde de conséquences » pour Gil Rivière-Wekstein (Agriculture et Environnement).

 

Les arguments utilisés par C. Jouanno sont « faux » pour Jean Bergé (Directeur de recherches honoraire, INRA) qui a passé à la loupe l’avis de l’EFSA.

 

Nouvelle perte de sang froid le 23 mars 2010 : C. Jouanno critique la décision de l'Elysée et de Matignon d'abandonner le projet de taxe carbone (un virage à 180° par rapport au 'verdissement' de la politique du gouvernement que C. Jouanno était chargée de défendre depuis des mois, mais qui n'a pas produit les retombées électoralistes escomptées).

C. Jouanno ne s'était pas attirée de remontrances en haut lieu après avoir insulté les scientifiques de l'EFSA, mais sa critique de l'Elysée lui vaudra d'être vertement (si on peut dire) 'recadrée'...

 

borloo-Kosciusko-Morizet3Rappel d'un dérapage de la précédente Secrétaire d'Etat à l'écologie : N. Kosciusko-Morizet avait en avril 2008 insulté certains de ses collègues lors du débat parlementaire sur les OGM. 

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 12:44

Le cas des essais de porte-greffes transgéniques de vigne de l'INRA

Sa technologie pour lutter contre la maladie du court-noué (due à un virus) est obsolète et donc sans visée commerciale ; il s’agissait pour l’INRA d’une expérience-pilote de concertation sous forme d’une démarche participative avec des comités de suivi associant chercheurs, vignerons, syndicats agricoles, enseignants, élus et associations.

En cours au centre INRA de Colmar depuis 2005, les essais ont été saccagés durant le week-end du 5 septembre 2009.

 

Le cas du débat sur les nanotechnologies

D'octobre 2009 à janvier 2010, ce débat public sur les « options générales en matière de développement et de régulation des nanotechnologies » était sensé :

« informer la population…»,
« permettre à la population de s’exprimer…»,
« éclairer les grandes orientations de l'action de l'Etat... ».

Des opposants ont empêché les réunions publiques de se tenir à Grenoble, Lyon, Marseille et Orsay.

 

La prime à la radicalité dont bénéficient les 'antis' annihile la démarche participative

Les motivations des opposants les plus radicaux ne sont pas, par définition, d’obtenir de légitimes garanties en dialoguant, mais d’éradiquer les biotechnologies, les nanotechnologies et autres techniques supposées "convergentes".

La mauvaise conscience des sociétés post-modernes fait qu’elles n’osent ostraciser le fanatisme quand son argumentaire réveille un tant soit peu cette mauvaise conscience occidentale. Au contraire, les extrémistes technophobes n'auraient pas "entièrement tort"  dans l'opinion de ceux qui ont le plus bénéficié des avancées technologiques...

 

L’un des théoriciens de la technophobie post-moderne, Bill Joy, pour qui l'ennemi ultime est la connaissance...

Citation :

« La seule alternative réaliste que je vois est la renonciation : limiter le développement des techniques qui sont trop dangereuses, en limitant notre poursuite de certaines sortes de connaissance. […] Dans des temps récents, nous en sommes venus à révérer la connaissance scientifique. Mais malgré les précédents historiques forts, si l'accès ouvert à la connaissance et son développement illimité nous mettent dorénavant tous dans un danger clair d'extinction, alors le bon sens exige que nous réexaminions même ces croyances qui sont depuis longtemps fondamentales. […] On peut certainement considérer la vérité que la science recherche comme un substitut dangereux de Dieu si elle est la cause de notre extinction future. »

Partager cet article
Repost0