Introduction

Ce site n’est pas militant, car il ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Ce site présente de manière simple les faits et études scientifiques (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

 

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Ce site est classé dans le palmarès de Sciences & Avenir d'octobre 2010 des 100 meilleurs sites de sciences.ret-accueil-s

L'auteur

couv.Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire de Physiologie Cellulaire Végétale et enseignant à l’Université Joseph Fourier, Grenoble.

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Vérité ou Intox ?

Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 20:58

uk-flagRead the English version here

                                                   Lire les buts de la "science" parallèle.

Il s’agit ici de nouvelles allégations de toxicité de maïs et soja génétiquement modifiés par Séralini et coll.

 

Rappelons que les allégations précédentes du même groupe ont été réfutées de manière très sévère par toutes les institutions scientifiques qui les ont examinées.

Lire les détails ici

Pour faire court, citons les extraits suivants :

« pas d’éléments scientifiques pertinents - des résultats trompeurs - dénaturé la signification toxicologique - aucune explication scientifique plausible à leur hypothèse - aucun élément scientifique recevable »

 

La méthode est toujours la même : insister de manière indue sur les différences qui apparaissent inévitablement quand on examine un grand nombre de paramètres, comme cela est  le cas lors de l’évaluation des OGM. Au contraire des activistes anti-OGM, les toxicologues sérieux examinent si ces différences sont le fruit du hasard ou ont une signification biologique (par exemple, une réelle toxicité pour disons le foie impliquerait que différents paramètres hépatiques soient affectées, et non pas l’un ou l’autre de manière aléatoire). crigène

 

Quelles leçons ?

 

1.Constatons tout d’abord que les allégations du lobby écologiste sont toujours répercutées de manière zélée par l’AFP, qui, d’autre part, ignore régulièrement les communiqués de presse pro-OGM, comme ceux de l’AFBV. Qu'une poignée de journalistes, en position stratégique à l'AFP, aient droit de vie ou de mort sur des communiqués de presse, créant ainsi un obstacle insurmontable à l'expression pluraliste sur les biotechnologies vertes, n'est pas sans poser un réel problème de démocratie.


2.Les analyses du Prof. A. de Weck en 2008 se confirment quant à des «  publications, où les comités de lecture sont désormais formés d’adhérents acquis à la cause. Ceci est vraiment un phénomène nouveau dans l’histoire de la science. Il en émerge toute une catégorie de martyrs mais aussi de faux prophètes, dont la crédibilité est rarement remise en cause ».

 

Retour au bon sens

 

A l'occasion d'une affaire récente..., les Français ont découvert stupéfaits les pratiques, disons sans ménagement, de la justice des Etats-Unis. Qui peut désormais croire que la mise sur le marché d'OGM présentant une toxicité ne serait pas réprimée de manière vigoureuse dans ce pays. Car bien sûr, de telles altérations du foie, des reins, etc., seraient constatées par les éleveurs, les bouchers, les consommateurs. Qui porteraient plainte immédiatement...

 

Des interrogations quant à des conflits d'intérêt

 

Cet article s'interroge sur les liens du groupe du Criigen et la société Sevene Pharma qui commercialise des préparations homéopathiques à base de plantes qui, soi-disant, pourraient "détoxifier" divers produits toxiques...

D'autre part, le Criigen a été fondé avec le soutien financier de Carrefour qui a aussi contribué à financer certains travaux de Séralini et coll. Or cette enseigne de grande distribution commercialise des produits labélisés "sans OGM"...

Publié dans : Vérité ou Intox ?
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Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 13:43

                                                                                              Cliquez ici pour la version françaisedrapeau francais

A recent publication by Aziz Aris and Samuel Leblanc in the journal Reproductive Toxicology (Maternal and fetal exposure to pesticides associated to Genetically Modified Foods in Eastern Townships of Quebec, Canada) claims to have detected traces of:

herbicides (used on herbicide tolerant ‘genetically modified’ plant varieties) or their major metabolite,

and the insecticidal protein Cry1Ab (produced by certain varieties -called Bt- resistant to insect pests)

in the blood of Canadian women, pregnant or not pregnant, and in umbilical cords.

 

This site will publish any credible information about the validity of these claims and this article will be updated periodically.

The critical views posted on this site are in agreement with the comments of Food Standard Australia New Zealand (FSANZ) and of Prof. A. de Weck (immunologist).

 

A publication lacking credibility

Only claims of Aris and Leblanc on Cry1Ab are discussed here for the time being.

The Cry1Ab protein is produced by some Bt cotton and corn (e.g. MON810). Aris and Leblanc claim they detected this protein in 93% of pregnant women and 69% of non-pregnant women tested and believe that this is linked to the consumption of foods derived from Bt varieties, which in Canada must mean corn rather than cottonseed oil. 


Surprisingly, the authors do not consider that the origin of Cry1Ab could be food from organic farming (which sprays Cry1Ab, or bacteria producing it, on fruit or vegetable crops) or from its use in gardening (CryA1b is part of available "natural insecticide" formulations).

 

If we examine the possibility of a Bt corn food origin for Cry1Ab, since these proteins do not bioaccumulate, it is necessary to consider recent consumption.

First question: do 93% of pregnant women in Canada actually consume corn almost daily?

Second question: are the values in blood reported by Aris and Leblanc consistent with the levels present in Bt corn kernels? The answer is no. Here is why:


The authors reported average values of 0.19 nanograms per milliliter (ng / ml) of blood from pregnant women. Knowing that, in corn MON810 for example, levels of Cry1Ab in the grain are between 190 and 390 ng / g fresh weight, assuming that 1% will pass into the blood (which is on the high side taking into account losses during corn storage, cooking, gastric digestion and the intestinal barrier), this would require a woman of 60 kg to consume 120 g of corn (for the mean blood value of 0,19 ng / ml, assuming a plasma volume of 2.5 liters) and about 1.5 kg (for the maximum reported blood values of 2.28 ng / ml), which seems unrealistic ... And even more if one takes into account all extracellular fluids (10 liters, which would imply an average consumption of 490 g of corn and 5.8 kg in order to reach the maximum value in blood).

 

Third question (which follows logically the above-mentioned findings): is the Cry1Ab detection method used by Aris and Leblanc reliable?


Note first that the test used, marketed by Agdia, is claimed to detect the protein Cry1Ab from 1 ng / ml (read the introduction to this article). While Aris and Leblanc claim to have detected average concentrations lower than the detection limit, e.g. 0.04 ng / ml in umbilical cords!


One can cite the publication by Lutz et al(J. Agric. Food Chem. 2005, 53 (5) :1453-6) showing that the ELISA test used by Aris and Leblanc is not sufficient to guarantee the identity of positive signals (« to avoid misinterpretation, samples tested positive for Cry1Ab protein by ELISA should be reassessed by another technique »).

Note that Aris and Leblanc did not discuss this issue, nor the results of Chowdhury et al(J. Animal Sci., 2003, 81:2546-2551) which indicate that these ELISAs do not work for blood (from pigs)...

Moreover, they do not cite the publication by Paul et al(Analytica Chimica Acta 2008, 607: 106-113) that discusses the validity of the tests available on the market...


(Provisional) answers to the questions that arise: in the absence of the validation of the detection of Cry1Ab, it is likely that the authors, incorrectly, conclude that any signal was indicative of the presence of the Cry1Ab protein, whereas they most likely correspond to false positives.


A possible validation, which surprisingly is lacking in the work of Aris and Leblanc, is the electrophoretic separation of plasma proteins and immunodetection of the protein Cry1Ab ('Western blot', a common laboratory technique).


It therefore appears that this publication, in its present state, is of unsufficient quality to be convincing. It has not undergone a proper review process according to the standards of a scientific journal, which would have required the validation of the results and their discussion in relation to available literature.

Par Marcel Kuntz - Publié dans : Vérité ou Intox ?
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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 11:33

                                                                                                 Click here for the English versionuk-flag

Une publication récente d’Aziz Aris et Samuel Leblanc dans le journal Reproductive Toxicology (Maternal and fetal exposure to pesticides associated to genetically modified foods in Eastern Townships of Quebec, Canada) affirme avoir détecté des traces :

d’herbicides (utilisés sur les variétés ‘génétiquement modifiées’ tolérantes à des herbicides) ou de leur métabolite principal,

ainsi que la protéine insecticide Cry1Ab (produite par certaines variétés dites Bt, résistantes à des insectes ravageurs)

dans le sang de femmes canadiennes, enceintes ou non, et des cordons ombilicaux.

 

Ce site publiera toute information crédible quant à la validité de ces affirmations et cet article sera ainsi mis à jour périodiquement.

Les commentaires critiques publiés sur ce site sont en accord avec ceux de l'Agence d'évaluation d'Australie et Nouvelle Zélande (FSANZ) et ceux de Alain de Weck (Professeur émérite d’immunologie).

 

Une publication peu crédible

Seules les allégations d’Aris et Leblanc concernant la protéine Cry1Ab sont discutées ici pour le moment.

La protéine Cry1Ab est produite par les cotonniers et certains maïs Bt (par exemple MON810). Aris et Leblanc prétendent l’avoir détectée chez 93% des femmes enceintes et 69% des femmes non-enceintes testées et considèrent que cela est lié à la consommation d’aliments dérivés de variétés Bt. Il s’agirait donc de maïs, plutôt que d’huile de coton peu consommée au Canada.

Curieusement, les auteurs ne considèrent pas que l’origine de Cry1Ab puisse être les aliments issus de l’agriculture biologique (qui utilisent en épandage sur des cultures maraichères ou fruitières des protéines Cry1Ab ou des bactéries qui les produisent) ni son utilisation en jardinage (préparations d’« insecticides naturels » en vente libre).

 

Si nous retenons l’origine alimentaire via le maïs Bt, sachant que ces protéines ne bioaccumulent pas, il faut donc envisager une consommation récente.

Première question : 93% des femmes enceintes canadiennes consomment-elles quotidiennement ou presque du maïs ?

Deuxième question : les valeurs sanguines rapportées par  Aris et Leblanc sont-elles compatibles avec les teneurs présentes dans les grains de maïs ? La réponse est non. Voici pourquoi :

Les auteurs rapportent des valeurs moyennes de 0,19 nanogrammes par millilitre (ng/ml) de sang chez les femmes enceintes. Sachant que, chez le maïs MON810 par exemple, les teneurs de Cry1Ab dans le grain sont comprises entre 190 et 390 ng/g de poids frais, en supposant que 1% puisse passer dans le sang (hypothèse extrêmement haute compte tenu des pertes lors du stockage du maïs, de la cuisson, puis de  la digestion gastrique et des limites au passage éventuel de la barrière intestinale), cela nécessiterait pour une femme de 60 kg la consommation de 120 g de maïs (pour obtenir les valeurs sanguines moyennes de 0,19 ng/ml pour  un volume de plasma de 2,5 litres) et d’environ 1,5 kg  (pour  les valeurs sanguines maximales rapportées de 2,28 ng/ml), ce qui parait irréaliste… Et encore plus si on tient compte de l’ensemble des fluides extracellulaires (soit 10 litres, ce qui impliquerait une consommation de 490 g de maïs en moyenne et 5,8 kg pour la valeur maximale).

 

Troisième question (qui découle logiquement des constats ci-dessus) : la détection de la protéine Cry1Ab par Aris et Leblanc est-elle fiable ?

Notons tout d’abord que le test utilisé, commercialisé par la société Agdia, est réputé détecter la protéine Cry1Ab à partir de 1 ng/ml (lire l'introduction de cet article). 

Or Aris et Leblanc prétendent avoir détecté des concentrations moyennes plus faibles que la limite de détection, par exemple 0,04 ng/ml dans les cordons ombilicaux !

Citons ici la publication de Lutz et coll. (J. Agric. Food Chem. 2005, 53(5):1453-6) qui montre que le test de type ELISA utilisé par Aris et Leblanc n’est pas suffisant pour garantir l’identité des signaux positifs (« to avoid misinterpretation, samples tested positive for Cry1Ab protein by ELISA should be reassessed by another technique »).

A noter que Aris et Leblanc ne discutent pas ce problème, ni les résultats de  Chowdhury et coll. (J. Animal Sci. 2003, 81:2546-2551) qui indiquent que ces tests ELISA ne fonctionnent pas pour le sang (de cochons)…

De plus, ils ne citent pas la publication de Paul et coll. (Analytica Chimica Acta 2008, 607: 106–113) qui discutent la validité des tests disponibles sur le marché…


Réponse (provisoire) aux questions qui se posent : en l’absence de validation de la détection de Cry1Ab,  il est probable que les auteurs ont, de manière erronée, concluent que tout signal était indicatif de la présence de la protéine Cry1Ab, alors qu’il s’agit vraisemblablement de faux positifs.

Une validation possible, absente des travaux d’Aris et Leblanc de manière étonnante, eut été des séparations électrophorétiques des protéines du plasma et l’immunodétection de la protéine Cry1Ab (‘western blot’, technique de laboratoire très courante).

Il apparaît donc que cette publication est, en l’état, de qualité insuffisante pour être crédible. Elle n’a pas fait l’objet d’un processus de relecture suffisamment rigoureux et digne d’un journal scientifique, qui aurait du exiger la validation des résultats et leur discussion par rapport à la littérature disponible.

Par Marcel Kuntz - Publié dans : Vérité ou Intox ?
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Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 16:42

Le concept de « Biodiversité » (Biological Diversity), lancé en 1985 comme un slogan par des biologistes de la conservation, pour frapper les esprits, a connu un succès sociétal foudroyant.

Toutes les questions scientifiques et sociétales ayant été posées au sujet des plantes génétiquement modifiées, il était inévitable que celle de leur impact sur la biodiversité le soit aussi.   Mais la réponse peut-elle être unique ?

Accéder à la présentation « OGM : quels impacts sur la biodiversité ? »

 

 uk-flagA Literature Review (based on 154 references) on Impacts of GM crops on biodiversity by Janet Carpenter.

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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 09:49

Le caractère MON810 confère une résistance aux insectes ravageurs pyrale (Ostrinia nubilalis) et sésamie (Sesamia nonagrioides) en permettant aux variétés de maïs qui le portent de produire une protéine insecticide de type Cry1Ab, un principe actif relativement spécifique, dérivé de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt). Ce principe actif est également utilisé en lutte biologique (par épandage), autorisé en agriculture biologique et en vente libre pour le jardinage. 


Le caractère MON810 est autorisé à la culture dans différents pays : aux Etats-Unis depuis 1996, en Afrique du Sud depuis 1997, etc. En 1995, Monsanto a soumis une demande d’autorisation dans l’UE (demande déposée en France) selon la Directive 90/220/EEC. Après avis scientifique favorable et un vote à la majorité qualifiée du Comité Règlementaire représentant les Etats-membres, le MON810 a été autorisé le 22 avril 1998 à l’importation, à l’utilisation et à la culture dans toute l’UE.

Le 4 mai 2007, Monsanto a soumis une demande de renouvellement de l’autorisation du MON810 selon l’Article 20(1)(a)  du Règlement (EC) n° 1829/2003.

Cette demande inclut un plan de suivi (biovigilance) en accord avec l’Annexe VII de la Directive 2001/18/EC) ainsi que les rapports de suivi déjà établisselon l’Article 23(2) du Règlement (EC) n° 1829/2003. L’UE doit donc se prononcer sur la ré-autorisation (ou non) du MON810 qui reste légalement autorisé jusqu’à nouvelle décision.

 

Si l’on considère que depuis une douzaine d’année, le MON810 a été largement cultivé et utilisé dans divers pays, sans que des dommages à l’environnement aient été constatés, sans que les éleveurs qui ont nourri leur bétail avec ces maïs aient signalé des problèmes sanitaires, l’hypothèse d’une quelconque nocivité du MON810 n’est pas la plus probable…

 

Les études scientifiques validées disponibles convergent vers la sécurité du MON810, et l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire a donc logiquement publié un avis favorable à la ré-autorisation du MON810 le 15 juin 2009.

Les avis des diverses instances scientifiques d'évaluation convergent : accéder à la liste pour l'UE.

 Publications scientifiques récentes sur la sécurité sanitaire du MON810.

Publications scientifiques récentes sur la sécurité environnementale du MON810.

Dans le cadre de Plans de suivi, des chercheurs espagnols ont étudié l’impact des cultures de maïs Bt à  l’échelle commerciale. Dans un article dans la revue Phytoma (décembre 2010), ils concluent qu’« aucun effet négatif n’a été détecté sur l’abondance, la richesse et la diversité des arthropodes présents dans des parcelles de maïs Bt… ; ceci suggère que le maïs Bt est compatible avec la lutte biologique par conservation ». 

Synthèse de l'Institut de recherche flamand VIB sur le MON810

A noter :

contrairement à certaines affirmations, ces études n’ont pas exclusivement été réalisées par les industriels, mais également par des laboratoires publics sans liens avec les industriels ;

-les allégations émanant de certains scientifiques notoirement anti-OGM n’ont pas résisté aux critiques et doivent par conséquent être considérées comme scientifiquement invalidées.

  

En conclusion, l’UE ne dispose d'aucune raison scientifique valide pour ne pas renouveler l’autorisation du MON810, pas plus que n’en avaient les gouvernements (dont celui de M. Nicolas Sarkozy) qui ont activé une clause de sauvegarde contre la culture de ces maïs.

Un non-renouvellement relèverait donc d’un choix politique.

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