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  • : OGM : environnement, santé et politique
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Introduction

Le propriétaire de ce site ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Il n'est payé ni par Monsanto, ni par Carrefour, ni par Greenpeace... (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

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L'auteur

Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes, ses seules sources de revenus. Ses analyses n'engagent pas ses employeurs.

Dernier ouvrage:

Glyphosate, le bon grain et l'ivraie

 

Précédent : L'affaire Séralini: l'impasse d'une science militante

Autre ouvragecouv grand public :

OGM, la question politique

 

 

Ouvrage précédent: Les OGM, l'environnement et la santé  

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:54

Récemment, la société Syngenta a fait part à la Commission  européenne de plusieurs erreurs découvertes dans la séquence d’ADN initialement annoncées pour des plantes génétiquement modifiées qu’elle commercialise. L’occasion pour les opposants de monter au créneau. Quelques explications s’imposent.

 

Le support chimique de l’information génétique, l’ADN, est constitué de 4 « lettres » dont l’enchainement dans un « mot » (gène) dicte à la cellule vivante quelle protéine synthétiser. Les plantes génétiquement modifiées (PGM) ont généralement un ou deux gènes additionnels qui leur confèrent une caractéristique particulière. L’évaluation scientifique des risques avant autorisation de mise sur le marché impose de « séquencer » l’ADN ajouté, c’est dire déterminer l’ordre des 4 lettres tout au long de cet ADN.

 

Dans le cas du maïs portant le caractère MIR604 (permettant de combattre un insecte ravageur, la chrysomèle), la société Syngenta s’est aperçu en re-séquençant récemment cet ADN qu’il y avait une erreur dans la séquence communiquée en 2004 dans le cadre de la procédure d’évaluation des risques. Syngenta en a informé la Commission européenne qui a demandé l’avis de son Autorité de Sécurité Sanitaire des Aliments, l’EFSA. Celle-ci a rendu publiques ses conclusions le 8 octobre 2015 : cette erreur, qui concerne l’identité d’une seule lettre sur les 2100 « séquencées », n’est pas de nature à changer son avis sur la biosécurité du MIR604. En effet, cette lettre est localisée en dehors du « mot » proprement dit, le gène codant qui n’est donc pas modifié et par conséquent la protéine synthétisée non plus. L’EFSA a également examiné la possibilité qu’un « mot » supplémentaire se forme en incluant cette lettre, et qu’il conduise à la production d’une protéine allergénique. Hypothèse hautement improbable, mais que l’EFSA a examinée en concluant par la négative.

 

Il faut souligner que l’évaluation d’une PGM porte sur divers paramètres mesurés chez la plante, et non uniquement sur la séquence du gène ajouté. Celle du MIR604 a inclus également une étude toxicologique après alimentation de rats (voir toute l’évaluation). On peut donc dire que, dans le dossier MIR604, Syngenta a commis une erreur évitable, signalée dès qu’elle a été identifiée, sans conséquence en termes de biosécurité.

 

Ce n’est évidemment pas l’opinion des anti-OGM. Le journaliste du journal le Monde, Stéphane Foucart, situe cet évènement « à la suite de l’affaire Volkswagen » et fustige les « procédures européennes d’évaluation des risques technologiques ». L’occasion était trop belle pour les marchands de peur : « l’affaire jette une lumière inquiétante sur le sérieux des contrôles européens des OGM ». Rappelons que les évaluations des PGM imposées par la réglementation n’ont jamais révélé de problème de biosécurité depuis environ 20 ans. Il n’y a aucune « faille dans l’homologation » des OGM, mais plutôt une faille dans le raisonnement qui impose une telle réglementation pour  ce qui n’est, en réalité,  qu’une inoffensive plante cultivée.

 

Note : L’EFSA a également examiné le cas du maïs GA21 pour lequel Syngenta a signalé plusieurs erreurs dans les informations concernant l’ADN ajouté, ce qui confirme un manque de rigueur de l’entreprise à l’époque où ces structures de gènes ont été analysées. L'EFSA ne conclut pas à un problème de biosécurité.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 19:43

 

                                                                                                               Mis à jour le 25 août 2015

        Les destructions d’expérimentations de champ d’OGM ont été initiées en France en 1997 (un essai de Monsanto). Dès 1999, la recherche publique fut attaquée elle-aussi. Des essais de deux équipes de l’INRA, en collaboration avec le CETIOM, réalisés à Gaudiès (Ariège) ont été détruits le 2 juin 1999 et le 13 avril 2000.

Ces expérimentations au champ étaient destinées à évaluer les possibilités de croisements entre le colza et la ravenelle, une espèce sauvage apparentée. Au total j’ai pu répertorier environ 80 actes de destructions contre des expérimentations de la recherche publique en Europe. La plupart examinaient des questions utiles pour l’évaluation de risques (voir OGM, la question politique, PUG, 2014).

Dans un certain nombre de cas, d’autres dommages à des propriétés, des menaces ou des violences contre des personnes ont été constatés. Aucune destruction n’a pu être empêchée par des tentatives de dialogue engagées par les chercheurs.

 

Une composante anti-science

Ces destructions ne se sont pas limitées à des essais en champ. Le 5 juin 1999, un groupe emmené par José Bové pénétrait par effraction dans une serre du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), où furent détruits des cultures de riz et des ordinateurs. Selon les anti-OGM, cette action « visait à dénoncer les dérives de la recherche publique française en matière d’OGM ». Les affiches collées par les assaillants étaient explicites : « Démasquons les chercheurs. Vidons les laboratoires »…

Le Cirad a aujourd’hui abandonné ses recherches en matière d’OGM. Le 13 juillet 2013, l’INRA a du détruire le dernier essai au champ d’OGM en France, en l’occurrence des peupliers, faute de prolongation de l’autorisation par le gouvernement.

 

Plus d’essais au champ, voici les intrusions dans les laboratoires

En France, une nouvelle phase vers un contrôle de la recherche publique sur les OGM par des groupes politisés s’est ouverte le 23 mai 2011 : des activistes ont investi le Centre INRA d’Angers (Beaucouzé) pour s’opposer à des expérimentations en milieu confiné de poiriers transgéniques résistants au feu bactérien. Cette intrusion était qualifiée, dans la phraséologie anti-OGM, d’« inspection citoyenne ».

Le 25 juin 2014 une nouvelle intrusion a eu lieu dans un laboratoire de l’ENS de Lyon associé à l’INRA pour s’opposer au projet Genius. Ce projet de recherche porte sur «  la technologie des nucléases [qui] permet désormais des modifications du génome végétal d’une très grande précision».

Le 2 octobre 2014 une intrusion a eu lieu à l’INRA d’Avignon, toujours en opposition au projet Genius.

Le 17 août 2015 une intrusion a eu lieu à l'INRA de Colmar contre un projet de vigne pourtant abandonné suite à des destructions en 2009 et 2010.

 

Après 15 ans d’attaques, toujours aucune stratégie opérationnelle pour s’y opposer

Sur le site du projet Genius on peut lire que « des avancées récentes en transgénèse proposent maintenant des réponses à certaines craintes citoyennes ». Peut-on réellement penser qu’une avancée technique va dissiper les « craintes ». N’est-ce pas ignorer que ces peurs ont été politiquement construites et qu’il n’est pas question pour les opposants de les laisser s’éteindre.

Lors de l’intrusion à Angers, la réaction de l’INRA a été d’organiser des « débats ». Le premier a impliqué une chercheuse responsable du projet face à un scientifique anti-OGM notoire qui a rodé son discours militant depuis une vingtaine d’années. Dès le second débat les lobbies de l’écologie politique invités étaient en surnombre. Lors des trois débats le logo du « collectif nos campagnes sans OGM » (qui soutient les destructeurs d'expérimentations) figurait à côté de celui de l’INRA ! Peut-on réellement croire qu’une telle approche relativiste, pour ne pas dire de capitulation en rase campagne, va avoir d’autres effets que celui d’encourager les opposants à s’en prendre à d’autres cibles. VIDEO

Les débats sur les OGM ont déjà eu lieu, notamment sous l’égide de parlementaires entre 1998 et 2005, qui ont auditionné toutes les parties intéressées. L’INRA, sous la houlette de sociologues postmodernes, s’est essayé entre 2005 et 2010 à un projet participatif pour son essai de vigne à Colmar : je ne reviendrai pas sur ce coûteux fiasco, déjà évoqué.

 

Quel sens peut avoir, pour la recherche publique, de débattre avec des militants politiques dont le but réel est de mettre des bâtons dans les roues de l’économie, en sabotant les innovations techniques ? Les chercheurs vont-ils négocier avec eux la « sortie du capitalisme » ?

 

Syndrome de Stockholm ?

Victime de violences, d’intimidations, de marchés de dupes (Colmar par exemple) : la recherche publique est prise en otage par des manœuvriers politiques.

Prise d’otages et situation hautement stressante (les chercheurs ne sont pas formés à de tels affrontements sans scrupule) peuvent donner lieu au syndrome dit de Stockholm, un aménagement psychologique qui voient les victimes se solidariser avec leurs agresseurs, et même s’identifier à eux.

Exagération ? Que chacun en juge : en 2013 l’INRA de la Région PACA a accepté la proposition d’un lobby de l’écologie politique (Fondation Sciences Citoyennes, FSC) d’un « partenariat » sensé amener les chercheurs à réfléchir sur « leur responsabilité sociale et environnementale » (une convention a même été signée).

Ironie de l’histoire, à quelques jours de l’intrusion à Avignon a eu lieu un Café des Sciences « Citoyen » dans la même ville, afin de présenter un dispositif de « partenariat Institutions-Citoyens pour la recherche et l’innovation » (PICRI). Son annonce porte le logo de FSC et de l’INRA. Dans son Comité d’organisation cohabite (entre autres) le Président du Centre de Recherche INRA-PACA et un militant de FSC, pétitionnaire habituel du lobby écologiste et soutien d’« Appel public à la solidarité financière avec les faucheurs volontaires »…

 

A voir la détérioration, année après année, de la situation de la recherche publique (il est vrai que les deux derniers gouvernements y ont fortement contribué), ne serait-il pas temps d’envisager une véritable stratégie de résistance face à une idéologie liberticide, plutôt que d’illusoires tactiques d’évitement ?

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 09:44

Les victimes de l'attentat perpétré contre Charlie Hebdo :
Charb, Mustapha Ourrad, Cabu, Ahmed Merabet, Tignous, Wolinski, Honoré, Bernard Maris, Michel Renaud, Franck Brinsolaro, Frédéric Boisseau, et Elsa Cayat

Je ne partageais pas leur vision du monde. Ils étaient plus bêtes et méchants que drôles (sauf Wolinski que j'aimais bien). Mais aujourd'hui, je suis Charlie !

Ce n'est pas la liberté d'expression qui a été attaquée, mais une civilisation.

 

La solidarité:

du CNRS

http://www.cnrs.fr/

De l'Université Grenoble 1

https://www.ujf-grenoble.fr/actualites/2015-01-08/charlie-hebdo-liberte-attaquee

De l'INRA

http://institut.inra.fr/Reperes/Temps-forts/7-janvier-2015-Charlie-Hebdo-Deuil-national

The International Humanist and Ethical Union

IHEU statement on Charlie Hebdo attack

 

freedom of speech

juif-charliedrapeau francais

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 13:43

English version here (Greenpeace crying censorship? Please…)

 

Par Max Miller (trad. MK)


Une querelle au sujet d’une censure a éclaté entre Greenpeace et le gouvernement indien après que Ben Hargreaves, un représentant de Greenpeace, a été bloqué par des fonctionnaires de l'immigration à l'aéroport de Delhi et renvoyé au Royaume-Uni en dépit d'un visa en cours de validité. 

 

L'expulsion de Hargreaves fait suite à l'interdiction par le gouvernement indien en juin des transferts de dons de Greenpeace International à Greenpeace Inde. Cela est survenu après la fuite d’un rapport des services de renseignement indiens considérant Greenpeace comme «une menace pour la sécurité économique nationale», en estimant que ses campagnes de protestations contre les centrales nucléaires et au charbon auraient été à l'origine d'une réduction annuelle du PIB de l'Inde jusqu’à trois pour cent. 

 

Les responsables de Greenpeace sont furieux de ce qu'ils appellent une «répression systématique» de leurs activités en Inde. Samit Aich, directeur exécutif de Greenpeace Inde, a déclaré au Guardian : «Nous avons vu depuis quelques mois un clair mouvement visant à saboter le travail de Greenpeace en Inde par divers moyens ».

 

Alors que les actions du gouvernement sur les groupes qui sont en désaccord avec lui devraient être une préoccupation pour tous ceux qui chérissent la liberté d'expression, Greenpeace n’est pas le mieux placé pour se plaindre à ce sujet. Il a longtemps été connu pour son allergie au débat et sa propension à réduire au silence et à discréditer ses propres critiques plutôt que d'engager le dialogue avec eux. En février 2014, Greenpeace a lancé une pétition demandant au Premier ministre britannique David Cameron d’évincer son alors ministre de l'Environnement Owen Paterson, parce qu'il a questionné certaines allégations sur le changement climatique. En juillet, Greenpeace a été l'une des huit ONG, qui ont appelé le président élu de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à supprimer le rôle de conseiller scientifique en chef du président de la commission parce que le titulaire, Anne Glover, était un partisan des cultures génétiquement modifiées. 

 

Il est difficile de ne pas avoir quelque sympathie pour la position du gouvernement indien sur Greenpeace. Non seulement l'ONG s’évertue à contrecarrer le progrès industriel qui pourrait contribuer à sortir l’Inde de la pauvreté, mais elle reste aussi une institution non élue qui exerce pourtant une grande influence dans les affaires mondiales. Néanmoins, la censure n'est jamais la réponse à des problèmes politiques. Et c'est une leçon que Greenpeace, ainsi que le gouvernement indien, devraient apprendre.

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Lire aussi : Sauvez les baleines, oubliez les enfants

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 18:40

uk-flag“Parallel science” of NGO advocacy groups: How post-modernism encourages pseudo-science.

Published by Genetic Literacy Project

 

drapeau francais

Les écologistes politiques aiment la science ... quand elle confirme leur point de vue.

Quand elle les contredit, plutôt que de changer d’opinion, ils préfèrent changer de science. Ils ont ainsi créé une « science » parallèle. Celle-ci ne doit pas être confondue avec les pseudo-sciences (astrologie, fausses médecines, paranormal, ufologie, etc.). Les pseudo-sciences peuvent nuire aux croyants naïfs; la « science » parallèle nuit à la démocratie. Elle est une composante d'un projet politique prédéterminée, pour le bénéfice exclusif des vues idéologiques d'une minorité. La « science » parallèle à une apparence scientifique, mais elle diffère de la science car ses conclusions précèdent l’expérimentation.

La « science » parallèle a été créée pour supplanter les scientifiques, en particulier dans l'évaluation des risques, par des « experts » (souvent autoproclamés) soutenant le  projet politique. Cette « science » parallèle se cache derrière des termes positifs, comme « science citoyenne » ou « indépendante » ou «  lanceurs d’alerte », et procède à des attaques personnelles afin de discréditer les scientifiques traditionnels qui sont accusés d'avoir des « conflits d'intérêts » et des liens avec l'industrie.
Afin de propager davantage la méfiance vis-à-vis de l'évaluation scientifique des risques, la « science » parallèle créé des amalgames avec des problèmes antérieurs de santé ou des dommages à l'environnement, mais n’évoque jamais à la façon dont la science a résolu les problèmes.

Un véritable obstacle pour la compréhension publique de la science
L'écologie politique a recours à la stratégie de la « science » parallèle sur des thèmes variés. Des exemples en France sont les « Centres de recherche et d'information indépendantes » (CRII), avec des organisations distinctes axées sur l'énergie nucléaire (CRIIRAD), les ondes électromagnétiques (CRIIREM) et bien sûr les OGM (CRIIGEN). Ce dernier vient de republier son papier controversé et rétracté qui a essayé, mais en vain, d'établir un lien entre un maïs GM tolérant un herbicide (glyphosate) et cet herbicide et l’apparition de tumeurs chez des rats.

La « science » parallèle n'est pas un phénomène marginal. Elle a ses publications hétérodoxes fortement médiatisées (par exemple l'étude du CRIIGEN sur des rats), organise des « conférences » qui invitent les scientifiques activistes (par exemple, les « conférences » GMLS), possède des « instituts de recherche » (qui mélange « science » parallèle ", idéologie et activité économique, par exemple le GenØk en Norvège) et même des revues « scientifiques ». La « science » parallèle aime constituer des réseaux de « scientifiques indépendants » travaillant pour le « bien public » (par exemple le réseau européen de scientifiques pour la responsabilité sociale et environnementale, ENSSER). La « science »  parallèle a d'énormes moyens financiers et domine Internet.

Controverses sans fin
Les points de vue critique des OGM (et d’autres technologies) ne sont pas toujours fondées sur des faits, mais souvent sur un choix personnel. Le problème n'est pas là. Le problème apparaît lorsque des allégations qui se sont révélées erronées sont maintenues en vie comme si elles étaient vraies. Car la « science » parallèle est imperméable à la critique par le reste de la communauté scientifique (deux lignes parallèles ne se rencontrent jamais). Alors que les scientifiques orthodoxes veulent principalement convaincre les autres scientifiques et examinent toutes les données empiriques, les scientifiques parallèles veulent attirer l'attention des médias et présentent les données qu’ils ont sélectionnées (le "cherry-picking"). Par conséquent, la « science » parallèle montrera des rats avec des tumeurs qui auraient été causées par un OGM ou un pesticide, mais omettra de montrer des images de rats témoins qui ont également des tumeurs similaires.

Dérive postmoderne
Pourquoi la « science » parallèle n’est-elle pas discréditée et pourquoi est-elle représentée de manière non critique par les médias ? La réponse se trouve en partie dans la domination actuelle d'une idéologie relativiste. Le danger d'une telle approche postmoderne de la science est qu'elle considère tous les points de vue comme également valables et hisse la valeur de vues « indépendantes » (en fait idéologiques) au même niveau que les études scientifiques.
Les approches multidisciplinaires (qui sont nécessaires dans la science) sont souvent confondues avec l'expression pluraliste des opinions (qui sont nécessaires à la démocratie). Mais la science n'est pas une question de démocratie; la science consiste  en l'application d'une méthode. Ce qui est une question de démocratie est le partage des connaissances scientifiques et la capacité d'exclure les produits frelatés de toutes sortes. Cela ne veut pas dire qu'un public « éduqué » acceptera nécessairement toutes les technologies. Mais sans éducation, la liberté de choix ne pourra certainement pas exister.
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Bruit de fond contreproductif de fausses allégations
Il ressort clairement de l'expérience de la querelle des OGM que la « science »  parallèle créée par les opposants n'a pas bénéficié au public. Elle a seulement conduit à la propagation de craintes infondées. Par conséquent, lorsque la « science » parallèle s'autoproclame comme un contrepoids au pouvoir des entreprises, cela devrait, au mieux, être considéré comme un tour de passe-passe politique.
Critiquer l'écologie politique et sa « science » parallèle ne signifie pas rejeter les préoccupations existantes, mais il est important de souligner que certaines organisations créent ces « préoccupations » grâce à leur capacité exceptionnelle à manipuler les médias et Internet.
Cela détourne des ressources pour l'évaluation scientifique des risques, pour les actions des pouvoirs publics et l'attention des médias des véritables menaces vers de faux problèmes.

 

   Mon dernier ouvrage aux Presses Universitaires de Grenoble

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 12:52

BoveCantatmai2014

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 08:59

Graines et produits dérivés de plantes génétiquement modifiées sont importés massivement en Europe et en France. Les cargos arrivent en provenance des Amériques et livrent chaque année plus de 40 millions de tonnes de maïs et de soja sous forme de graines ou de tourteaux, dont 10 % à destination de la France. Sans ce soja, source de protéines pour notre élevage, adieu veaux, vaches, cochons, couvées…

En toute logique, si ces importations sont autorisées, c’est que les produits en question sont considérés comme aptes à être consommés. Et pourtant ces mêmes produits sont interdits à la culture en France ou, plus exactement, il existe un consensus politique pour interdire la culture de maïs transgénique en France qui culmine avec la mise en place d’un moratoire en 2008. La dernière étape de ce feuilleton étant le vote de l’Assemblée nationale du 15 avril demandant l’interdiction de la culture du MON 810.


CHERCHEZ L'ERREUR

Rappelons tout d’abord qu’aucune démonstration, statistiquement solide, tirée de la littérature scientifique, ne vient à l’appui de la toxicité de variétés de maïs, issues de MON 810, sur rats ou souris de laboratoire. En toute logique, si ces OGM sont consommables mais pas cultivables, c’est que leur culture devrait entraîner des risques particulièrement élevés sur l’environnement mais pas sur la santé des consommateurs.

Examinons cette proposition au travers des tribulations du seul OGM cultivé actuellement en Europe (environ 100 000 hectares dans cinq pays de l’Union européenne). Ce maïs MON 810 produit une protéine, issue de Bacillus thuringiensis, qui permet de lutter spécifiquement contre les ravageurs que sont les chenilles de papillons (sésamie et pyrale).

 Dans notre douce France, plusieurs arguments sont avancés pour justifier cette interdiction. Le premier affirme que rapidement, la résistance de ce maïs sera contournée par ces ravageurs, ce qui n’a pas été observé après quinze ans de culture en Europe. Remarquons que pour deux espèces d’insectes ravageurs, sont apparues aux Etats-Unis, des résistances au biopesticide à base de Bacillus thuringiensis, sans que cela fasse l’objet d’un moratoire sur leur utilisation en agriculture biologique, en France ou en Europe. Le second est que certaines chenilles d’autres papillons se nourrissant sur des plantes au voisinage des champs cultivés en M0N 810 pourraient ingérer en même temps des grains de pollen issus de ces maïs et par là même être intoxiquées.


JOUER SUR LES ROTATIONS DES CULTURES

C’est le retour dans l’actualité du « syndrome du papillon Monarque » apparu aux Etats-Unis en 1999 et recyclé en Europe par un article théorique en 2013 à propos du papillon « Paon du jour ». Oui, théoriquement, ces deux risques existent mais ils sont infimes puisqu’ils n’ont pas été repérés aux champs après quinze ans de culture dans les pays européens autorisant la culture du MON 810. Rappelons que dans une population d’insectes, il existe toujours de rares individus portant une mutation qui ne se révèle que lorsqu’une molécule toxique élimine les individus sensibles à cette molécule. Si cette pression de sélection s’exerce en permanence année après année sur les mêmes parcelles cultivées, ce type de résistance est sélectionné. Cela est arrivé aux Etats-Unis après plusieurs années de monocultures de maïs Bt.

Pour minimiser ce risque, c'est-à-dire pour ralentir l’apparition de ce type de résistance chez les insectes ravageurs, fut mis en place un plan de gestion qui réservait 20 % de la surface cultivée en maïs non OGM (zone refuge). Ce refuge permet aux insectes résistants de se multiplier sans être soumis à la pression de sélection de la protéine Bt. Cela permet de maintenir, dans la population d’insectes, les individus sensibles à un niveau élevé et à maintenir les individus résistants à un niveau très bas. L’apparition d’insectes résistants indique que cette précaution est insuffisante. Il faut donc jouer sur les rotations des cultures, tenir compte de la fréquence de résistance dans la population de ravageurs et du type de résistance des insectes (résistance dominante ou pas) pour diminuer ce risque.


S’INSPIRER DE L’EXEMPLE AUSTRALIEN

C’est ce que l’expérience de la culture du coton Bt en Australie nous enseigne. Avant de mettre le coton Bt en culture à grande échelle, les autorités australiennes ont évalué ces différents paramètres en expérimentant au champ une gestion adaptative des risques avec des zones refuges allant jusqu’à 70 %. Dans ces conditions, la fréquence des individus résistants fut contrôlée. 

Ne pourrait-on, en France, s’inspirer de l’exemple australien afin d’évaluer effectivement les risques pour l’environnement et les risques socio-économiques, et les comparer aux risques courus en cultivant classiquement des variétés de maïs? A-t-on les moyens d’évaluer ces risques ? Oui, car la puissance publique a mis en place les outils nécessaires pour encadrer cette culture : le Comité de surveillance biologique du territoire (CSBT) permet le suivi des effets intentionnels et non intentionnels de ces cultures. Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) a proposé des approches pour permettre la culture sur un même territoire de variétés conventionnelles et génétiquement modifiées tout en respectant les itinéraires de culture biologique et conventionnelle. De même est paru le décret relatif à l’étiquetage des denrées alimentaires issues de filières qualifiées « sans OGM ».


« OGM INTELLIGENTS »

Tout est en place, mais tout est bloqué, alors que ce MON 810 permet une culture qui diminue l’usage d’insecticides, protège indirectement les cultures de maïs avoisinantes contre ces mêmes ravageurs, diminue indirectement la prolifération du champignon Fusarium produisant des mycotoxines cancérigènes, augmente indirectement le rendement et la biodiversité d’insectes dans les champs cultivés, sans effets sur les abeilles. Bref, MON 810 pourrait être rangé selon certaines personnes dans la catégorie des « OGM intelligents » quand d’autres le diaboliseraient.

Le point délicat en France, pour de nombreuses organisations anti-OGM est la labellisation des produits ne contenant pas d’OGM. C’est important pour certaines filières. Pour résoudre cette question, il est tout à fait possible que des agriculteurs de régions où sévissent les ravageurs, principalement dans le sud-ouest de la France et en Alsace puissent se concerter avec les apiculteurs pour mettre en place ce type de culture. Dans ces deux régions, il devrait être possible de trouver de façon pragmatique des organisations agricoles et apicoles prêtes au dialogue pour évaluer sur le long terme l’introduction de ce type de culture dans un agro-écosystème. Il n’est pas interdit d’imaginer qu’une telle proposition « naïve » puisse un jour prochain se réaliser sous l’égide des pouvoirs publics. Pour mettre à l’épreuve cette proposition, encore faudrait-il autoriser la culture du MON 810, culture autorisée en France en 2006 sur 5 000 hectares, puis en 2007 sur 22 000 hectares environ.


Jean Jacques Leguay (directeur de recherche du CNRS à la retraite). 

Publié par LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 21.04.2014

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 09:32

"La première des forces qui mènent le monde est le mensonge", JF Revel (La Connaissance Utile, Grasset)

 

Un échantillon de turpitudes politiques sur les OGM

 

Janvier 2013

L'Agence européenne de l’environnementa publié son rapport « Late lessons from early warnings: science, precaution, innovation » sensé illustrer les dommages et les coûts induits par un mauvais usage du principe de précaution, ou par le fait de le négliger. D’une partialité totale, la partie sur les OGM a été rédigée par 5 auteurs, tous liés à l’organisation anti-OGM GenØk.

et aussi :

Le magazine Agriculture et Environnement révèle que l'auteur de l’« étude choc » de septembre 2012 sur un OGM, désavouée par la communauté scientifique, collabore avec Sevene Pharma, une société de phytopharmacie liée à un mouvement qualifié de sectaire.

 

Février 2013

Interférence politique avec l'évaluation scientifiques des risques : les Etats membres de l'Union européenne ont imposé l'obligation d'études de toxicité sur des rongeurs pendant 90 jours pour toute demande d'importation et de commercialisation de PGM destinée à l'alimentation (études décidées jusqu’à là au cas par cas par les comités scientifiques). Un article critique par Kuiper et coll.

 

Mars 2013

Naïveté ou « deal » de la Direction du CNRS? Marc Lipinski (élu des Verts) informe qu’il a été chargé par le Président du CNRS d’une mission de « science citoyenne » « pour favoriser le dialogue et le rapprochement entre la recherche et les citoyens, essentiellement représentés et organisés dans des associations ». Analyses.

Lire aussi : l'«Alliance sciences-société» et ses mystifications

pipeau

 

Avril 2013

Sans se prononcer sur la question complexe de la mortalité des abeilles et l’implication éventuelle des insecticides néonicotinoïdes, notons que le Ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll en se félicitant du moratoire européen réussit l’exploit de proférer 4 distorsions des faits dans un communiqué de 8 lignes.

 

Mai 2013

Suite aux débats sur la loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche, plusieurs amendements émanant de l’Alliance Sciences-Société ont été déposés par des députés verts. Est passé notamment un amendement contraignant les Universités à promouvoir et développer les interactions « sciences-société » pour les étudiants et enseignants, ce qui permettra aux activistes de promouvoir une alter(pseudo)-science en milieu universitaire. Analyse.

 

Juin 2013

L'Europe prive l'Afrique du droit à se nourrir elle-même. Lire la tribune de Calestous Juma

et sape sa propre compétitivité. Lire l’article de Masip et coll.
 

Juillet 2013

Fin de la recherche sur les OGM en France. Le Ministère de l’Agriculture S. Le Foll n’ayant pas jugé utile de répondre à la demande de prolongation d’un essai en champ de plantes (peupliers) transgéniques, l'INRA doit détruire sa dernière expérimentation.

 

Aout 2013

NKM maire de ParisLes falsifications des faits scientifiques de l’ancienne Ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet(en février 2012), déjà mises en lumière dans une publication scientifique parue en juin 2013, sont également implicitement reconnues par le Conseil d'Etat qui annule l’interdiction de culture du maïs MON810.

Sans égard pour ce jugement, les Ministères de l'écologie et de l'agriculture de F. Hollande annoncent qu'ils vont demander « à leurs services de travailler sur de nouvelles pistes pour créer un cadre réglementaire » susceptible de « justifier » une interdiction (de nature politique).

 

Septembre 2013

La carence morale des anti-OGM radicaux ainsi résumée:

« Never in the history of progressive movements have so few lied to so many. That pretty much sums up the anti-GMO movement. It is the most dishonest, wretched and immoral movement to ever come out of the left. They traffic in lies, obfuscation, threats and violence ».

 

Octobre 2013

Révélation sur le financement par le gouvernement suédois de l’organisation qui a participé au vandalisme d’un essai du riz doré aux philippines en aout 2013.

victimisation

 

Novembre 2013

Attaques personnelles, mises en cause d’autres publications, pétition,  les anti-OGM allument des contrefeux et se présentent en victimes à la suite du retrait par le journal scientifique de l’« étude-choc » du Criigen (publiée en septembre 2012).

 

Décembre 2013

L'Union européenne toujours incapable de prendre une décision quant à l’approbation d'un maïs GM résistant à la pyrale (insecte ravageur du maïs) et déjà autorisé à la culture depuis 2001 aux Etats-Unis.

 

 

 

Ainsi comme lors de mes vœux pour 2013,

Je vous souhaite une année durant laquelle la science sera préservée des interférences politiques et de la pensée unique postmoderne.

 

Mais cette année, ce ne sera pas 2014 !

Ce site sera donc toujours celui de la résistance.

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 10:26

drapeau francaispour lire la version française, cliquer ici

 

uk-flagOPEN LETTER TO THE GOVERNMENT OF PRESIDENT FRANCOIS HOLLANDE,

following the decision of the French State Council in August 2013

In canceling the suspension cultivation of Bt maize MON810, the Council of State (the highest administrative judicial authority in the country) offers a moral victory to researchers who denounced the misuse of scientific data by the French government in 2008 and again in 2012.


In a political agreement (today publicly regretted by former Prime Minister François Fillon) in advance of the 2007 national debate on environment, the government of Nicolas Sarkozy had granted French environmentalist parties a ban on GMOs in exchange for their silence on nuclear power.

Since 2008, this "deal" has deprived French farmers of the freedom of choice (under the Act of June 25, 2008, passed unanimously) on the cultivation of maize varieties that combat certain insect pests without using pesticides.


Also, the termination by INRA of its last transgenic plant field trial (poplar) on July 13, 2013, indicated the impossibility of continuing research on GMOs in France.

We urge the government of François Hollande:

* Not to follow its predecessor on a GMO ban against the French and European law and European authorizations.

* To include field crops in the governmental aim of "
restoration of production capacities" in the country.

* To encourage further research in plant biotechnology to meet the economic and environmental challenges in agriculture and to promote industrial bioproduction.

* To create the technical and social conditions of coexistence between GM and conventional crops and to finally enforce the law "GMO" 2008 allowing freedom of choice for farmers.

* Not to repeat past practices of manipulation of the scientists engaged in risk assessment practices. In particular, we are asking for the High Council of Biotechnologies to be re-designed and in particular the dissolution of the "Economic, Social and Ethical Committee" which has never performed its function, and whose composition does not comply with the statutes enshrined in law after its implosion in January 2012.


* To break with the past misuse of scientific evidence to justify a political ban of GMO cultivation.

* To promote fair and objective information on plant biotechnology and in other areas where confusion reigns supreme.

 

Read the list of signatories in the French version

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 15:29

LETTRE OUVERTE AU GOUVERNEMENT DE FRANCOIS HOLLANDE

 

Le Conseil d'Etat, en annulant la suspension de culture de maïs Bt MON810, offre une victoire morale aux chercheurs qui ont dénoncé le détournement des données scientifiques par le gouvernement français en 2008 puis encore en 2012. 


Il s'agissait d'un accord politicien, aujourd'hui publiquement regretté par François Fillon, en préalable au Grenelle de l'environnement, où le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait accordé aux écologistes politiques l'interdiction des OGM contre leur cautionnement du Grenelle et leur silence sur le nucléaire civil.

 

Ce « deal » prive depuis 2008 les agriculteurs français de la liberté de choix (prévue par la loi du 25 Juin 2008, votée à l'unanimité) quant à la culture des variétés de ce maïs qui combat certains insectes ravageurs sans pesticide.

 

De plus, l'arrêt par l'INRA de son dernier essai au champ de plantes (peupliers) transgéniques le 13 juillet 2013, signe l'impossibilité de poursuivre des recherches sur les OGM en France.

 

Nous appelons le gouvernement de François Hollande :

 

* A ne pas suivre son prédécesseur sur la voie d'une interdiction contraire à la loi et aux autorisations européennes.

 

* A intégrer les grandes cultures agricoles dans le concept de « redressement productif ».

 

* A encourager de nouvelles recherches en biotechnologies végétales afin de répondre aux défis économiques et écologiques de l'agriculture et afin de promouvoir les bioproductions industrielles.

 

* A créer les conditions techniques et sociales de la coexistence entre cultures d'OGM et les autres pour enfin appliquer la Loi « OGM » de 2008 permettant également la liberté de choix des agriculteurs.

 

* A ne pas renouveler les pratiques passées d'instrumentalisation de scientifiques chargés de l'évaluation des risques. Nous demandons ainsi la refonte du Haut Conseil des Biotechnologies et en particulier la dissolution du Comité « économique, éthique et social », qui a constitutivement mal fonctionné, et dont la composition de fait ne respecte plus les statuts inscrits dans la loi après son implosion en janvier 2012.

 

* A rompre avec les pratiques passées de détournements des faits scientifiques afin de justifier une interdiction politique de la culture des OGM.

 

* A promouvoir une information loyale et objective sur les biotechnologies végétales et sur d'autres domaines où la confusion règne en maître.

 

Initiateurs de l’appel :

Richard Bligny (Directeur de recherche honoraire, CNRS), Jean-Bernard  Bonastre (Ingénieur Agronome, INA Paris), Chris Bowler (Directeur de recherche, CNRS), Francine Casse (Professeur honoraire des Universités), Gilles Curien (Chargé de recherche, CNRS), John Davison (Directeur de recherche honoraire, INRA), André Gallais (Membre de l'Académie d'Agriculture de France , Professeur Honoraire AgroParisTech), Jeanne Grosclaude (ancien membre CFDT du Haut Conseil des Biotechnologies), Louis-Marie Houdebine (Directeur de recherche honoraire, INRA), Philippe Joudrier (Directeur de recherche honoraire, INRA), Claudine Junien (Professeur émérite des Universités, UVSQ, INRA), Marcel Kuntz (Directeur de recherche, CNRS), Georges Pelletier (membre de l'académie des sciences et de l'agriculture, directeur de recherche émérite, INRA), Jean-Claude Pernollet (Membre de l'Académie d'agriculture de France, Directeur de recherche honoraire, INRA), Agnès Ricroch (Maître de conférences, AgroParistech, Professeur-adjoint, Penn State University), Marylin Vantard (Directeur de recherche, CNRS)

 

Signatures en cours :

Mondher Bouzayen (Professeur, INP-ENSA), David Bouchez (Directeur de Recherche, INRA), Françoise Budar (Directeur de recherche, INRA), Michel Delseny (Directeur de recherche émérite, CNRS,membre correspondant de l'Académie des Sciences), Pierre Devaux (membre de l’Académie d’Agriculture), Christophe D'Hulst (Professeur des Universités), Michel Dron (Professeur des Universités), Dominique Job (Directeur de recherche émérite, CNRS), Marc Jullien (Professeur Honoraire, AgroParisTech), Michel Herzog (Professeur des Universités), Herman Höfte (Directeur de recherche, INRA), Pierre Hilson (Chargé de recherche, INRA), Thierry Langin (directeur de recherche, CNRS), David Macherel (Professeur des Universités), Gilles Mercier (Chargé de recherche, INSERM), Raphaël Mercier (Directeur de recherche, INRA), Jean-François Morot-Gaudry (membre de l'Académie d'Agriculture, Directeur de recherche honoraire, INRA), Dominique Planchenault (membre de l'Académie d'Agriculture), Daniel Prat (Professeur des universités, Hervé Sentenac (Directeur de Recherche, INRA), Bernard Teyssendier de la Serve (Directeur de recherches honoraire, INRA), Richard Thompson (Directeur de Recherche, INRA)

 

L'opinion exprimée ici n'est pas une position officielle des institutions scientifiques citées.

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