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  • : OGM : environnement, santé et politique
  • : Actualité et faits scientifiques sur les OGM
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Introduction

Le propriétaire de ce site ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Il n'est payé ni par Monsanto, ni par Carrefour, ni par Greenpeace... (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

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L'auteur

Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes, ses seules sources de revenus. Ses analyses n'engagent pas ses employeurs.

Dernier ouvrage:

Glyphosate, le bon grain et l'ivraie

 

Précédent : L'affaire Séralini: l'impasse d'une science militante

Autre ouvragecouv grand public :

OGM, la question politique

 

 

Ouvrage précédent: Les OGM, l'environnement et la santé  

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 13:30

Avis de décès de la recherche sur les OGM (L'Opinion)

 

Faute de réponse du Ministère pour prolonger l'essai, l'INRA détruit sa dernière expérimentation en champ (peupliers).

 

Des commentaires dans Le Figaro.

Ma tribune sur Atlantico.

 

 

Petit poème pour l’INRA (et les autres...)

 

Quand ils sont venus détruire les essais de Monsanto,
Je n'ai rien dit,
Je n'allais pas défendre une multinationale américaine.

 

Quand ils sont venus détruire les essais de Biogemma,

Je n'ai rien dit,
Je n'allais pas défendre une entreprise privée.

 

Quand ils sont venus détruire les essais du CIRAD,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas chercheur au CIRAD.

 

Quand ils sont venus détruire les récoltes d’agriculteurs,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas agriculteur.

 

Puis quand j’ai été obligé de détruire mon propre essai,
Et il ne restait personne pour protester.

 

Librement adapté d’un poème de Martin Niemöller

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 09:20

uk-flagRead English version below

drapeau francaisDans une étude publiée en juin 2013 par la prestigieuse revue scientifique Nature Biotechnology , Marcel Kuntz, John Davison et Agnès Ricroch, chercheurs de la recherche publique française (CNRS, INRA, AgroParisTech), analysent point par point les arguments "scientifiques" avancés par le gouvernement de Nicolas Sarkozy pour "justifier" son interdiction de culture du maïs MON810 en 2012.

Il est montré que des documents scientifiques authentiques, y compris ceux de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments  (EFSA), ont été  faussement interprétés. D'autres articles scientifiques importants, mais qui ne vont pas dans le sens voulu par le gouvernement, ont été ignorés. Des auteurs scientifiques étrangers cités par le document du gouvernement français ont témoigné que leurs conclusions ont été détournées de leur sens.

Il est ainsi mis en lumière un comportement dans lequel des services de l'Etat français, restés anonymes, produisent leur propre interprétation des faits scientifiques, en court-circuitant l'instance pourtant officiellement chargée de l'évaluation des risques (le Haut Conseil des Biotechnologies) pour répondre à une commande de nature politicienne.

Ce type de comportement non-éthique semble devenir une  "norme" européenne puisque 6 autres gouvernements européens ont eu recours à un détournement de publications scientifiques pour "justifier" leur interdiction politique de la culture des OGM auprès de la Commission européenne. Le dernier en date étant l'Italie qui, bien que connaissant la nature fallacieuse du document français, l'a traduit en Italien et envoyé tel quel à la Commission européenne.

 

Lire une traduction en Français de l'étude


NKM-LeMaireEn résumé : Ce qui est critiqué ici n'est pas l'interdiction en tant que telle (que les politiciens en assument la responsabilité devant les instances juridiques et devant l'Histoire...), mais la falsification des données scientifiques et, pour le dire crûment, le mensonge d'Etat...

                           Lire les turpitudes de 2008

 

 

Bruno Le Maire (fomer Minister of Agriculture) and NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet, former Minister of Ecology)

 

uk-flagIn a study published in the June issue of the scientific journal  Nature Biotechnology, GMO experts M. Kuntz, John Davison and A. Ricroch, from 3 major French public research institutions strongly, criticize their former government, and those of 6 other European governments, for grossly falsifying scientific data to 'justify' their politically-motivated ban on GMO cultivation.

 
Background
In 2001, Europe imposed mandatory labeling of GM derived food, which resulted in an almost complete loss of freedom of choice for farmers and consumers. In many countries, consumers are also denied unbiased information since public research scientists have been intimidated by political activists.
 
Context
More than 10 years later, with the officially admitted aim to prevent farmers to adopt GMOs, 7 European governments used false scientific data in their 'justifications' sent to the European Commission (EC).
 
Summary of new publication
The document released by French authorities contained no new scientific evidence (in contrast to what was claimed). Poor studies were cherry-picked to suit their political aim, and authentic scientific reports, including those of the European Food Safety Authority (EFSA), were distorted, misquoted and falsely interpreted. Other scientific articles relevant to the subject and providing a different picture were ignored. Rebuttals from several authors cited in the French document are also made public in this new publication.
The Italian government recently used a simple translation of the French document in its justifications sent to the EC for its ban.

 

Read an article posted by Jon Entine in Forbes

Read the 2008 turpitudes of the French government

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 14:50

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès d’Alain de Weck, Professeur émérite d’immunologie. Auteurs de nombreux articles dans la presse suisse romande et française Il avait un talent unique pour démonter la machine idéologique des milieux anti-OGM, c’était un critique fin et raffiné. Il va nous manquer.

Toutes nos condoléances à sa famille et à ses amis.

 

Sa contribution à ce blog.

Son blog "au service de la science contrôlée"

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 14:31

ecolo-prestidigitateurs 

 

 

 

 

Une année sans turpitudes politiques ?

 

 

 

 

 

lepage bayrouNKM bise Bové

 

 

 

 

Une année sans embrassades peu ragoûtantes ?

 

 

cirad2bistournesol

 

 

 

 

Une année sans violence dans les champs et dans les labos ?

 

 

 

The artist

                

 

       

                 Une année sans « science » parallèle politisée ?

 

 

Mais cette année, ce ne sera pas 2013 !

 

C’est pourquoi en 2013 ce site sera toujours

celui de la RESISTANCE et de la DEFENSE

DE LA SCIENCE face à ses ennemis.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 10:41

 Pourquoi, lorsque les politiques sur-réagissent sur les risques, ou font de la com’ politicienne, cela ne rassure pas les citoyens, bien au contraire. Et on ne peut pas leur donner tort !

 

Lire mon article publié le 30 octobre par Atlantico

 

Lire mes articles précédents

 

Nouveau : lire mon article sur les points de vues opposés sur la transgénèse

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:00

 

L'étude de Séralini et coll. a donc été réfutée à 100% par toutes les organisations scientifiques qui ont eu à se prononcer. Une question reste posée : comment les agences d'évaluation des risques peuvent-elle remplir leur mission  sur des thèmes aussi politisés que les OGM.

 

Lire ci-dessous ma nouvelle tribune dans le Nouvel Obs (22 octobre 2012).

 

La désormais célèbre "étude-choc" du Criigen sur les rats nourris de maïs OGM a donc été réfutée par 11 agences d'évaluation des risques dans 8 pays, par celle de l'Union européenne (EFSA), et par six académies françaises. Les critiques sont venues aussi de personnes ou d’organisations qui n’étaient pas intervenues précédemment dans la querelle des OGM, comme l'European Society of Toxicologic Pathology. Les soutiens ne font pas preuve de grande conviction ; même certains membres du "conseil scientifique" du Criigen manquent à l’appel…

 

En fait, la stratégie des opposants a rapidement été d’allumer d’autres feux : "Que fait l’Etat ?, l’INRA ?" Les auteurs de l’étude du Criigen ont des "conflits d’intérêt", certes mais les autres aussi ! Tous pourris donc. Comme toujours, l’EFSA est au premier rang des accusés, malgré le soutien récent de son Forum consultatif qui lui "exprime sa confiance à l’égard de l'indépendance et des processus décisionnels scientifiques". Peu importe, puisque ce Forum est composé de représentants des organismes nationaux des pays européens responsables de la sécurité des aliments : tous pourris, puisqu’on vous le dit !

 

L’irruption des politiques dans l’évaluation scientifique des risques

 

L’évaluation scientifique des risques n’a pas à être entraînée dans des manœuvres politiques ; et pourtant elle l’est. Constamment. Sans scrupules. Cyniquement. Et pas uniquement de la part d’opposants radicaux.

 

Nous pouvions espérer qu’un gouvernement de la République ne concoure pas à la propagation de contre-vérités, notamment sur les effets environnementaux de la culture du maïs MON810, comme cela fut le cas de celui de Nicolas Sarkozy, pour tenter de justifier une interdiction de nature politique.

A ce sujet, rappelons l’indispensable séparation entre évaluation scientifique des risques et gestion des risques (qui, elle, est de la responsabilité des pouvoirs publics). Or qu’avons-nous vu dans l’affaire du MON810 ? Un sénateur, proche du pouvoir, présidant un comité scientifique provisoire constitué à la va-vite, et qui brandit des "doutes sérieux" le 9 janvier 2008, soit le lendemain d’une conférence de presse du président de la République où celui-ci annonça qu’une clause de sauvegarde sera enclenchée contre les OGM en cas de "doutes sérieux"

BorlooLegrandNKM

 

 

Quand JL Borloo et NKM dictent leurs conclusions "scientifiques" au Président d'une commission d'évaluation des risques en janvier 2008. LIRE les détails.

 

 

 

Pour faire bonne mesure, mentionnons aussi l’interdiction de la formulation insecticide Cruiser OSR par l’actuel ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, le 1er juin 2012, en invoquant un avis de l'ANSES sur une prétendue incidence de ce produit sur les abeilles. Or que dit cet avis ? L’agence recommande de poursuivre les études, sans mettre en cause cet insecticide sur la base des données actuelles.

 

Des agences françaises minées de l’intérieur par la politique

 

Le gouvernement précédent a contribué à déstabiliser le Haut conseil des biotechnologies en orientant la composition de ses membres. Son Comité économique, éthique et social a implosé, car toute discussion y était perçue comme vaine face aux positions tranchées des opposants aux biotechnologies végétales.

 

Sans grande surprise, ce qui reste de ce Comité "estime indispensable […] une étude destinée à évaluer de façon fiable et rigoureuse les éventuels risques sanitaires liés au maïs NK 603", en contradiction avec tous les avis scientifiques déjà émis. Comme l’explique sa présidente, pour "lever le doute" que l'étude Séralini a instillé "dans l'opinion publique". Le choix, politique, est donc clair.

 

L’ANSES, tout en réfutant cette étude, s’engage sur la même pente ("le vif débat public montre la nécessité de consolider encore les connaissances scientifiques"). C’est donc la capacité qu’ont certains groupes à susciter des polémiques sans base scientifique qui guide aujourd’hui l’évaluation scientifique des risques.

 

Des élus incapables de distinguer le vrai du faux

 

Après 16 ans de "débats" sur les OGM, l’argumentation scientifique est devenue inaudible. Plus largement, une partie du public y est déjà réfractaire. De plus, lorsque les politiques donnent l’impression d’agir dans la précipitation, de reculer, ils ne font que "structurer" l’idée du risque dans la population, décrédibilisant les avis scientifiques et leurs propres actions antérieures pourtant marquées par le précautionnisme.

 

Comme le montre les applaudissements des auteurs de l’étude du Criigen par une commission de l’Assemblée nationale, certains élus ne semblent plus pouvoir (ou vouloir ?) s’approprier les connaissances scientifiques afin de distinguer le vrai du faux. Ce qui est candidement résumé par l’un des membres de cette commission : "Dès lors que la communauté scientifique elle-même est fortement divisée et invoque des arguments contradictoires… Faut-il donc considérer que, in fine, les décideurs politiques devront se résigner à ne tenir compte, sur ce sujet, que de leur intime conviction ?".

Ce qui ne les empêche pas, influencés par une idéologie post-moderne et relativiste, de mettre en scène des pseudo-débats scientifiques et de prétendre les arbitrer…

 

Réformer avant de créer de nouvelles agences

 

Si la porte n’était désormais grande ouverte à toutes les décisions arbitraires dès lors qu’un "risque" est évoqué par de médiatiques "lanceurs d’alerte", la discussion d’une loi relative à la création d’une nouvelle agence ("la Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement") prêterait à sourire !
victimisation 

Comme les dispositions de cette loi sur la "protection des lanceurs d’alerte". Il semble échapper à la sagacité de nos élus qu’il s’agit généralement de fausses alertes, dont le bruit de fond nuit à leur perception des vraies, et que cette "protection" relève plus de la stratégie de victimisation des opposants que d’une nécessité.

 

 

 

Lire ma tribune précédente dans le Nouvel Obs

 

Lire ma tribune sur Atlantico

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 14:47

The artistIl devait arriver. L’opus 2012 des publications du Criigen (Séralini et collaborateurs) "prouvant" la toxicité des OGM est donc paru ! La parution de l’étude dans un journal scientifique fut remarquablement convoyée vers les médias. Le scénario mise en scène fut digne d’un roman de série noire (étude avec nom de code, importation rocambolesque des grains, maintien du secret devant de soi-disant menaces, etc.). Les produits dérivés sont sur le marché (livres, film, DVD, etc.).

 

Faire d'un cas une généralité

 

"Les OGM sont des poisons !" a titré "le Nouvel Obs". Une remarque préliminaire sur "les" OGM : l’évaluation scientifique des risques s’effectue cas par cas. La réglementation délivre des autorisations de mise sur le marché (ou peut les retirer) pour chaque type d’OGM individuellement. Il est donc erroné de parler "des" OGM. Si un modèle automobile présente un défaut, personne n’envisage le retrait de tous les types de véhicule…

 

En l’occurrence, il s’agit d’un maïs portant un caractère de tolérance à un herbicide, très commun dans les pays utilisateurs d’OGM et exporté vers d’autres pays (hormis la France qui n’importe pratiquement pas de maïs). Il est difficile de donner un chiffre exact, mais des millions d’animaux de fermes ont ainsi consommé des maïs portant ce trait génétique depuis son autorisation (délivrée en 2000 aux Etats-Unis, puis dans 14 pays et dans l'UE). Bien sûr certains animaux sont abattus très vite, mais pas tous.

 

L’hypothèse de la toxicité de ce maïs n’est donc pas la plus crédible a priori, car il n’a été rapporté aucun problème vétérinaire nouveau depuis sa mise en culture.


Des critiques mais un résultat à prendre en compte

 

Néanmoins, les scientifiques ont le devoir d’examiner cette publication à la loupe, même si la méthode du Criigen est détestable à plus d’un titre, notamment le mélange des genres entre étude scientifique et agit-prop politique. Je ne détaillerai pas ici le contenu de cette publication (les critiques scientifiques qui affluent sont compilées ici).

 

A titre personnel, je trouve l’étude méritoire dans sa partie "résultats", car elle présente nombre de mesures et apparaît d’un bien meilleur niveau que les "études" précédentes du même groupe, qui consistaient essentiellement à recalculer les données des industriels à l’aide de méthodes Science citoyennestatistiques contestables (et sévèrement réfutées).

 

Des critiques sont avancées quant au protocole expérimental : pourquoi pas cette mesure ? Pourquoi pas plus d’animaux ? Soyons clair, aucune publication scientifique n’est 100 % exhaustive. Ma critique porte sur les conclusions : si des résultats peuvent être expliqués par diverses explications hypothétiques, il n’est pas déontologiquement acceptable de n’en présenter qu’une, alors que d’autres (qui innocentent l’OGM) sont tout autant et – peut-être plus – vraisemblables !


Une organisation politique

 

Bien évidemment, le Criigen étant une organisation de l’écologie politique, ses choix idéologiques pèsent lourdement dans ses interprétations des résultats scientifiques.

 

La question des études de nourrissage à long terme d’animaux fait partie du débat en cours. L’étude de Séralini et collaborateurs est-elle la première ? Tout dépend si l’on parle "des" OGM ou de l’OGM en question. Dans le deuxième cas de figure, l’étude récente est la première de ce type (il existe 6 études sur des durées plus classiques et une étude de la composition de ce maïs).

 

Au contraire si le débat porte sur "les" OGM en bloc, alors je me permets de citer notre propre publication scientifique récente, sur divers OGM. Elle compile 12 études de longue durée (dont deux sur deux ans) et 12 études sur plusieurs générations d'animaux (la plus longue sur dix générations successives d’animaux). Aucune n’a été financée par les industriels des biotechs, aucune ne présente des conclusions alarmistes.


Pourquoi ne pas rendre les données publiques ?

 

Venons-en aux aspects les plus condamnables des agissements du Criigen, le double discours tout d’abord. Dans une conférence de presse, il a été annoncé que l’ensemble des données des expérimentations ne seraient pas mises à disposition de l’EFSA, l’agence européenne chargée par la commission de Bruxelles d’examiner la validité de la publication. Cette attitude, qui ne peut que renforcer la suspicion, est en contradiction avec l’article 3 des statuts du Criigen qui affirme que l’organisation oeuvre pour "la levée du secret sur les […] Organismes Génétiquement Modifiés susceptibles d'avoir un impact sur l'environnement et/ou la santé", et avec l’activisme judiciaire des écologistes pour obtenir les données brutes des industriels. Provocation inutile, puisque d’une manière ou une autre les données seront rendues publiques. Ce qui nous amène à la critique suivante.

 

Les lobbies écologistes agissent invariablement, et c’est regrettable, suivant une logique de confrontation. Ainsi les scientifiques de l’EFSA (et d’autres…) sont constamment mis en cause en raison de soi-disant conflits d’intérêt. C’est devenu une obsession : tous ceux qui ne partagent pas leurs vues sont "vendus aux industriels", suivant ainsi Schopenhauer et son "ultime stratagème" (à court d’arguments, recourir aux attaques ad personam).

 

Une pensée autrefois visionnaire dans sa prise de conscience de l’impact des activités humaines sur l’environnement, et qui a su provoquer des changements d’attitude salutaires, s’est enfoncée dans l’idéologie. Contredite par les données scientifiques sur beaucoup de ses fausses alertes, celle-ci a créé sa propre science parallèle toute acquise à sa vision du monde, où l’auto-proclamation "citoyenne" remplace la déontologie.

 

MK. Tribune publiée par le Nouvel Observateur le 23-09-2012

Lire ma tribune suivante dans le NO

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 09:52

Saisie par la Commission européenne, suite à l’invocation par le gouvernement de Nicolas Sarkozy d’une « mesure d’urgence » contre la culture du maïs MON810, l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) vient de rendre son avis.


Daté du 21 mai 2012, cet avis rejette les raisons invoquées par le gouvernement français : « le groupe OGM de l’EFSA considère que, sur la base de la documentation fournie par la France, il n’y a pas d’indication, en termes de risques pour la santé humaine et animale ou pour l’environnement, qui justifie la notification d’une mesure d’urgence ». 

 

Cet avis est en accord avec notre propre analyse point par point des arguments du gouvernement français et rendu publique dès le 21 février 2012.

L'interdiction du MON810 n'a toujours aucune validité scientifique et est motivée par des considérations politiques.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 22:10

Dans le cadre d'un accord politicien en préalable au Grenelle de l'environnement, le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait accordé aux lobbies écologistes l'interdiction de culture des OGM (entre autres) contre leur silence sur le nucléaire civil lors de ce même Grenelle.
Après le Grenelle, le gouvernement instrumentalisa un comité scientifique provisoire...

Lire la suite sur Newsring.                                   Lire  mes autres écrits.

 

Ma tribune sur Atlantico sur la politique menée par Nicolas Sarkozy et celle prévisible de François Hollande.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 23:22

Saisi suite à un arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne,

le Conseil d'Etat, en annulant aujourd'hui la suspension de culture du maïs MON810, offre une victoire morale aux chercheurs qui ont dénoncé la falsification des données scientifiques lors des manoeuvres du gouvernement français en 2008. 


borloo-Kosciusko-Morizet3Abus de pouvoir. Rappelons qu'il s'agissait d'un accord politicien en préalable au Grenelle de l'environnement, où le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait accordé aux écologistes l'interdiction des OGM contre leur silence sur le nucléaire civil.
 

JouannoMarché de dupe, aujourd'hui caduc sur le nucléaire, destiné à positionner la Majorité présidentielle sur le thème de l’« écologie », il n'a pas apporté une seule voix à la Droite qui a perdu toutes les élections depuis le Grenelle…


NKM bise BovéMarchandage (et embrassades…) contre nature entre des forces politiques prônant la « décroissance » et un gouvernement qui a besoin de la croissance économique... 


Victoire morale donc pour les chercheurs laïcs et républicains face à des turpitudes politiques amorales,

-qui ont instrumentalisé les scientifiques chargés de l’évaluation des risques en janvier 2008,

cirad2bis-qui, année après année, laissent sévir des extrémistes destructeurs d’expérimentations scientifiques (et de récoltes d’agriculteurs),

 

-qui nous abreuvent d’un discours langue de bois sur « la poursuite des recherches sur les OGM » alors que celle-ci est impossible en France,

 

-qui laissent graduellement passer la recherche scientifique sous le contrôle politique d’une idéologie anti-science, qui noyaute le Ministère de l’Ecologie, et de plus en plus les organismes publics de recherche sous couvert de « science citoyenne » ou  de « participation du public »…

-qui ne sont pas le monopole de la Droite, comme le montre les tractations PS-Verts sur le nucléaire civil qui suivent de quelques années celles sur les OGM. La Gauche ayant, pour partie, divorcé de la science et du progrès, sa doctrine se limite aujourd’hui à l’appétit du pouvoir.

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