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  • : OGM : environnement, santé et politique
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Introduction

Le propriétaire de ce site ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Il n'est payé ni par Monsanto, ni par Carrefour, ni par Greenpeace... (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

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L'auteur

Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes, ses seules sources de revenus. Ses analyses n'engagent pas ses employeurs.

Dernier ouvrage:

L'affaire Séralini: l'impasse d'une science militante

Autre ouvragecouv grand public :

OGM, la question politique

 

 

Ouvrage précédent: Les OGM, l'environnement et la santé  

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:54

Récemment, la société Syngenta a fait part à la Commission  européenne de plusieurs erreurs découvertes dans la séquence d’ADN initialement annoncées pour des plantes génétiquement modifiées qu’elle commercialise. L’occasion pour les opposants de monter au créneau. Quelques explications s’imposent.

 

Le support chimique de l’information génétique, l’ADN, est constitué de 4 « lettres » dont l’enchainement dans un « mot » (gène) dicte à la cellule vivante quelle protéine synthétiser. Les plantes génétiquement modifiées (PGM) ont généralement un ou deux gènes additionnels qui leur confèrent une caractéristique particulière. L’évaluation scientifique des risques avant autorisation de mise sur le marché impose de « séquencer » l’ADN ajouté, c’est dire déterminer l’ordre des 4 lettres tout au long de cet ADN.

 

Dans le cas du maïs portant le caractère MIR604 (permettant de combattre un insecte ravageur, la chrysomèle), la société Syngenta s’est aperçu en re-séquençant récemment cet ADN qu’il y avait une erreur dans la séquence communiquée en 2004 dans le cadre de la procédure d’évaluation des risques. Syngenta en a informé la Commission européenne qui a demandé l’avis de son Autorité de Sécurité Sanitaire des Aliments, l’EFSA. Celle-ci a rendu publiques ses conclusions le 8 octobre 2015 : cette erreur, qui concerne l’identité d’une seule lettre sur les 2100 « séquencées », n’est pas de nature à changer son avis sur la biosécurité du MIR604. En effet, cette lettre est localisée en dehors du « mot » proprement dit, le gène codant qui n’est donc pas modifié et par conséquent la protéine synthétisée non plus. L’EFSA a également examiné la possibilité qu’un « mot » supplémentaire se forme en incluant cette lettre, et qu’il conduise à la production d’une protéine allergénique. Hypothèse hautement improbable, mais que l’EFSA a examinée en concluant par la négative.

 

Il faut souligner que l’évaluation d’une PGM porte sur divers paramètres mesurés chez la plante, et non uniquement sur la séquence du gène ajouté. Celle du MIR604 a inclus également une étude toxicologique après alimentation de rats (voir toute l’évaluation). On peut donc dire que, dans le dossier MIR604, Syngenta a commis une erreur évitable, signalée dès qu’elle a été identifiée, sans conséquence en termes de biosécurité.

 

Ce n’est évidemment pas l’opinion des anti-OGM. Le journaliste du journal le Monde, Stéphane Foucart, situe cet évènement « à la suite de l’affaire Volkswagen » et fustige les « procédures européennes d’évaluation des risques technologiques ». L’occasion était trop belle pour les marchands de peur : « l’affaire jette une lumière inquiétante sur le sérieux des contrôles européens des OGM ». Rappelons que les évaluations des PGM imposées par la réglementation n’ont jamais révélé de problème de biosécurité depuis environ 20 ans. Il n’y a aucune « faille dans l’homologation » des OGM, mais plutôt une faille dans le raisonnement qui impose une telle réglementation pour  ce qui n’est, en réalité,  qu’une inoffensive plante cultivée.

 

Note : L’EFSA a également examiné le cas du maïs GA21 pour lequel Syngenta a signalé plusieurs erreurs dans les informations concernant l’ADN ajouté, ce qui confirme un manque de rigueur de l’entreprise à l’époque où ces structures de gènes ont été analysées. L'EFSA ne conclut pas à un problème de biosécurité.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 09:48

Il y a 3 ans, le 19 septembre 2012, le Criigen, l’organisation anti-OGM créée par la politicienne et avocate Corinne Lepage, publiait sa fameuse « étude-choc » (Séralini et coll.) accompagnée d’une vaste opération médiatique. Il s’agissait de marteler que la consommation par des rats du maïs NK603 ou de l’herbicide associé provoquait des tumeurs. La publication montrait ainsi les images de ces rats, sans montrer les rats témoins (et pour cause, ces rats contrôles avaient les mêmes tumeurs, tout simplement car les rats âgés de cette race développent souvent des tumeurs !).

 

Il ne s’agit pas ici de rouvrir le débat, qui est scientifiquement clos.

Les allégations du Criigen ont été invalidées par une vague de réfutations sans précédent et la publication retirée par le Journal scientifique. Ce ne sont pas les théories du complot qui ont suivi ce retrait, ni la « republication » de l’article dans un journal de « science » parallèle qui changent quoi que ce soit sur le plan scientifique.

 

Ce qui mérite aujourd’hui réflexion, c’est que le fer de lance de l’opération médiatique du Criigen ait été le Nouvel Obs, magazine de gauche.

 

Une gauche qui, il y a encore peu, se disait « progressiste » et revendiquait l’héritage de la « philosophie technicienne occidentale ».

 

 

 

A titre d’illustration, je republie ci-dessous

un édito de Jacques Julliard dans le même magazine, trois ans auparavant…

Trois ans pendant lesquels l’écologie d’idéologie - réactionnaire  selon Julliard -  aura imposé son magistère à cette gauche sans doctrine depuis la chute du marxisme. Trois ans, mais précédés de 40 ans de « déconstructions » progressives par l’idéologie postmodernedans les sciences, l’éducation, la culture, l’histoire, …, au profit d’un relativisme généralisé qui ne sait plus distinguer le vrai du faux (comme le Nouvel Obs l’a illustré lors de l’affaire Séralini…).

 

 

Non à la déesse Nature !

Jacques Julliard
Nouvel Observateur, 3-9 décembre 2009

 

Le combat pour l'écologie ne doit pas dériver vers un fondamentalisme réactionnaire.

Nous sommes tous aujourd'hui plus ou moins écologistes, comme hier nous étions tous plus ou moins marxistes. L'air du temps nous y pousse autant que la raison. Mais il y a bien des façons d'être écolo, comme jadis il y avait bien des façons d'être marxiste.

En schématisant, on dira qu'on se trouve ici face à deux pentes différentes et même opposées de la pensée: l'une est fondée sur le droit de l'homme à un environnement naturel de qualité; la seconde, sur le droit de la nature à être respectée par l'homme.

 

La première s'inscrit dans le droit-fil de la philosophie technicienne occidentale, du judéo-christianisme au marxisme et à l'industrialisme, en passant par Descartes; la seconde, qui emprunte aux sagesses orientales mais aussi au romantisme allemand – de Fichte à Nietzsche
et même à Heidegger –, est une remise en question de l'anthropocentrisme occidental.

Que dit saint Paul ? «Le monde est à vous, vous êtes au Christ, le Christ est à Dieu.» Le mystère de l'Incarnation débouche ainsi sur une philosophie technicienne.

Que dit Descartes ? Que l'homme est «maître et possesseur de la nature».

Que dit Marx ? Que la vocation de l'homme est de transformer la nature. La philosophie de l'Homo faber a fait de l'Occident le maître du monde et a servi de modèle aux anciens colonisés eux-mêmes. Qu'est-ce que l'écologie, dans cette perspective ? Un moyen de préserver l'outil de travail et le cadre de vie.

 

A l'inverse, l'écologie fondamentaliste ou deep ecology (1) se refuse à tout céder à l'exception humaine. Elle considère l'homme comme partie intégrante de la nature et ne craint pas de faire son procès chaque fois qu'il se révolte contre sa mère. Elle dénonce «l'espécisme», qui fait de l'homme la valeur unique et ne montre aucun respect envers les espèces inférieures. Ce procès de l'artificialisme humain est déjà tout entier dans le Deuxième Discours de Rousseau, et l'on connaît sa formule provocatrice: «L'homme qui médite est un animal dépravé» (Premier Discours). Seulement, il est de la nature de l'homme de méditer. Rousseau en convient à regret il est même le premier à souligner la perfectibilité de l'homme, c'est-à-dire sa tendance naturelle à dépasser sa nature.

 

Désormais, l'affrontement entre le donné – la nature – et le construit – la culture – est au centre du débat intellectuel et social. Le XVIIIe siècle est encore trop attaché à cette instance immuable qu'est la nature pour concevoir clairement l'idée de progrès. C'est le XIXe siècle qui sera, malgré le romantisme, le grand siècle de cette idée sous sa double face intellectuelle et morale. C'est lui, le progrès, qui est la base de la philosophie républicaine; c'est sur lui que la gauche fonde aujourd'hui encore son identité.

 

Les fondamentalistes de l'écologie développent des tendances proprement religieuses.

C'est donc une grande nouveauté que l'irruption en son sein d'une philosophie conservatrice comme l'écologie: pour la première fois dans l'histoire surgit un parti de gauche qui ne se réclame pas principalement de la transformation de la nature mais de sa préservation. Il y a désormais deux écologies: l'une qui s'efforce de concilier la sauvegarde de la nature avec le progrès; l'autre qui constitue un véritable tête-à-queue par rapport à l'humanisme occidental classique.

 

Les fondamentalistes de l'écologie développent des tendances proprement religieuses; ils diffusent un millénarisme catastrophiste et inquisitorial qui transforme le tri sélectif des ordures ménagères en religion de salut.

 

On se souviendra que dans sa phase ascendante le nazisme s'est complu dans un bric-à-brac naturiste, sur fond de forêt primitive et de sources sacrées, de Wandervögel, de Walkyries et de Walhalla.

 

Et il n'est guère de secte new age qui ne s'adonne au culte de la Lune, ou du Soleil, ou des étoiles. Oui, donc, à l'écologie rationnelle, oui à un nouveau pacte (2) entre l'homme, la nature et l'animal (Michel Serres parle de contrat naturel); non à la réintroduction en contrebande d'une philosophie irrationaliste, anti-industrialiste, réactionnaire, à relents fascistes.

 

(1) Voir le livre lucide de Luc Ferry: «le Nouvel Ordre écologique» (Grasset, 1992).
(2) Voir le beau livre d'Hélène et Jean Bastaire, «Pour un Christ vert», Salvator, 2009.

 

Lire aussi :

Une Gauche anti-science ?

Dossier - Science et raison : où est l’héritage des Lumières ?

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 10:43

Lettre ouverte à France 2

en réponse au document

"Faire pousser des légumes sans eau, c'est possible"

 

            Lundi 7 septembre, au cours du journal de 20h, France 2 a diffusé un document, "Faire pousser des légumes sans eau, c'est possible". Ce document contenant de nombreuses déformations de faits relatifs à la biologie, à l'agriculture et à la sélection végétale une mise au point nous a paru indispensable.

 

            -  « Ces tomates n’ont pas reçu une goutte d’eau durant l’été »

C'est abusif de laisser croire qu'une plante peut ne consommer que très peu d'eau : n'importe quelle plante pour produire de la matière sèche demande de l'eau et même beaucoup (200 à 250 g d'eau par g de matière sèche totale produite) ; on peut réduire de 10 à 20 % maximum cette quantité d'eau. Pour pousser afin de produire 20 kg de fruits par m2, les tomates de notre agriculteur ont donc trouvé de l'eau.

            - « La Nature sélectionne elle-même les plantes aptes à pousser dans un milieu donné »

Certes la sélection naturelle existe, mais, malgré cela, les populations de blé ou de maïs cultivées par nos ancêtres ne sont pas très performantes dans les lieux où elles se sont adaptées alors qu'elles sont le résultat de centaines voire de milliers de cycles de sélection naturelle combinée à l'intervention humaine.

            - « Les plantes apprennent à vivre sans eau et transmettent cette aptitude à leurs descendants»

Bien qu'un effet de la sélection naturelle ne soit pas exclu (mais il est limité car on sait que la tolérance à la sécheresse est un caractère très influencé par le milieu) on voit revenir là l'idée de Lyssenko selon laquelle des variations provoquées par le milieu seraient transmissibles à la descendance. L'application de cette idée, qui s'oppose aux lois de la génétique, a eu des conséquences négatives importantes sur l'économie agricole russe, tant pour la production du blé que celle du maïs, jusqu'aux années 60.

            - « Les variétés paysannes sont plus rustiques et mieux adaptées que les variétés industrielles »

Certes les variétés paysannes, qui sont des populations hétérogènes, ont des performances assez stables dans des milieux variés et variables, mais elles sont peu productives, alors que des variétés modernes homogènes (dites "industrielles", dans le reportage) concilient productivité et stabilité car elles réunissent dans leur génome des gènes d'adaptation à différents milieux : elles sont donc adaptées à différentes conditions, comme les variétés paysannes, mais plus productives.

            - « Le bilan économique avec les variétés paysannes de maïs est équivalent à celui avec une agriculture intensive faisant appel à l'irrigation et aux semences industrielles du fait de l'économie sur l'irrigation et sur les semences »

Il s'agit d'une déformation des faits : la perte totale due à l'absence d'irrigation (environ 25 q/ha, très variable selon les régions) et à l'utilisation de variétés-populations (au moins 20 q/ha environ) est supérieure au coût de l'irrigation (en moyenne de l'ordre de 25 q/ha) et des semences (qui coûte de l'ordre de 8-10 q/ha), le bilan est donc favorable à l'irrigation et aux semences "industrielles".

 

            Il est particulièrement anormal qu’une grande chaîne d’information publique contribue, à une heure de grande écoute, à transmettre des déformations de faits techniques et scientifiques relatifs à la biologie, à l'agriculture et à la sélection végétale. D’un point de vue éthique, il est choquant qu’un tel document soit diffusé sans qu’une véritable réponse scientifique ne puisse être portée à la connaissance des téléspectateurs. Les intervenants dans le document défendent en effet une cause idéologique particulière : ils ne veulent pas d'une agriculture qui fait appel aux intrants et aux semences des variétés modernes (dites "industrielles"), mises au point par des établissements privés de sélection ; ils rejettent toute la filière actuelle "semences", et même le rôle de la recherche publique est mis en cause. En fait, c'est tout un système économique qui est rejeté.

            Nous ne contestons pas aux agriculteurs la liberté de choisir une forme d’agriculture qui refuse les intrants et les semences des variétés modernes et fait perdre 40 à 50 % de rendement ; elle peut avoir sa place dans certaines situations. Mais la première question que ce document aurait dû poser est celle de la pertinence de cette agriculture pour nourrir plus de 9 milliards d’humains en 2050, et ceci en tenant compte des effets du changement climatique. La majorité des agronomes dans le monde pensent qu'elle ne serait pas en mesure, si elle était généralisée, de répondre au défi de nourrir la planète.

            A l'opposé, une agriculture très intensive ne permet pas de répondre à un autre défi, celui de la protection de l'environnement : cette agriculture a eu des aspects très positifs dans les années de l’après guerre, en nous permettant d'acquérir notre indépendance alimentaire, mais en contre partie elle a eu des effets néfastes sur l’environnement ; cependant, ce n'est plus l'agriculture d'aujourd'hui. Une troisième voie est en développement depuis quelques décennies : elle vise à concilier productivité, sécurité alimentaire et respect de l'environnement ; en cherchant à économiser les intrants, elle fait largement appel aux principes d'agroécologie.

            Cette troisième voie ne peut se développer qu'avec des variétés modernes, performantes, économisant ou valorisant bien les intrants, en particulier l'eau et l'azote, et réunissant de plus en plus de caractères d'adaptation au milieu. Ces variétés ne peuvent être créées que par la mise en oeuvre de tous les outils, dont les biotechnologies, à la disposition du sélectionneur.

            La conclusion du document aurait donc dû mettre en évidence qu'en fait, différents types d'agricultures peuvent coexister, mais qu'une agriculture suffisamment productive, respectueuse de l'environnement, est nécessaire pour nourrir le monde.

 

 

Alain Deshayes :        Directeur de Recherches honoraire de l'INRA

André Gallais :           Professeur honoraire de Génétique et d'Amélioration des plantes,                                     AgroParisTech, membre de l'Académie d'Agriculture

Georges Pelletier :      Directeur de Recherches honoraire de l’INRA, Membre de l'Académie                            des Sciences et de l'Académie d'Agriculture

 

Quelques épisodes précédents :

Peut-on encore manger des pommes ? « Envoyé spécial » sur France 2

Armes médiatiques de destruction massive. Quand France 2 désinforme sur les OGM

« Marche et jeûne » Au 20 h de France 2

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 22:19

Le 5 septembre 1995, 20 ans jour pour jour, Greenpeace avait présenté ses excuses au sujet de sa campagne fallacieuse contre le projet de Shell de couler au large dans l’Atlantique la plateforme pétrolière Brent Spar située en Mer du Nord et devenue obsolète.

Greenpeace avait organisé dans le monde entier une puissante campagne médiatique contre ce projet. Des militants de Greenpeace ont occupé le Brent Spar pendant plus de trois semaines. Ils y avaient prélevé des échantillons. Greenpeace contesta sur cette base les chiffres de Shell et affirma qu’il s'y trouvait jusqu’à 5500 tonnes de pétrole et des produits toxiques en quantités susceptibles d’entrainer des pollutions importantes.

En raison du succès de cette campagne médiatique, notamment en Europe du Nord, incluant un boycott des stations-service Shell, accompagnée d’attaques physiques et d’un incendie criminel sur une station-service en Allemagne, Shell abandonna ses plans pour se débarrasser de Brent Spar en mer - tout en continuant à affirmer que couler la plateforme était l'option la plus sûre, à la fois pour l’environnement et dans une perspective de santé et de sécurité industrielle.

 

Après avoir amarré le Brent Spar à Erfjord (Norvège), Shell a chargé le conseil indépendant norvégien Det Norske Veritas (DNV) de mener une vérification du contenu de Brent Spar et d’enquêter sur les allégations de Greenpeace. Devant l’évidence, Greenpeace a admis que ses allégations étaient inexactes et a présenté des excuses à Shell…

Restait-il à la multinationale de l'écologisme un peu d'éthique ? Ou était-ce pure stratégie médiatique ? C'était il y a 20 ans. Depuis, Greenpeace a multiplié les campagnes manipulatrices, sans jamais s'excuser...

 

Greenpeace ne s'est pas excusé pour avoir raconté des balivernes contre le Riz Doré, prétendant qu'il faudrait manger des kilos de cet OGM humanitaire pour bénéficier de ses effets de prévention contre le manque de vitamine A. Greenpeace pousse le manque d'éthique absolu jusqu'à poursuivre ses campagnes contre ce riz, ayant réussi à faire abandonner le projet dans la plupart des pays qui pourraient en bénéficier.

Tant pis pour les enfants qui deviennent aveugles ou meurent...

 

 

Greenpeace va-t-il s'excuser auprès de ses employés mécontents de leur condition sociale ? Voir leur pétition et une vidéo. Il y est révélé que les solliciteurs (de fonds) pour Greenpeace sont tenus à un quota de ventes et s'ils ne parviennent pas à réunir assez d'argent, ils sont licenciés sans ménagement.

 

Quand Greenpeace nous prend pour des poires

Lire au sujet de la campagne de Greenpeace sur les pommes.

Sur le blog Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels .

Et sur Ecolopedia.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 17:14

LETTRE d'INFORMATIONS sur les PLANTES GENETIQUEMENT MODIFIEES
N° 237. 30 août 2015
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Sommaire

1. La science face à la politique

2. Avancées scientifiques

3. Vrai ou faux ?

4. Réglementations

5. Divers

 

1. La science face à la politique

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L'ECOSSE et l'ALLEMAGNE ANNONCENT qu'elles UTILISERONT la NOUVELLE REGLEMENTATION

pour INTERDIRE la CULTURE de PGM AUTORISEE en EUROPE

--------------------- -----------------------------------------

http://news.sciencemag.org/search/scotland

http://www.foodnavigator.com/Policy/Germany-moves-to-ban-genetically-modified-crops

http://www.theguardian.com/environment/2015/aug/09/scotland-to-issue-formal-ban-on-genetically-modified-crops

Des critiques:

http://www.bbc.com/news/uk-scotland-scotland-politics-33959450

http://www.senseaboutscience.org/news.php/451/letter-to-scottish-government-from-research-organisations

Regard sur la situation dans d'autres pays. Le dénominateur commun des politiques suivies est que les lois ou politiques contre les OGM sont économique ou politique, et ont peu à voir avec la sécurité :

http://www.biofortified.org/2015/07/a-look-at-gmo-policies-in-different-nations/

 

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NOUVEL EPISODE JUDICAIRE au MEXIQUE

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Une Cour de justice a annulé une autre décision judiciaire qui avait interdit la culture de maïs GM dans le pays en 2013. Une organisation anti-OGM ayant fait appel, ces cultures restent interdites.

http://www.proceso.com.mx/413305/2015/08/19/juzgado-da-luz-verde-a-la-siembra-de-maiz-transgenico-en-mexico

 

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FRANCE : NOUVELLE INTRUSION dans un LABORATOIRE

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Une soixantaine d'activistes anti-OGM  se sont introduits lundi 17 août 2015 sur le site de l'Inra à Colmar :

http://www.lalsace.fr/actualite/2015/08/18/inspection-citoyenne-a-l-inra

http://seppi.over-blog.com/2015/08/faucheurs-volontaires-l-imperieux-besoin-d-exister.html

 

 

2. Avancées scientifiques

--------------------------------------------------------------------

Des CHERCHEURS COREENS ont DEVELOPPE un SOJA DORE

biofortifié en béta-carotène (pro-vitamine A)

--------------------------------------------------------------------

La publication:

Selection of β-carotene Enhanced Transgenic Soybean Containing Single-copy Transgene and Analysis of Integration Sites. Qin et al. Korean Journal of Breeding Science Vol.47 No.2 pp.111-117

http://kor.koreabreedjournal.org/journal/article.php?code=30382  
 

--------------------------------------------------------------------------------

Des CHERCHEURS CHILIENS ont DEVELOPPE des AGRUMES GM RESISTANTS à la SALINITE

---------------------------------------------------------------------------------

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25914135

http://www.asembio.cl/cientificos-chilenos-desarollan-citricos-transgenicos-tolerantes-a-salinidad/

 

--------------------------------------------------

Vers des PORCS GM pour XENOGREFFE ?

---------------------------------------------------

http://www.technologyreview.com/news/540076/researchers-smash-records-with-pig-to-primate-organ-transplants/

 

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Des TRAITEMENTS à BASE d'ARN plutôt que des MODIFICATIONS GENETIQUES ?

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http://www.technologyreview.com/featuredstory/540136/the-next-great-gmo-debate/

 

 

3. Vrai ou faux ?

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QUESTIONS et REPONSES sur les OGM

----------------------------------------------------

http://sitn.hms.harvard.edu/signal-to-noise-special-edition-gmos-and-our-food/

REFUTATIONS de QUELQUES HOAX sur les OGM

http://parrottlab.uga.edu/ProfParrott/Index.html

Et aussi :

La guerre contre les organismes génétiquement modifiés est truffée d'erreurs, de mensonges, de mauvaise foi et autres falsifications jouant sur nos peurs. Traduction par Peggy Sastre d'un article de William Saletan :

http://www.slate.fr/story/105239/danger-ogm-pas-ou-vous-croyez

 

------------------------------------------------

OGM et THEORIES CONSPIRATIONNISTES

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Is Monsanto Satan? The pleasure and problem of conspiracy theory.

http://religiondispatches.org/is-monsanto-satan-the-pleasure-and-problem-of-conspiracy-theory/

 

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ELECTROSENSIBILITE RECONNUE COMME HANDICAP

----------------------------------------------------

 http://www.quechoisir.org/sante-bien-etre/maladie-medecine/actualite-electrosensibilite-reconnue-comme-handicap-l-assurance-maladie-a-deja-fait-appel

 

---------------------------------

La GUERRE de REPUTATION sur WIKIPEDIA

---------------------------------

http://seppi.over-blog.com/2015/08/le-cas-emblematique-du-denigrement-d-agriculture-environnement-par-l-ecolosphere.html

 

 

4. Réglementations

---------------------------------------------------------------------------

Quelle REGLEMENTATION pour les TECHNIQUES de REECRITURE de GENOME ?

---------------------------------------------------------------------------

Wolt, J.D., Wang, K. and Yang, B. (2015) The Regulatory Status of Genome-edited Crops. Plant Biotechnol. J. 

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/pbi.12444/abstract

 

-------------------------------------------------------------

BREVETABILITE : les SEMENCIERS et les ANTI-OGM pour une fois dans le MEME CAMP

------------------------------------------------------------

http://agriculture-environnement.fr/actualites,12/article/affaire-brocoli-tomate-coup-dur-pour-le-certificat-d-obtention-vegetale-cov

Ce qui est brevetable et ce qui ne l'est pas, un article de fond :

Plant patents in Europe. Franz-Josef Zimmer and Markus Grammel. Biotechnology Law Report, Vol. 34, No. 4, August 2015: 121-131

http://online.liebertpub.com/doi/full/10.1089/blr.2015.29006.fjz
 

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DEREGULATION de la POMME de TERRE INNATE aux ETATS-UNIS

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L'Animal and Plant Health Inspection Service (APHIS) de l'USDA annonce avoir déterminé un statut non-régulé pour cette pomme de terre GM développée par  J.R. Simplot Company , qui porte une résistance au mildiou, qui brunit moins et produit potentiellement moins d'acrylamide.

http://www.science20.com/news_articles/innate_gmo_potato_deregulated_by_usda-157006

 

 

5. Divers

----------------------------------------------------

Le BUSINESS de la PEUR ALIMENTAIRE

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Le «  GOOD FOOD » aux ETATS-UNIS : les LOBBYISTES et leur FINANCEMENT

http://www.geneticliteracyproject.org/2015/08/25/big-food-goliath-lobbies-good-food-david-doesnt-dont-believe-propaganda/

Les ARNAQUEURS  de l'ETIQUETAGE : le « SEL SANS OGM »

http://www.merid.org/Content/News_Services/Food_Security_and_AgBiotech_News/Articles/2015/Aug/24/labeling.aspx

 

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IMAGINONS un AGRICULTEUR en 2030

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Crop Farming 2030. The Reinvention of the Sector. By Lorenzo CorsiniKim WagnerAndreas Gocke, and Torsten Kurth

https://www.bcgperspectives.com/content/articles/process-industries-innovation-crop-farming-2030-reinvention-sector/

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 13:37

LETTRE d'INFORMATIONS sur les PLANTES GENETIQUEMENT MODIFIEES

N° 236. 5 aout 2015
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https://listes.ujf-grenoble.fr/sympa/info/lettreinfopgm

 

Sommaire

1. La science face à la politique

2. Evaluations scientifiques

3. Avancées scientifiques

4. Divers

5. Vidéos

 

1. La science face à la politique

--------------------------------------------------

RETRACTATION de l'ARTICLE MONTRANT l'EFFICACITE du RIZ DORE.

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L'article « beta-Carotene in Golden Rice is as good as beta-carotene in oil at providing vitamin A to children », The American Journal of Clinical Nutrition  2012 96:658-66, avait été attaqué par Greenpeace car les participants à l'étude n'auraient pas été informés de la nature GM du riz consommé. Ce que l'auteur principal conteste. Le journal voulant retirer l'article, l'auteur principal a tenté de s'y opposer par voie judiciaire, sans succès, un juge ayant donné raison au journal.  NB. La bataille tourne autour de questions éthiques, les conclusions de l'article ne sont pas remises en cause (sauf par les activistes anti-OGM)

http://retractionwatch.com/2015/07/30/golden-rice-paper-pulled-after-judge-rules-for-journal/

http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/43656/title/Judge-Decides-on-GM-Rice-Retraction/

Plus de détails sur l'affaire: The politics of Golden Rice, Adrian Dubock, Executive Secretary

of the Golden Rice Humanitarian Board.

http://www.goldenrice.org/PDFs/Dubock-Politics_of_GR-2014.pdf

 

-----------------------------------------------------------------------------

Le RAPPORT 2015 de l'USDA sur les BIOTECHNOLOGIES en FRANCE

-----------------------------------------------------------------------------

http://gain.fas.usda.gov/Recent%20GAIN%20Publications/Agricultural%20Biotechnology%20Annual_Paris_France_7-17-2015.pdf

 

------------------------------------------------------------------------

La COMMISSION ENVI du PARLEMENT EUROPEEN REJETTE la PROPOSITION

de la COMMISSION de NATIONALISER les DECISIONS quant aux IMPORTATIONS de PGM

---------------------------------------------------------------------

http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/content/20150713IPR80661/html/Importations-d%27OGM-opposition-au-projet-l%C3%A9gislatif-et-demande-de-plan-B

http://www.feednavigator.com/Regulation/MEPs-call-for-rejection-of-Commission-s-GM-import-proposal/

 

---------------------------------------------------------------------------

Les ETATS-UNIS vont-ils s'ENGAGER sur une VOIE à l'EUROPEENNE ?

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Un nouveau cadre réglementaire pour les produits issus des biotechnologies en préparation :

https://www.whitehouse.gov/blog/2015/07/02/improving-transparency-and-ensuring-continued-safety-biotechnology

http://www.nytimes.com/2015/07/03/business/white-house-orders-review-of-biotechnology-regulations.html?_r=0

La Chambre des Représentants a voté le « Safe and Accurate Food Labeling Act » sur des règles fédérales d'étiquetage:

http://www.isaaa.org/kc/cropbiotechupdate/article/default.asp?ID=13601

La situation actuelle de l'étiquetage dans divers pays:

http://www.isaaa.org/resources/publications/pocketk/7/default.asp

 

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POURQUOI la PENETRATION des CULTURES de PGM EN AFRIQUE a été LENTE

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Pour Jennifer Ann Thomson, les raisons sont politiques et économiques. L'attitude négative envers les cultures GM en Europe a fortement influencé les politiciens africains, et a soulevé des préoccupations concernant l'impact des cultures GM sur le commerce, en particulier avec l'Europe.

Au Burkina Faso, les avantages pour les agriculteurs comprennent une augmentation de 20 % des rendements par rapport aux cotonniers conventionnels et une réduction d'environ 67 % de l'utilisation de pesticides.

https://theconversation.com/why-genetically-modified-crops-have-been-slow-to-take-hold-in-africa-44195

 

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SCIENCES PARTICIPATIVES ou DETOURNEMENT de la SCIENCE ?
-----------------------------------------------------------------------

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2501
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2502
http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2015/07/sciences-participatives-ou-science-captive.html

La recherche publique sans stratégie face à une idéologie anti-science :

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/syndrome-de-stockholm.html

 

 

2. Evaluations scientifiques

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DEFIS pour l'AGRICULTURE EUROPEENNE et SOLUTIONS BIOTECHNOLOGIQUES

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Des enquêtes nationales ont été menées pour identifier les défis auxquels sont confrontés les agriculteurs pour mener leurs cultures.  Dans le cas des bio-agresseurs, il a été examiné comment ces défis agricoles ont été abordés par la recherche publique et privée : il est conclu qu'il existe un gouffre entre les besoins des agriculteurs et les recherches effectivement menées.  Des preuves quantitatives montrent que la situation politique actuelle (opposée aux OGM) dans certains pays européens est un obstacle à cette recherche afin de relever ces défis agricoles dans l'avenir. La France mène aujourd'hui moins de programmes de recherche que la République Tchèque.

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2015/07/defis-agriculture-europeenne-solutions-biotechnologiques.html

La publication :

Challenges facing European agriculture and possible biotechnological Solutions, A. Ricroch et al., Critical Reviews in Biotechnology (2015)

http://informahealthcare.com/doi/abs/10.3109/07388551.2015.1055707

 

-------------------------------------------------------------------------

PRISE de POSITION de l'EASAC sur les NOUVELLES TECHNOLOGIES en AMELIORATION DES PLANTES

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http://www.easac.eu/home/reports-and-statements/detail-view/article/easac-statem-2.html

Ce document fait suite au rapport « Planting the future » sur les techniques génétiques pour une agriculture soutenable (2013) :

http://www.easac.eu/home/reports-and-statements/detail-view/article/planting-the.html

L'EASAC (European Academies Science Advisory Council) est constitué par les académies des sciences des pays membres de l'UE pour leur permettre de collaborer et de fournir des conseils indépendants aux décideurs politiques :

http://www.easac.eu/about-easac/what-is-easac.html

 

Voir aussi la vidéo « Sélection des plantes, une révolution en germe » (interview d’Agnès Ricroch, AgroParisTech, et Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint agriculture de l’Inra).

http://t.co/0psY48fqIT

 

et aussi :

Le RAPPORT de l’OPECST (juillet 2015), la filière semencière française : état des lieux et perspectives

http://www.senat.fr/rap/r14-612/r14-612.html

le RAPPORT ADAS sur l'APPORT de l'AMELIORATION des PLANTES pour une AGRICULTURE SOUTENABLE :  http://www.bspb.co.uk/sg_userfiles/15-06-01_Review_of_objectives_of_modern_plant_breeding_and_relation_to_agricultural_sustainability-_Report_Update.pdf

 

-------------------------------------------------------------------------------------------

La LOI FRANCAISE d'INTERDICTION de la CULTURE de PGM n'a PAS de BASE SCIENTIFIQUE

-------------------------------------------------------------------------------------------

Telle est la conclusion implicite, formulée avec moult précautions verbales, par le Comité scientifique (CS) du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB), le 23 juin 2015, en réponse à la saisine du 24 avril 2014 du député Bernard Accoyer et du sénateur Jean Bizet, suite à la loi relative à l'interdiction de la mise en culture des variétés de maïs GM sur le territoire français. 

http://www.hautconseildesbiotechnologies.fr/sites/www.hautconseildesbiotechnologies.fr/files/file_fields/2015/07/09/150709saisineaccoyer-bizetaviscshcb.pdf

A noter que le HCB n'avait pas été consulté par les gouvernements successifs ayant pris des mesures d'interdiction de culture de PGM, ni n'avait décidé de s'autosaisir. Seules les initiatives individuelles de chercheurs de la recherche publique ont dénoncé les falsifications des données scientifiques. Voir par exemple :

http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/interdiction-du-mais-mon810-le-projet-d-arrete-s-appuie-sur-de-faux-arguments-scientifiques-lettre-ouverte-84905.html

 

A noter également dans ce communiqué de presse de la Présidence du HCB, qui tente de minimiser l'avis du CS, l'intrusion de la vision politique selon laquelle il serait «  fondamentalement important d'examiner les plantes GM au-delà de la seule question de leurs impacts pour la santé et l'environnement », l'avis scientifique étant qualifié de « prisme », un terme à connotation péjorative:

http://www.hautconseildesbiotechnologies.fr/sites/www.hautconseildesbiotechnologies.fr/files/file_fields/2015/07/09/cphcbreponsealasaisinedemmaccoyeretbizet.pdf

Autres remarques sur les interférences idéologiques au sein du HCB :

http://seppi.over-blog.com/2015/07/mais-gm-mon-810-l-avis-du-cs-du-hcb-contextualise-par-le-bureau-du-hcb.html

 

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TRAVAUX de l'EFSA

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Le maïs MON 87427 porte une tolérance au glyphosate qui ne s'exprime pas dans les organes floraux mâles (ce qui permet, par traitement par l'herbicide, de produire une lignée mâle-stérile utilisable comme lignée femelle dans la production d'hybrides). Ce maïs est jugé aussi sûr pour la santé et l'environnement que son homologue conventionnel. L'avis ne concerne pas la culture.

http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/4130.htm

 

Les lignées individuelles de soja MON 87705 et MON 89788 (herbicide-tolérant, teneur accrue en acide oléique) avaient été examinées précédemment par l'EFSA, qui rend un avis sur la lignée combinant les 2 caractères. Ce soja est jugé aussi sûr pour la santé et l'environnement que son homologue conventionnel. L'EFSA recommande un plan de suivi focalisé sur les données d'importation et si nécessaire de consommation par la population.

http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/4178.htm

 

Idem pour le maïs NK603 × T25, portant des tolérances à 2 herbicides. Le plan de suivi est jugé approprié. L'avis ne concerne pas la culture.

http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/4165.htm

 

Le soja FG72 porte des tolérances à 2 herbicides (isoxaflutole et glyphosate).  Il est jugé aussi sûr pour la santé et l'environnement que son homologue conventionnel. L'avis ne concerne pas la culture.

http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/4167.htm

 

Pas besoin d'élargir les zones tampons pour la protection des papillons contre le pollen des variétés de PGM Bt :

http://www.euractiv.com/sections/science-policymaking/no-need-new-rules-protect-butterflies-gm-pollen-eu-report-says-315970

http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/4127.htm

 

------------------------------------------------------------

DOSSIER GLYPHOSATE CLASSE CANCERIGENE PROBABLE (suite, mais pas fin)

-----------------------------------------------------------

Au sujet d'un communiqué du Bundesinstitut für Risikobewertung (BfR, Institut fédéral d'évaluation des risques en Allemagne) :

http://seppi.over-blog.com/2015/07/le-glyphosate-classe-cancerigene-probable-le-bfr-communique-l-oms-bof.html

http://seppi.over-blog.com/2015/07/le-glyphosate-classe-cancerigene-probable-c-est-quoi-ce-circ.html

Et aussi, sur le dossier 2,4-D classé cancérigène possible :

http://www.innovationfiles.org/caught-in-the-crosshairs-the-flawed-and-flimsy-case-against-a-widely-used-weed-killer/

 

 

3. Avancées scientifiques

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ANTICORPS contre le SIDA PRODUIT dans le TABAC : ESSAI CLINIQUE de PHASE I COMPLETE

------------------------------------------------------------------------------------

La publication:

Regulatory approval and a first-in-human phase I clinical trial of a monoclonal antibody produced in transgenic tobacco plants, Julian K-C. Ma et al., Plant Biotechnology Journal, published online: 3 July 2015

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/pbi.12416/abstract

 

-----------------------------------------------------

RIZ GM EMETTANT MOINS de METHANE

----------------------------------------------------

Grâce à un gène d'orge, ce riz émet moins de méthane, un gaz à effet de serre, et est plus productif :

http://www.technologyreview.com/news/539536/new-gmo-rice-for-higher-yield-less-global-warming/

La publication :

Expression of barley SUSIBA2 transcription factor yields high-starch low-methane, J. Su et al., Nature 523, 602-606 (30 July 2015), http://www.nature.com/nature/journal/v523/n7562/full/nature14673.html

 

-----------------------------------------------------------------------

RESULTATS POSITIFS pour des ESSAIS au CHAMP de PGM PRODUISANT des ACIDES GRAS OMEGA-3

-----------------------------------------------------------------------

http://www.rothamsted.ac.uk/news-views/first-gm-oilseed-crop-produce-omega-3-fish-oils-field

 

-----------------------------------------------------------------------------

Des INSECTICIDES à BASE d'ARN pour VISER plus SPECIFIQUEMENT les RAVAGEURS

en CIBLANT un de leurs gènes

-----------------------------------------------------------------------------

http://news.cornell.edu/stories/2015/07/rna-insecticide-could-target-specific-pests

 

 

4. Divers

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RECONNAISSANCE de l'IMPLICATION des FEMMES dans les BIOTECHNOLOGIES

---------------------------------------------------------------------

“Women in Biotechnology Law and Regulation”:

http://online.liebertpub.com/doi/pdfplus/10.1089/blr.2015.28999

A noter dans la liste des 23 personnalités distinguées, dominée par les Etats-Unis, Agnès Ricroch (AgroParisTech) et Mahaletchumy Arujanan (Malaysia Biotechnology Information Centre).

 

------------------------------------

La GUERRE des ANTI-OGM : quand tous les coups sont permis

-------------------------------------

http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2015/07/are_gmos_safe_yes_the_case_against_them_is_full_of_fraud_lies_and_errors.html

http://blog.sfgate.com/morford/2015/07/21/are-gmo-activists-off-the-rails/

http://theness.com/neurologicablog/index.php/gmos-and-making-up-your-own-science/ 

http://allianceforscience.cornell.edu/blog/countering-propaganda-profile-india%E2%80%99s-dr-rao

http://fieldquestions.com/2015/07/29/gm-foods-a-moment-of-honesty/

http://www.themindrestrained.org/columns/gmo/why-is-monsanto-killing-indian-farmers-theyre-not/

 

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L'EUROPE et la CHINE FACE à l'INNOVATION

----------------------------------------------------------

DIVERGENCES

Divergence, Convergence, and Innovation: East-West Bioscience in an Anxious Age, William Hoffman and Leo Furcht. Asian Biotechnology and Development Review Vol. 16 No.3, pp 3-23

http://www.ahc.umn.edu/mbbnet/hoff/Hoffman&Furcht.pdf

COLLABORATION

Le projet « Breeding to Optimize Chinese Agriculture » (OPTICHINA)

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2214514115000422

 

---------------------

AGRICULTURE

----------------------

AXER les NEGOCIATIONS sur le CLIMAT sur l'AGRICULTURE ?

http://www.scidev.net/global/climate-change/opinion/climate-talks-focus-agriculture.html   

L'INTERET ENVIRONNEMENTAL de PRODUIRE EFFICACEMENT de la VIANDE

To make meat greener, make it more efficiently, Nathanael Johnson

http://grist.org/food/the-practical-case-for-producing-meat-more-efficiently/

Il y a URGENCE DE REFORMES STRUCTURELLES ! par Philippe Faucon

http://www.safagridees.com/publication/il-y-a-urgence-de-reformes-structurelles/

 

 

5. Vidéos

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BALIVERNE (opus 2) : Dans le bio on n'utilise pas de pesticides

--------------------------------------------------------------------

https://www.youtube.com/watch?v=drh9KzVqMv0&feature=youtu.be

 

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MANGER BIO : QUELS BENEFICES pour le CONSOMMATEUR ?

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Avec Bernard le Buanec (Académie des technologies, Académie d'agriculture de France)

https://vimeo.com/131901092

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Published by Marcel Kuntz - dans Actu
28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 11:12

La participation de non-professionnels à des projets scientifiques n’est pas nouvelle. A titre d’exemple, des botanistes amateurs peuvent connaitre les plantes aussi bien, voire mieux, que les professionnels. Pendant des siècles, la classification des plantes, la collecte de graines, etc. ont existé sans s’habiller du terme « participatif ».

Bien sûr, on peut énumérer les raisons pour que les scientifiques se fassent aider par des citoyens, et argumenter que seraient en baisse la confiance du grand public envers « la science », l’attrait des jeunes pour les disciplines scientifiques, et plus généralement pour la culture scientifique. Admettons que cela appelle des rencontres nouvelles entre scientifiques et non-scientifiques.

 

Pas d’inquiétude donc au sujet de la promotion d’une « science participative » ?

Ne soyons pas naïfs ! Toute adjectivation de la science répond à des objectifs de pouvoir politique. Rappelons la « science prolétarienne » en opposition à la « science bourgeoise », la « physique aryenne » en opposition à la « physique juive » (Einstein).

 

Derrière le terme « sciences participatives », il faut distinguer les démarches qui visent à plus de science de celles qui veulent une autre science.

Le problème est, ici, que la ruse des secondes est de se mêler aux premières - qui servent de cautions. Les associations de malades sont ainsi souvent instrumentalisées, dans des colloques par exemple, comme étant exemplaires de la science participative. Qui peut être contre le rapprochement de la médecine et des malades ? Les deux parties ont chacune intérêt à plus de science, même s’il peut y avoir des divergences de vues.

Derrière ces cautions, d’autres veulent au contraire une autre science, comme ils rêvent d’un « autre monde ». Dans ce cas, le concept de  sciences « participatives » n’est pas éloigné de celui de sciences « citoyennes ». Il s’agit de contrôler l’activité scientifique afin que la science ne produise pas des technologies qui n’ont pas l’heur de plaire à une certaine vision du monde.

 

Une déclinaison de la démocratie participative

Le terme de « sciences participatives » fait parfois écho à celui de « démocratie participative ». Cette dernière est probablement souhaitable si elle est synonyme de démocratie locale.  Cependant, les dangers de la « démocratie participative » ont été soulignés lorsqu’elle se fonde sur les peurs ou lorsqu’elle est monopolisée par groupes d’intérêt qui disent parler au nom des citoyens.

Il en va de même lorsque la science participative est justifiée par de prétendues lacunes du savoir scientifique pour appréhender les « incertitudes » (souvent politiquement construites) au sujet des nouvelles technologies honnies par certains.

 

Les « sciences participatives » dans l’idéologie postmoderne

L’idéologie postmoderne comprend un ensemble de déconstructions qui incluent celle des valeurs des Lumières. Elle n’ouvre pas seulement la porte à toutes sortes de charlatanisme,  elle promeut un relativisme au cœur même de l’activité scientifique.

Nous basculons ici des illusions scientistes d’un Progrès inéluctable par la Science vers un excès inverse : une science qui ne serait qu’une opinion comme une autre, qui produirait plus de mal que de bien, et qui par conséquent doit être maintenue sous contrôle « citoyen », c'est-à-dire captive.

 

La science captive a ses théoriciens au sein des Institutions scientifiques

La « coproduction de savoir » entre scientifiques et « parties prenantes » ou « profanes » (pour reprendre la novlangue du postmodernisme sociologisant ; voir un glossaire) améliorerait la conception des expérimentations scientifiques. Le fiasco de l’essai de sociologie postmoderne appliquée de l’INRA-Colmar montre qu’il s’agit d’une illusion.

L’évaluation scientifique des risques est l’une des cibles favorites des « déconstructeurs » qui souhaitent la relativiser, la sociologiser et la politiser (souvent en abolissant, par glissement sémantique, la différence entre l'évaluation scientifique des risques et leur gestion ; la seconde étant bien du ressort du « politique »).

Cette idéologie, hégémonique dans les institutions scientifiques dès qu’il est question de « controverse », ne dissimule plus ses ambitions de mainmise sur la science.

 

En résumé

Lorsqu’elle crée ou instrumentalise des peurs ou des émotions, la science « participative » - ou « démocratie technique » ou « citoyenneté scientifique » (quel que soit le vocable dont on l’habille) - a un objectif partisan. Sous couvert de science comme « tache collective » ou comme l’ « affaire de tous », il s’agit de mettre en cause l’autonomie et l’indépendance de la science.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 13:16

Notre nouvelle publication

Challenges facing European agriculture and possible biotechnological Solutions

A. Ricroch, W. Harwood, Z. Svobodová, L. Sági, P. Hundleby, E.M. Badea, I. Rosca, G. Cruz, M.P. Salema Fevereiro, V. Marfà Riera, S. Jansson, P. Morandini, B. Bojinov, S. Cetiner, R. Custers, U. Schrader, H-J. Jacobsen, J. Martin-Laffon, A. Boisron, M. Kuntz
Critical Reviews in Biotechnology

 

Résumé

L’agriculture est confrontée à de nombreux défis afin de maximiser les rendements tout en produisant d'une manière écologiquement durable. Dans la présente étude, nous analysons les grands défis agricoles identifiés par les agriculteurs européens (principalement liés aux bio-agresseurs) dans 13 pays, à savoir Belgique, Bulgarie, République tchèque, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Portugal, Roumanie, Espagne, Suède et Royaume-Uni, ainsi que Turquie, pour les 9 plus grandes cultures (blé, maïs, orge, colza, tournesol, olive, vigne, betterave, pommes de terre). Ces bio-agresseurs des cultures sont des champignons ou des insectes, ou des maladies virales ou bactériennes et même des plantes parasites qui ont un impact important sur le rendement et la qualité de la récolte.

Des enquêtes nationales ont été menées pour identifier ces défis. Nous avons ensuite examiné comment ces défis agricoles ont été abordés par la recherche publique et privé, en utilisant soit la sélection variétale classique, la sélection assistée par marqueurs, la transgénèse, la cisgénèse, la technologie des ARN interférents ou la mutagenèse. Nous avons d’abord collecté la littérature scientifique et l’avons analysée par une exploration de texte informatique (il s’agit de la première utilisation d’un tel logiciel pour une analyse de la littérature scientifique sur l'amélioration des plantes et la recherche en biotechnologie agricole). Nous avons ainsi mesuré la part du génie génétique et celles d’autres approches.

Pour ces 9 grandes cultures en Europe, 128 défis liés aux bio-agresseurs ont été identifiés. 40% de ceux-ci ne sont pas pris en compte ni dans la littérature scientifique, ni dans les programmes de recherche publics européens récents (non-publiés). Le secteur privé se consacre uniquement à un nombre limité de ces défis « négligés ». Par conséquent, il existe un gouffre entre les besoins des agriculteurs et les recherches effectivement menées.  Nous fournissons également des preuves quantitatives que la situation politique actuelle (opposée aux OGM) dans certains pays européens est un obstacle à cette recherche afin de relever ces défis agricoles dans l'avenir. Cette étude devrait également contribuer à éclairer le processus de prise de décision sur les futurs consortiums internationaux de recherche afin de combler les déficits de la recherche identifiés.

 

A NOTER le décrochage de la France qui mène aujourd’hui moins de programmes de recherche que la République Tchèque ! Le Royaume-Uni est devenu le leader européen grâce notamment à des gouvernements qui ont soutenu les biotechnologies végétales…

 

 

A noter également ces publications précédentes récentes

Les plantes biotechnologiques du futur

Next biotech plants: new traits, crops, developers and technologies for addressing global challenges.
Agnès E. Ricroch
, and Marie-Cécile Hénard-Damave

Critical Reviews in Biotechnology

 

La biosécurité des aliments issus des biotechnologies

Looking back at safety assessment of GM food/feed: an exhaustive
review of 90-day animal feeding studies. 

Agnès E. Ricroch, Audrey Boisron, Marcel Kuntz
International Journal of Biotechnology, vol.13
(4), mise en ligne avril 2015

Cette publication compile les études toxicologiques dites sub-chroniques
sur animaux de laboratoire nourris pendant 90 jours par des aliments
dérivés de plantes transgéniques :

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2015/04/nouvelle-compilation.html
(voir aussi la synthèse des résultats des autres types d’études dont les résultats vont tous dans le même sens)

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 20:42

LETTRE d'INFORMATIONS sur les PLANTES GENETIQUEMENT MODIFIEES
N° 235. 23 juin 2015
**********************************************************************
LettreInfoPGM : conforme aux faits, sans conformisme. Pour vous abonner gratuitement:
https://listes.ujf-grenoble.fr/sympa/info/lettreinfopgm

 

Sommaire

1. Dossiers scientifiques

2. Economie

3. Du côté du Vatican

4. Du côté des activistes et de leurs critiques

5. Du côté des opportunistes

 

 

1. Dossiers scientifiques
------------------------------------------
DOSSIER « GENE EDITING » de l'INRA
-------------------------------------------
Des éléments d'informations et de réflexions sur les nouvelles  
méthodes de modifications ciblées des gènes :
http://www.inra.fr/Chercheurs-etudiants/Biotechnologies/Tous-les-dossiers/Modifications-ciblees-des-genes-l-ere-post-OGM
Pour rappel, la politique scientifique de l'Inra en matière de  
biotechnologie végétales :
http://institut.inra.fr/Reperes/Documents/Positions-institutionnelles/Biotechnologies-vegetales
Voir aussi la présentation « Evolution attendue des textes réglementaires et des pratiques
commerciales pour les nouvelles plantes biotechnologiques » par Agnès Ricroch :

http://www.fondationecologiedavenir.org/Colloque_Les_nouveaux_OGM/Agnes_Ricroch.htm
 

Et aussi : L’Inra signale à la justice avoir introduit sur le marché un animal issu d’un programme de recherche. Les faits :

http://institut.inra.fr/Toutes-les-actualites/Inra-signale-a-la-justice-avoir-introduit-sur-le-marche-un-animal-issu-d-un-programme-de-recherche

 

-----------------------------------------------------------
DOSSIER d'INFORMATION SCIENTIFIQUE

sur les POMMES de TERRE RESISTANTES au MILDIOU
-----------------------------------------------------------
http://www.vib.be/en/news/Documents/VIBdossierPipommesdeterre_FR.pdf


2. Economie
---------------------------------------------------------------
IMPLICATIONS du  CHANGEMENT CLIMATIQUE

pour la SECURITE ALIMENTAIRE et  le COMMERCE
----------------------------------------------------------------
Le livre « Climate Change and Food Systems: Global assessments and  
implications for food security and trade » publié par la FAO:
http://www.fao.org/news/story/fr/item/294214/icode/

----------------------------------------------------------------------------
IMPACTS ECONOMIQUES, sur l'UTILISATION des TERRES et les EMISSIONS
de GAZ à EFFET de SERRE si les PGM ne DEVAIENT plus être UTILISEES aux  
ETATS-UNIS
-----------------------------------------------------------------------------
Le rapport de l'Agricultural and Applied Economics Association conclut  
que si nous ne disposons pas d'un accès à la technologie des OGM, une  
quantité importante de terres devrait être convertie à partir d'autres  
cultures, les pâturages les terres cultivées, les pâturages, et de la  
forêt pour répondre à la demande alimentaire mondiale. Les prix du  
maïs et du soja augmenteraient de 28 et 22% respectivement.  En règle  
générale, les économies en raison de l'utilisation de cultures OGM aux  
États-Unis sont dans la fourchette de 7 à 17% des émissions agricoles  
mondiales.
Le rapport :
Evaluation of Economic, Land Use, and Land Use Emission Impacts of  
Substituting Non-GMO Crops for GMO in the US - Taheripour et al (2015)
http://ageconsearch.umn.edu/handle/204907

-------------------------------------------------------------------------
ANALYSE EMPIRIQUE de l'IMPACT COMMERCIAL de l'APPROBATION
REGLEMENTAIRE ASYNCHRONE de NOUVELLES PGM
-----------------------------------------------------------------------------
La publication définit des indices pour évaluer l'étendue de  
l'asynchronisme et la rigueur relative des autorisations d'approbation  
dans 40 pays, en ce qui concerne le cotonnier, le maïs et le soja. Les  
résultats montrent que l'approbation asynchrone a négativement impacté  
les flux commerciaux de ces récoltes, un effet amplifié par les  
politiques restrictives sur les PGM.
La publication:
Empirical evidence on the trade impact of asynchronous regulatory  
approval of new GMO events. Rosane Nunes de Faria, Christine Wieck.  
Food Policy, Volume 53, May 2015, Pages 22?32
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0306919215000251

--------------------------------------------------
Les GAINS de la BIO GRACE aux PGM
--------------------------------------------------
Cet article documente l'argument selon lequel, sans la  
commercialisation de variétés de cultures GM dans le milieu des années  
1990, les secteurs de production et des produits alimentaires  
biologiques ne seraient pas à leur niveau d'aujourd'hui. Autrement  
dit, la commercialisation des cultures GM a fait que l'industrie du  
Bio est mieux lotie que si les cultures GM n'avaient pas été  
commercialisées.
La publication :
The Unintended Consequences of Technological Change: Winners and  
Losers from GM Technologies and the Policy Response in the Organic  
Food Market. Stuart Smyth , William Kerr and  Peter W. B. Phillips.  
Sustainability 2015, 7(6), 7667-7683  http://www.mdpi.com/2071-1050/7/6/7667


3. Du côté du Vatican
----------------------------------------------------------------
ENCYCLIQUE LAUDATO SI' du PAPE FRANÇOIS sur la SAUVEGARDE de la MAISON COMMUNE
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http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html
(Voir « L'innovation biologique à partir de la recherche »,  paragraphes 130 à 136)
Commentaires : http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Les-cles-pour-comprendre-l-encyclique-sur-l-ecologie-du-pape-Francois-2015-06-18-1324985


4. Du côté des activistes et de leurs critiques
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« MONSANTO est-il le DIABLE ? »
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La force des manifestants contre Monsanto, c'est qu'ils racontent, et  
qu'ils se racontent, une « histoire », une conspiration, « le bien  
contre le mal ». Lire la suite : http://www.forumphyto.fr/2015/05/27/monsanto-est-il-le-diable/

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Y a-t-il des « OGM CACHES » en FRANCE ?
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Une vidéo d'Agriculture et Environnement:
https://www.youtube.com/channel/UCxooxCiflBsJJ3PnGRg69jA

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CEUX qui ont CHANGE d'AVIS
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Stephen Tindale, Directeur  exécutif de Greenpeace UK de 2001 to 2005,  
accuse son ancienne organisation de faire passer l'idéologie avant  
l'action humanitaire en visant de manière répétitive le développement  
des OGM.
http://www.telegraph.co.uk/news/earth/agriculture/crops/11661016/Campaigning-against-GM-crops-is-morally-unacceptable-says-former-Greenpeace-chief.html

Mark Lynas dénonce la résistance politique à l'adoption de  
technologies nouvelles et améliorées, en particulier dans la sélection  
des semences, et son importation en Afrique par les ONG des pays  
riches et au programme idéologiquement néo-colonialiste, qui voient  
la pauvreté comme digne et veulent laisser en permanence les  
agriculteurs dans des modes de subsistance.
http://www.marklynas.org/2015/06/africa-must-modernise-its-farms-in-order-to-fight-hunger-and-poverty/

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CEUX qui PERSISTENT
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dans la SOURICIERE
Au sujet des allégations de Benjamin Sourice, un activiste  
professionnel, affirmant dévoiler « la stratégie de diffamation du  
lobby OGM » dans laquelle le site Imposteurs jouerait un rôle central :
http://imposteurs.over-blog.com/2015/05/lanceurs-d-alertes-reponse-a-benjamin-sourice.html
et aussi :
« Petite leçon de propagande à l'usage des lobbyistes citoyens et  
professionnels », par A. Kollantaï
http://imposteurs.over-blog.com/2015/05/petite-lecon-de-propagande-a-l-usage-des-lobbyistes-citoyens-et-professionnels-par-a-kollantai.html

dans la RATIERE
Une nouvelle publication du Criigen, annoncée en conférence de presse  
par Séralini et coll., a dosé la présence de pesticides dans la  
nourriture vendue pour les rats de laboratoires et affirme que les  
tests de toxicologie « avant commercialisation de produits chimiques  
et d'OGM sont faussés par l'alimentation des rats de laboratoire ».
NOUVELLES CRITIQUES :
http://www.examiner.com/article/seralini-claims-rat-chow-and-gmos-led-to-tumors
https://latheierecosmique.wordpress.com/2015/06/20/trad-une-scientifique-demonte-letude-de-seralini-sur-les-ogm-a-paraitre-dans-plos-one-une-tentative-infructueuse-de-redemption/

https://latheierecosmique.wordpress.com/2015/06/22/nouvelle-etude-seralini-quand-les-rats-de-monsanto-sont-gaves-au-roundup/ 
EPISODES PRECEDENTS :
http://www.geneticliteracyproject.org/glp-facts/gilles-eric-sralini/
Les FINANCEMENTs par l'ECOLOGIE POLITIQUE et l'INDUSTRIE du BIO :
http://www.geneticliteracyproject.org/2015/06/18/organic-industry-and-other-funders-behind-seralinis-anti-gmo-studies/

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Des SCIENTIFIQUES ITALIENS VILIPENDES
au sujet de la DIFFUSION de la BACTERIE XYLELLA FASTIDIOSA
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Lors de la dernière année, les scientifiques des plantes de divers  
instituts de Bari ont vu leur travail critiqué par des militants  
locaux. Plus récemment, ils ont été l'objet d'une enquête de police  
pour savoir s'ils sont responsables de l'introduction de la bactérie  
Xylella fastidiosa dans les Pouilles, responsable d'une maladie des  
oliviers. Selon certains, l'épidémie a été causée par des bactéries  
que les scientifiques avaient apportés de Californie pour un stage de  
formation européen à l'Institut Agronomique Méditerranéen de Bari  
(CICC). Pour les scientifiques, la souche des Pouilles est différente  
des souches utilisées lors de l'atelier, et l'infection a été importée  
avec des plantes ornementales en provenance du Costa Rica, où la  
souche endémique Xylella correspond à la souche des Pouilles. La  
dissémination de la maladie aurait été favorisée par le refus  
d'agriculteurs et d'écologistes des mesures de confinement, qui  
consistaient à déraciner les arbres et à pulvériser des pesticides.
http://www.nature.com/news/italian-scientists-vilified-in-wake-of-olive-tree-deaths-1.17651


5. Du côté des opportunistes
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SHOW MEDIATIQUE ROYAL contre le ROUNDUP
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http://www.lefigaro.fr/jardin/2015/06/19/30008-20150619ARTFIG00391-jardin-comment-desherber-sans-roundup.php
et aussi sur le NUTELLA :
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/18/31003-20150618ARTFIG00297-nutella-lettre-d-un-ingenieur-agronome-a-segolene-royal.php

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ENVOYE SPECIAL (France 2) : RETOUR sur un DOCU-MENTEUR

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Peut-on encore manger des pommes en toute sécurité ? par Françoise  
Dosba, François Lafitte et Yves Lespinasse (membres de l'Académie  
d'Agriculture de France s'exprimant dans la lettre de l'Académie)
http://www.academie-agriculture.fr/system/files_force/publications/newsletter/2015/20150615lettre29.pdf
(voir page 3)
Pour rappel, l'enquête de l'AFIS : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2417
 

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POLLINIS et la NEBULEUSE LAARMAN
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Pétitions, demandes de dons, vidéos : Internet est devenu l'espace  
privilégié d'un marketing associatif bien particulier, dont la  
famille Laarman a fait un véritable business.
http://agriculture-environnement.fr/a-la-une/article/pollinis-balade-dans-la-nebuleuse-laarman

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 19:43

 

                                                                                                               Mis à jour le 25 août 2015

        Les destructions d’expérimentations de champ d’OGM ont été initiées en France en 1997 (un essai de Monsanto). Dès 1999, la recherche publique fut attaquée elle-aussi. Des essais de deux équipes de l’INRA, en collaboration avec le CETIOM, réalisés à Gaudiès (Ariège) ont été détruits le 2 juin 1999 et le 13 avril 2000.

Ces expérimentations au champ étaient destinées à évaluer les possibilités de croisements entre le colza et la ravenelle, une espèce sauvage apparentée. Au total j’ai pu répertorier environ 80 actes de destructions contre des expérimentations de la recherche publique en Europe. La plupart examinaient des questions utiles pour l’évaluation de risques (voir OGM, la question politique, PUG, 2014).

Dans un certain nombre de cas, d’autres dommages à des propriétés, des menaces ou des violences contre des personnes ont été constatés. Aucune destruction n’a pu être empêchée par des tentatives de dialogue engagées par les chercheurs.

 

Une composante anti-science

Ces destructions ne se sont pas limitées à des essais en champ. Le 5 juin 1999, un groupe emmené par José Bové pénétrait par effraction dans une serre du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), où furent détruits des cultures de riz et des ordinateurs. Selon les anti-OGM, cette action « visait à dénoncer les dérives de la recherche publique française en matière d’OGM ». Les affiches collées par les assaillants étaient explicites : « Démasquons les chercheurs. Vidons les laboratoires »…

Le Cirad a aujourd’hui abandonné ses recherches en matière d’OGM. Le 13 juillet 2013, l’INRA a du détruire le dernier essai au champ d’OGM en France, en l’occurrence des peupliers, faute de prolongation de l’autorisation par le gouvernement.

 

Plus d’essais au champ, voici les intrusions dans les laboratoires

En France, une nouvelle phase vers un contrôle de la recherche publique sur les OGM par des groupes politisés s’est ouverte le 23 mai 2011 : des activistes ont investi le Centre INRA d’Angers (Beaucouzé) pour s’opposer à des expérimentations en milieu confiné de poiriers transgéniques résistants au feu bactérien. Cette intrusion était qualifiée, dans la phraséologie anti-OGM, d’« inspection citoyenne ».

Le 25 juin 2014 une nouvelle intrusion a eu lieu dans un laboratoire de l’ENS de Lyon associé à l’INRA pour s’opposer au projet Genius. Ce projet de recherche porte sur «  la technologie des nucléases [qui] permet désormais des modifications du génome végétal d’une très grande précision».

Le 2 octobre 2014 une intrusion a eu lieu à l’INRA d’Avignon, toujours en opposition au projet Genius.

Le 17 août 2015 une intrusion a eu lieu à l'INRA de Colmar contre un projet de vigne pourtant abandonné suite à des destructions en 2009 et 2010.

 

Après 15 ans d’attaques, toujours aucune stratégie opérationnelle pour s’y opposer

Sur le site du projet Genius on peut lire que « des avancées récentes en transgénèse proposent maintenant des réponses à certaines craintes citoyennes ». Peut-on réellement penser qu’une avancée technique va dissiper les « craintes ». N’est-ce pas ignorer que ces peurs ont été politiquement construites et qu’il n’est pas question pour les opposants de les laisser s’éteindre.

Lors de l’intrusion à Angers, la réaction de l’INRA a été d’organiser des « débats ». Le premier a impliqué une chercheuse responsable du projet face à un scientifique anti-OGM notoire qui a rodé son discours militant depuis une vingtaine d’années. Dès le second débat les lobbies de l’écologie politique invités étaient en surnombre. Lors des trois débats le logo du « collectif nos campagnes sans OGM » (qui soutient les destructeurs d'expérimentations) figurait à côté de celui de l’INRA ! Peut-on réellement croire qu’une telle approche relativiste, pour ne pas dire de capitulation en rase campagne, va avoir d’autres effets que celui d’encourager les opposants à s’en prendre à d’autres cibles. VIDEO

Les débats sur les OGM ont déjà eu lieu, notamment sous l’égide de parlementaires entre 1998 et 2005, qui ont auditionné toutes les parties intéressées. L’INRA, sous la houlette de sociologues postmodernes, s’est essayé entre 2005 et 2010 à un projet participatif pour son essai de vigne à Colmar : je ne reviendrai pas sur ce coûteux fiasco, déjà évoqué.

 

Quel sens peut avoir, pour la recherche publique, de débattre avec des militants politiques dont le but réel est de mettre des bâtons dans les roues de l’économie, en sabotant les innovations techniques ? Les chercheurs vont-ils négocier avec eux la « sortie du capitalisme » ?

 

Syndrome de Stockholm ?

Victime de violences, d’intimidations, de marchés de dupes (Colmar par exemple) : la recherche publique est prise en otage par des manœuvriers politiques.

Prise d’otages et situation hautement stressante (les chercheurs ne sont pas formés à de tels affrontements sans scrupule) peuvent donner lieu au syndrome dit de Stockholm, un aménagement psychologique qui voient les victimes se solidariser avec leurs agresseurs, et même s’identifier à eux.

Exagération ? Que chacun en juge : en 2013 l’INRA de la Région PACA a accepté la proposition d’un lobby de l’écologie politique (Fondation Sciences Citoyennes, FSC) d’un « partenariat » sensé amener les chercheurs à réfléchir sur « leur responsabilité sociale et environnementale » (une convention a même été signée).

Ironie de l’histoire, à quelques jours de l’intrusion à Avignon a eu lieu un Café des Sciences « Citoyen » dans la même ville, afin de présenter un dispositif de « partenariat Institutions-Citoyens pour la recherche et l’innovation » (PICRI). Son annonce porte le logo de FSC et de l’INRA. Dans son Comité d’organisation cohabite (entre autres) le Président du Centre de Recherche INRA-PACA et un militant de FSC, pétitionnaire habituel du lobby écologiste et soutien d’« Appel public à la solidarité financière avec les faucheurs volontaires »…

 

A voir la détérioration, année après année, de la situation de la recherche publique (il est vrai que les deux derniers gouvernements y ont fortement contribué), ne serait-il pas temps d’envisager une véritable stratégie de résistance face à une idéologie liberticide, plutôt que d’illusoires tactiques d’évitement ?

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