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  • : OGM : environnement, santé et politique
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Introduction

Le propriétaire de ce site ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Il n'est payé ni par Monsanto, ni par Carrefour, ni par Greenpeace... (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

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L'auteur

Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes, ses seules sources de revenus. Ses analyses n'engagent pas ses employeurs.

Dernier ouvrage:

L'affaire Séralini: l'impasse d'une science militante

Autre ouvragecouv grand public :

OGM, la question politique

 

 

Ouvrage précédent: Les OGM, l'environnement et la santé  

 

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 14:20
Analyse de la stratégie de l’INRA sur l’édition de génome

Certains passages (entre guillemets) du document de l’INRA sur sa « stratégie » concernant les nouvelles biotechnologies sont reproduits ici suivis de commentaires qui se veulent constructifs, mais sans complaisance eu égard à la gravité de la situation.

 

 « Face aux enjeux de la transition agro-écologique et de la résilience des systèmes alimentaires au changement climatique, l’Inra produit des connaissances et met en œuvre ses compétences et son savoir-faire pour proposer des solutions innovantes dans le domaine des productions végétales ». […] « L’Inra possède une expertise reconnue en génétique et amélioration des plantes »

 

En réalité, l’INRA a abandonné en rase campagne ses chercheurs en biotechnologies végétales et ceux qui ont œuvré pour défendre les faits scientifiques dans ce domaine. La transgénèse végétale, dans laquelle l’INRA avait beaucoup investi, n’est même plus évoquée. « Solutions innovantes » ? Oui, mais en choisissant les « innovations » pour ne pas déplaire à certains mouvements politiques ?

 

« Compte tenu de la complexité des défis à relever, l’institut mobilise, dans le cadre d’approches systémiques, les équipes de recherche dans les domaines de l’agronomie, de la génétique, des biotechnologies, de la protection des plantes, de l’écologie, des sciences numériques et des sciences sociales et économiques. Il lui apparaît en effet indispensable de combiner l’ensemble des leviers disponibles pour proposer des innovations répondant aux Objectifs de Développement Durable des Nations-Unies. »

 

En réalité, sous la pression d’un précédent Ministre de l’Agriculture, S. le Foll, qui a compris la valeur médiatique (concept-valise) de l’agroécologie (un axe de recherche parmi d’autres de l’INRA transformé en slogan), l’INRA ne combine plus « l’ensemble des leviers disponibles », mais a accepté « d’enlever des roues au tracteur ». Ainsi l’agroécologie est devenue pierre angulaire d’un affichage politique en adéquation avec l’air du temps.

 

« Les technologies d’édition des génomes font aujourd’hui partie des leviers disponibles en génétique et amélioration des plantes. Compte tenu des débats sociétaux et réglementaires relatifs à ces technologies, la direction de l’Inra souhaite clarifier sa stratégie d’utilisation de l’édition des génomes dans le cadre de ses recherches sur les végétaux, au vu de différents éléments de contexte ».

 

Cadre réglementaire européen

« L’arrêt du 25 Juillet 2018 de la Cour de Justice de l’Union Européenne indique que tous les organismes obtenus par mutagenèse sont des organismes génétiquement modifiés (OGM) et que seuls ceux issus de techniques traditionnelles de mutagenèse développées antérieurement à l’adoption de la directive n° 2001/18 sur les OGM sont exclus de son champ d’application. Les variétés dont le génome est modifié par les technologies d’édition du génome sont donc soumises aux procédures d’évaluation des risques, d'autorisation, de traçabilité et d'étiquetage des OGM, ceci même si les modifications ne se traduisent pas par l’introduction d’un fragment d’ADN exogène. »

 

Nous avons, il y a plus de 2 ans, publié divers articles, et notamment celui-ci, qui analysent les problèmes de la réglementation européenne et expliquent pourquoi les nouvelles biotechnologies vont subir le même sort que les OGM en l’état actuel de la réglementation. Nous avons, par conséquent, suggéré des approches réglementaires nouvelles.

 

Éléments de stratégie

« La stratégie de l’Inra en matière d’utilisation des technologies d’édition des génomes de plantes […] s’articule autour de 6 principes conformes aux valeurs de l’Institut et s’appuie sur l’expertise de l’Inra en matière de génétique et d’amélioration des plantes »:

1er principe – Maintien d’une capacité d’expertise en accord avec la mission de recherche publique de l’Inra.

« L’Inra considère qu’il relève de ses missions de recherche publique et de sa responsabilité sociale d’explorer les bénéfices potentiels des technologies d’édition des génomes en amélioration des plantes mais également d’analyser leurs limites et de caractériser les risques éventuels sanitaires, environnementaux ou socio-économiques des produits dérivés et des modes d’utilisation de ces produits. Il considère qu’il serait inconséquent de laisser cette responsabilité aux seuls acteurs publics et privés étrangers et de démunir la France d’une capacité d’expertise, indispensable à toute action publique sur les plans politique, réglementaire, économique et environnemental. »

 

En réalité, comme le dossier OGM l’a montré, l’action publique ne tient que rarement compte de l’expertise de la recherche publique si cette dernière ne pèse rien médiatiquement (faute de ne pas s’être doté des moyens de peser…) (voir mon livre « OGM, la question politique », PUG). Comme le montre régulièrement le Collectif Science-Technologies-Actions, cette tendance ne se limite pas aux OGM.

 

2e principe - Des technologies indispensables à l’acquisition de connaissances.

« Les nouvelles technologies d’édition du génome permettent d’explorer la variabilité génétique et d’étudier la fonction, la régulation et l’évolution des gènes, essentielles à l’amélioration des connaissances et à la compréhension du vivant. Elles contribuent à l’émergence de nouveaux fronts de science, que l’Inra se doit d’explorer. »

 

En réalité, il est illusoire (si tel est le but) de se réfugier derrière des recherches non-appliquées (améliorer la connaissance) en espérant la bienveillance des forces politiques anti-technologies, car celles-ci sont aussi devenues anti-science. L’expérience de plus de 20 ans sur le dossier des OGM montre que des mouvements anti-capitalistes radicaux ont ciblé les innovations (qui nourrissent ledit « capitalisme »), puis la science elle-même (qui nourrit lesdites « innovations »). Faute d’une stratégie cohérente des instituts de recherche publique pour la contrecarrer, cette dérive a colonisé une partie du spectre politique qui se réclamait autrefois d’être proche de la science.

 

3e principe – Utilisation des technologies d’édition du génome en amélioration des plantes.

« L’évaluation des possibilités offertes par les techniques d’édition du génome, est légitime au sein de l’Inra, en complément des outils classiquement utilisés pour l’amélioration des plantes. Les caractères et les espèces cibles seront choisis dans un objectif de bien commun, pour des usages et des systèmes de production s’inscrivant dans une logique de durabilité environnementale, économique et sociale, par exemple en vue de la réduction des pesticides de synthèse ou de l’adaptation au changement climatique. »

 

Cocher toutes les cases de la pensée médiatiquement dominante semble devenu un exercice inévitable pour les instituts de recherche publique. Les faits étant têtus, il est rappelé ici notre publication de 2015 qui analysaient les grands défis agricoles identifiés par les agriculteurs européens (principalement liés aux bio-agresseurs) dans 13 pays : pour 9 grandes cultures en Europe, 128 défis liés aux bio-agresseurs ont été identifiés. 40% de ceux-ci ne sont pas pris en compte ni dans la littérature scientifique, ni dans les programmes de recherche publics européens récents. Le secteur privé se consacre uniquement à un nombre limité de ces défis « négligés ». Par conséquent, il existe un gouffre entre les besoins des agriculteurs et les recherches effectivement menées.  

 

4e principe – Conduite des expérimentations.

« La création et la caractérisation des plantes obtenues par édition de génome sont conduites en milieu confiné, au laboratoire et en serre, dans le respect de la réglementation européenne et nationale. La justification d’essais au champ pour consolider leur évaluation agronomique, technologique et environnementale sera soumise à un comité d’experts rattaché au Directeur Général Délégué aux Affaires Scientifiques de l’Inra, avant de les soumettre aux instances prévues par la réglementation en vigueur, en France comme à l’étranger. Ce comité, dont la composition sera définie après avis du Conseil Scientifique de l’Inra, évaluera l’opportunité d’utiliser les technologies d’édition des génomes par rapport aux méthodes alternatives et la contribution potentielle des innovations variétales envisagées à la transition agro-écologique. »

 

En réalité, l’INRA ne pourra pas mener d’expérimentations au champ de telles plantes, car la première expérimentation qui serait entreprise concentrerait immédiatement l’action de groupes violents. Rappelons ici que ceux-ci se sont livrés à 80 attaques contre la seule recherche publique dans le cas des OGM (voir ma publication) et ont depuis longtemps rebaptisé d’autres technologies (non-transgéniques) « OGM-cachés » pour poursuivre leurs exactions.

En réalité, l’acte de décès des essais au champ de produits biotechnologiques a été signé le 13 juillet 2013 (ma tribune) lorsque l’INRA a du détruire sa dernière expérimentation au champ (de peupliers transgéniques) faute de réponse favorable du Ministère.

 

5e principe – Ouverture de la recherche.

« En matière d’utilisation des technologies d’édition des génomes en amélioration des plantes, l’Inra reste fidèle à ses principes d’ouverture, et encourage la co-construction de projets de recherche dans le cadre d’approches pluridisciplinaires et multi-acteurs. »

 

En réalité, et en matière de « co-construction », l’INRA ne semble pas avoir tiré toutes les leçons du fiasco de son projet « co-construit » sur une vigne au porte-greffe transgénique (Lire les détails) à Colmar, inspiré par des sociologues postmodernes.

Désemparés par les querelles politiques autour de certaines technologies, il est tentant pour les scientifiques d’appeler à la rescousse des sociologues. Le risque est de ne pas s’apercevoir qu’il ne s’agit pas d’une sociologie “universelle”, mais d’une chapelle idéologique qui décline toujours la même forme particulière de pensée, déconstructrice des valeurs des Lumières (voir mes publications).

 

6e principe – Propriété intellectuelle.

« L’Inra soutient la liberté d’accès à l’ensemble des ressources génétiques telle que prévue par les accords internationaux. Il défend le Certificat d’Obtention Végétale (COV), qui garantit le progrès génétique et sa diffusion aux agriculteurs, reconnaît le droit des agriculteurs à produire et utiliser des semences de ferme, et encourage le progrès génétique par l’accès libre et gratuit au fond génétique tout en assurant une rémunération des investissements en recherche et développement des sélectionneurs. Si le régime de propriété intellectuelle des variétés végétales venait à évoluer, l’Inra défendrait les valeurs associées au certificat d'obtention végétale (COV) et la non brevetabilité des plantes issues d’édition du génome ».

 

Ce « principe » ignore que des inventions des laboratoires de la recherche publique ne mènent pas forcément à un COV. Il reste donc nécessaire d’assurer d’une protection intellectuelle de ces inventions en amont pour éviter le pillage (déjà largement réalisé par certains pays…). Ce qui est le rôle des brevets. Brevets et COV sont donc complémentaires.

Ce passage ignore que la législation européenne sur les brevets « reconnaît le droit des agriculteurs à produire et utiliser des semences de ferme » et apparait comme un alignement sur l’idéologie « anti-capitaliste » évoquée ci-dessus et dont la première manifestation anti-technologique a été justement une hostilité aux brevets biotechnologiques (dès 1980; voir voir « OGM, la question politique », PUG).

 

En conclusion. La recherche publique a perdu la bataille des plantes transgéniques. Les directions de l’INRA en portent une part de responsabilité devant l’Histoire. Les circonstances étaient bien sûr difficiles en raison des contraintes liées aux dissensions idéologiques internes (particulièrement à l’INRA, révélées lors de la querelle des OGM, et jamais maîtrisées) et en raison de la trahison des responsables politiques (qui ont d’abord soutenu les biotechnologies avant de se renier).

Ne nous leurrons pas : la recherche publique est en passe de perdre la bataille des nouvelles biotechnologies. Les mêmes causes produisent en effet les mêmes effets. Ce qui est contestable dans le présent document de l'INRA, et pour des raisons éthiques doit être contesté, c’est la non-prise en compte de faits pourtant établis, au profit de calculs politiques qui n’apparaissent plus de manière incontestable servir l’intérêt public.

 

Lire aussi concernant le même document une autre série de critiques d'un agronome.

Pour élargir la question, ma tribune « Pourquoi il est urgent que la science se rebelle contre les diktats du conformisme ».

Il faut toujours dire ce que l'on voit : surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit.  Charles Péguy

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 17:53

L’idéologie postmoderne (certains dirons post-soixante-huitarde), dominante chez les « élites » occidentales mondialisés (celle des « anywhere », par opposition aux « somewhere », comme analysé par David Goodhart dans son livre The road to somewhere), se définit comme un ensemble de « déconstructions »:

les Lumières, la science (qui ne serait qu’une opinion parmi d’autres), la réalité (remplacée par un relativisme généralisé), etc. Cette idéologie postmoderne a pris le pouvoir dans les institutions scientifiques, soumis au « politiquement correct » sous l’influence d’une « sociologisation » à outrance, via des chapelles devenues hégémoniques, comme la « sociologie des sciences » ou celle des « gender studies ».

Bien au-delà des sciences, cette idéologie tente de déconstruire la démocratie représentative (remplacée par une pseudo-démocratie « participative ») et bien sûr la nation (à laquelle les « somewhere », cette « France du bas », aurait le tort d’être attaché).

Cette postmodernité propage une doctrine cosmopolite qui voit l’identité nationale comme un particularisme offensant pour l’Autre. Sur le thème de la Nation (donc aussi de la République), cette « sociologie » a ceci de particulier qu’elle refuse obstinément de voir ce qu’il y a à voir…, de peur de « stigmatiser », tout à son obsession de « lutter contre les discriminations ».

Elle tente de théoriser la non-assimilation des nouveaux arrivants dans un pays et prône « une construction identitaire spécifique, fondée sur la valorisation des différences culturelles, linguistiques et religieuses. » Autrement dit, le multiculturalisme qui confond l’ouverture aux autres cultures (une valeur des Lumières) avec l’exaltation de la « diversité ».

Le penser-faux de la « sociologie » postmoderne

Prenons l’exemple du Canada : un opus récent d’une sociologue vante son caractère « Unis par la diversité ». Symptomatique de l’incapacité à voir ce qu’il y a à voir, un média bien-pensant canadien choisit pour une interview de l’auteur de l’illustrer par une photo qui résume (involontairement) les conséquences de la non-assimilation (les barbus devant, les femmes voilées au fond !). Dans son zèle diversitariste, au nom d’« accommodements raisonnables »,  l’idéologie postmoderne n’hésite pas à abandonner, pour certaines « communautés », une valeur civilisationnelle comme l’égalité homme-femme !

Ne pas abandonner sa propre civilisation

Comme il faut reconquérir les « territoires perdus » de la République  française - qui s’est paralysée à cause de l’idéologie postmoderne - il faut aussi reconquérir la place de la science dans la société. Alors qu'il y a encore peu, les institutions scientifiques défendaient l'idée que la société a tout intérêt à écouter les scientifiques, aujourd'hui les scientifiques devraient « s'aligner » sur des « valeurs » en vogue dans la société.

Déclinée par la sociologie des sciences, l’idéologie postmoderne affirme que la science n’est qu’une «construction sociale », celle d’une « communauté » partageant les mêmes présupposés. Relativisme oblige, tout autre discours « communautaire » possède la même valeur que celui des scientifiques reconnus.

Les conséquences d’une science en proie au conformisme postmoderne sont également un enjeu de civilisation.

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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 12:40

LETTRE d'INFORMATIONS sur les PLANTES GENETIQUEMENT MODIFIEES

N° 261.        20 septembre 2018

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Citation du jour : La science consiste à passer d'un étonnement à un autre (Aristote)

 

Abonnez-vous gratuitement ici :

https://listes.univ-grenoble-alpes.fr/sympa/subscribe/lpcv-lettreinfopgm      

 

Lire le n° précédent :

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2018/08/lettre-n-260-10-aout-2018.html

 

Sommaire

1. Edition de gènes

2. La science et les technologies dans l’ère de la post-vérité

3. Environnement & santé

4. Divers

 

 

1. Edition de gènes

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OUVRAGE COLLECTIF "AU DELA DES OGM"

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Le livre, dans la collection de l'Académie d'agriculture de France, édité aux Presses des Mines, sous la direction de C. Régnault-Roger, L-M. Houdebine et A. Ricroch, traite des modifications par genome editing des animaux et des plantes en agriculture.

A feuilleter en ligne : https://www.pressesdesmines.com/produit/au-dela-des-ogm/

 

A noter aussi, le colloque du 22 novembre 2018 à Paris, « Les nouvelles biotechnologies pour l'agriculture et l'alimentation. Les innovations d’aujourd’hui, des réalités de demain » :

https://www.weezevent.com/nb2a

 

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INQUIETUDES LIEES au STATUT REGLEMENTAIRE des PRODUITS de GENE EDITING

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après l'arrêt de la cour de Justice de l'Union européenne (CJUE), le 25 juillet 2018 (voir LettreInfoPGM n°260, http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2018/08/lettre-n-260-10-aout-2018.html)

 

Le mois dernier, la Cour de justice européenne a rendu un avis divergent de celui de l’Avocat général en déclarant que la mutagenèse, une nouvelle technique de sélection végétale, devrait être soumise à la directive européenne sur les OGM. Célébrée par des groupes opposés aux biotechnologies, les scientifiques et les organisations agricoles estiment que cette décision représente un revers important pour le secteur agricole.

ECJ Surprises Observers By Ruling Against New Plant Breeding Technique. Katrina Pirner

https://www.southeusummit.com/europe/ecj-surprises-observers-by-ruling-against-new-plant-breeding-technique/

 

Le Collectif Science-Technologies-Actions en appelle à un sursaut des autorités politiques pour corriger la situation créée par la CJUE et revoir rapidement la règlementation européenne sur les OGM devenue obsolète :

https://sciencetechaction.tumblr.com/post/177203302340/communiqu%C3%A9-sta-techniques-modernes-de-s%C3%A9lection

 

Mutagenèse : la CJUE aurait-elle des idées arrêtées sur le concept de Nature ? Jean-Paul Oury

https://www.europeanscientist.com/fr/editors-corner-fr/mutagenese-la-cjue-aurait-elle-des-idees-arretees-sur-le-concept-de-nature/  

 

Nature Biotechnology Editorial: En regroupant les plantes à édition génétique avec d’autres organismes génétiquement modifiés (OGM), la plus haute instance européenne a confiné cette approche phytogénétique dans un trou noir réglementaire.

Gene-edited plants cross European event horizon. Nature Biotechnology 36, (9), 776

https://www.nature.com/articles/nbt.4256

 

EU court casts new plant breeding techniques into regulatory limbo.

Purnhagen K.P, Kok E., Kleter G., Schebesta H., Visser R.G.F. and Wesseler J. (2018) Nature Biotechnology 36, 799–800

https://www.nature.com/articles/nbt.4251             

 

A call for science-based review of the European court’s decision on gene-edited crops.

Urnov F.D., Ronold P.C. and Carrol D. (2018) Nature Biotechnology 36, 800-802

https://www.nature.com/articles/nbt.4252

 

CRISPR plants now subject to tough GM laws in European Union. Top court’s ruling threatens research on gene-edited crops in the bloc.

Callaway E. (2018) Nature

https://www.nature.com/articles/d41586-018-05814-6

 

Juncker's rules on GMOs going nowhere soon. Peter Teffer

https://euobserver.com/institutional/142720

 

Europe is going to regulate gene-edited organisms as if they were alien plants from space. Patrick Clinton

https://newfoodeconomy.org/european-union-court-gene-editing-debate-france/

 

Les techniques émergentes de sélection de précision ont un grand potentiel pour développer de nouvelles variétés de plantes de cultures aux caractéristiques spécifiques pouvant contribuer à assurer la sécurité alimentaire future dans un contexte de pressions croissantes du changement climatique, telles que les maladies, les insectes et la sécheresse. Ces techniques offrent des options pour le développement de traits de culture dans les programmes de sélection des secteurs privé et public. Cependant, le succès des nouvelles techniques de sélection n'est pas garanti au seul niveau scientifique: les influences politiques et l'acceptation sociale contribuent de manière significative à la performance des cultures sur le marché. À l’aide de données d’enquête, la publication présente les résultats d’un groupe d’experts internationaux sur les obstacles institutionnels et sociaux qui pourraient entraver le développement de ces nouvelles technologies. Les résultats de l'enquête indiquent que les problèmes réglementaires, sociaux et environnementaux sont essentiels au succès de la sélection de précision. L'analyse interrégionale montre l'hétérogénéité entre Européens et Nord-Américains, notamment en ce qui concerne les attitudes politiques et les perceptions sociales des techniques de sélection ciblée.

Regulatory Uncertainty Around New Breeding Techniques.

Lassoued R., Smyth S.J., Phillips P.W.B. and Hesseln H. (2018)  Front. Plant Sci. 9:1291

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpls.2018.01291/full

 

Rapport pour l’industrie des sciences végétales :

Ce rapport met en lumière les défis et les obstacles auxquels l'agriculture est actuellement confrontée dans l'UE pour accroître durablement la production agricole. Il est basé sur une analyse des données et des références existantes et note plusieurs problèmes majeurs. L'environnement politique dans l'UE et les décisions réglementaires et politiques connexes ont conduit à un accès réduit aux outils agricoles modernes, tels que la biotechnologie végétale et les produits phytosanitaires, contribuant à la stagnation de la productivité agricole et du développement économique.

https://www.europabio.org/agricultural-biotech/publications/challenges-facing-agriculture-and-plant-science-industry-eu  

 

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PETITIONS

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Au Royaume-Uni, une lettre signée par 33 institutions de recherche, universités, sélectionneurs, et autres entreprises, organisations agricoles et de propriétaires fonciers :

http://www.cpm-magazine.co.uk/wp-content/uploads/2018/09/180903-Michael-Gove-letter.FINAL_.pdf

Le gouvernement annonce que « Nous adoptons une approche scientifique de la réglementation des OGM et notre priorité est de protéger la santé et l'environnement » :

https://inews.co.uk/news/environment/gm-gene-editing-rules-brexit/

 

Une demande d’examen immédiat de la décision de la CJE sur la modification du génome des plantes:

https://www.change.org/p/ipmb2018-immediate-review-of-the-ecj-ruling-on-plant-genome-editing-9ff3df10-9f7d-44de-b379-8a01a1d71ba2

 

Plus de soixante organisations et personnalités adressent une lettre ouverte au Président de la Commission européenne J-C Juncker

http://www.biotechnologies-vegetales.com/trois-propositions-pour-que-l-ue-ne-laisse-pas-echapper-les-opportunites-offertes-par-l-edition-genomique   

 

 

2. La science et les technologies dans l’ère de la post-vérité

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DIX CONTRE-VERITES sur les OGM

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http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2018/08/les-10-meilleures-contre-verites-sur-les-ogm.html

 

et aussi , nouvelle réfutation de deux publications de GE Séralini :

Eriksson E., Ammann K., Chassy B.and Chawad C. (2018) Comments on two recent publications on GM maize and Roundup. Scientific Reports 8:13338, DOI:10.1038/s41598-018-30440-7

https://rdcu.be/5I6T

 

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Les DESSOUS du DOSSIER GLYPHOSATE

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http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2018/09/un-point-sur-le-dossier-du-glyphosate.html

 

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GREENPEACE et la REALITE d'un ACTIVISME à BUT POLITIQUE

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http://seppi.over-blog.com/2018/09/opinion-greenpeace-et-la-terrible-realite-de-l-activisme-anti-science.html

 

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TRIBUNE pour que les SCIENTIFIQUES COMBATTENT les FAUSSES NOUVELLES

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« Les scientifiques doivent continuer à lutter contre les fausses nouvelles, ne pas se retirer dans leurs tours d'ivoire » :

https://www.theguardian.com/science/blog/2018/sep/03/scientists-must-keep-fighting-fake-news-not-retreat-to-their-ivory-towers  

 

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TRIBUNE  sur « FAKEBOOK SCIENCE » et DEMOCRATIE

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et la confusion entre « faits » et « valeurs ».

http://www.europeanscientist.com/fr/opinion/fakebook-science-et-democratie/  

 

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TRIBUNE sur une CONFUSION ETHIQUE à l’INRA

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Quand l’INRA invite José Bové à faire une conférence lors d’une Journée pour les 20 ans de son Département Environnement et Agronomie : https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Bove-le-faucheur-de-science-invite-par-l-INRA-le-loup-dans-la-bergerie  

 

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TRIBUNE sur la SCIENCE SOUMISE au CONFORMISME

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http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-est-urgent-que-science-se-rebelle-contre-diktats-conformisme-marcel-kuntz-3508202.html

 

 

3. Environnement & santé

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Au SUJET du DÉCLIN des INSECTES VOLANTS

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https://www.agriculture-environnement.fr/2018/08/23/au-sujet-du-declin-des-insectes-volants

 

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BISPHENOL A : Travaux de l’EFSA… ignorés par la France

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En 2015, La réévaluation complète par l'EFSA de l'exposition au bisphénol A (BPA) et de sa toxicité a permis de conclure qu’aux niveaux actuels d’exposition, le BPA ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs de tous les groupes d'âge (y compris les enfants à naître, les nourrissons et les adolescents) :

http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/150121 

Toujours en 2015, les experts de l'EFSA s’étaient engagés à réévaluer la toxicité de cette substance lorsque les résultats de certaines études menées par le consortium américain « Linking Academic and Regulatory Insights on BPA Toxicity » (projet CLARITY-BPA ; https://www.niehs.nih.gov/research/programs/endocrine/bpa_initiatives/index.cfm) seront publiés.

A partir de septembre 2018, le nouveau groupe d'experts mis sur pied par l'EFSA entamera son évaluation des données toxicologiques rendues disponibles récemment sur le matériau en contact avec les aliments bisphénol A.

http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/180904

Mais la France a déjà tranché par…  une loi

http://seppi.over-blog.com/2018/09/curiosite-la-saga-du-bpa-continue.html

 

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LOBBYING ANTI-PESTICIDE

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Nouvel épisode, sur le thème des « perturbateurs endocriniens », l’occasion d’une tempête médiatique dans un verre d’eau :

http://seppi.over-blog.com/2018/09/woessner-foucart-vite-les-casques-bleus.html  

Sur le fond du dossier :

https://sciencetechaction.tumblr.com/post/177799858685/perturbateurs-endocriniens-dans-nos-assiettes-la

 

Episode suivant, l’opération « coquelicots ». Commentaires

http://seppi.over-blog.com/2018/09/coquelicots-ou-sont-les-reponses.html

 

 

4. Divers

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REFLECTIONS sur le « LOBBYING »

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«Vive les lobbys !», titre provocateur mais analyse pertinente de Bertille Bayart :

https://eldorhaan.wordpress.com/2018/09/12/bertille-bayart-vive-les-lobbys/  

 

Quand chasseurs et agriculteurs communiquent efficacement :

http://seppi.over-blog.com/2018/09/chasseurs-une-excellente-demarche-de-communication.html

 

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SORTIR de la CRISE ?

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« Une Très Grande Crise Multidimensionnelle s’impose comme l’élément dominant de la scène mondiale, sapant les fondements de l’ordre établi au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.

Un redoutable obscurantisme anti-science compromet la mise en place d’une nouvelle donne technologique indispensable pour surmonter pacifiquement les inséparables défis démographiques, alimentaires, climatiques et environnementaux ». Lire tout le texte :

 «Unilatéralisme, obscurantisme et exacerbation de la  crise», par Henri REGNAULT:

http://www.ieim.uqam.ca/IMG/pdf/la_crise_no42.pdf

 

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La VERITE COMPLEXE derrière le COTONNIER GM en INDE

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http://seppi.over-blog.com/2018/09/la-verite-complexe-derriere-le-cotonnier-gm-en-inde.html

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 15:44

UN CLASSEMENT COMME « CANCERIGENE PROBABLE » QUI INTERROGE

En mars 2015, l'International Agency for Research on Cancer (IARC ; CIRC en Français) a classé l'herbicide glyphosate comme « cancérigène probable », ce qui a immédiatement suscité des doutes scientifiques .

L'agence allemande BfR (en charge du dossier scientifique de la ré-autorisation du glyphosate dans  l’UE) a exprimé sa surprise .

 

LE CIRC TOTALEMENT MARGINALISE SCIENTIFIQUEMENT

Toutes les agences d’évaluation et de réglementation du monde qui se sont penchées sur le glyphosate ont conclu qu’il ne présentait pas de risques pour les applicateurs, ni pour les consommateurs, en conditions normales d’emploi :

 

ANSES en France (qui reste politiquement correct, une dérive habituelle en France…) ;

EFSA et l’EchA en Europe (avec le travail préparatoire des autorités allemandes BfR et BAuA, avec  le concours des experts des États membres) ;

APVMA en Australie ;

ARLA au Canada ;

EPA aux États-Unis d’Amérique ;

EPA en Nouvelle-Zélande ;

OFAG et OSAV , ainsi que le Conseil Fédéral (gouvernement) en Suisse ;

sans oublier la Commission de Sécurité Alimentaire au Japon .

La maison mère du CIRC, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a également pris ses distances, notamment dans le cadre de la Réunion Conjointe FAO/OMS sur les Résidus de Pesticides (JMPR) (rapport résumé ici ).

 

Y A -T-IL UNE EXPLICATION SCIENTIFIQUE A L’AVIS DIVERGENT DU CIRC ?

L’agence européenne EFSA a tenté dans une publication de trouver les raisons de la divergence entre le CIRC et toutes les autres agences dans le monde. L’article examine toutes les différences méthodologiques et les buts des évaluations (le CIRC examine-t-il si une substance peut, sous certaines conditions, favoriser un cancer ? ; les autres agences examinent-elles si ces circonstances existent effectivement dans le monde réel ?). A la fin, l’article ne peut éviter la conclusion diplomatique d’« interprétations divergentes »… Mais pour quelles raisons ?

 

ETRANGE: CHRISTOPHER PORTIER, L'UN DES MEMBRES DU GROUPE D'EXPERTS SUR LE GLYPHOSATE DU CIRC, DEVIENT LOBBYISTE

Non content d’avoir fait le tour de capitales européennes pour vanter l’avis du CIRC, d’avoir été reçu au Parlement européen, Portier dénigre l’EFSA avec une violence qui interroge sa neutralité. L’EFSA répond et publie les échanges.

 

LE DOSSIER CHANGE DE NATURE : L’AFFAIRISME

 

Des soupçons de manipulations à visée affairiste pèsent sur le CIRC.

Il est apparu lors d'auditions aux Etats-Unis que plusieurs personnes impliquées dans le rapport du CIRC sur le glyphosate, dont Portier, ont des liens financiers avec des cabinets d'avocats. Ces derniers espèrent gagner beaucoup d'argent lors de procès dirigés contre les producteurs de cet herbicide, en prenant argument du classement du CIRC (lire ici et ici).

 

Les intérêts de Christopher Portier.

Un journaliste interpelle le CIRC au sujet de Christopher Portier qui avait des liens avec une association anti-pesticides (avant son implication au CIRC) et a signé un contrat juteux avec un cabinet d'avocats engagé dans des procédures contre Monsanto. Sans réponse du CIRC….

 

Les intérêts de Charles William Jameson.

Ce membre du groupe de travail du CIRC sur le glyphosate a été rémunéré pour produire un rapport d'expert à l'appui des plaintes.

 

La lumière sur les avocats prédateurs.

Les cabinets d’avocats prédateurs « recrutent » des malades par petites annonces et sur leur site internet, en exploitant le classement du glyphosate en "cancérigène probable" du CIRC. La première concrétisation de la stratégie des prédateurs est aujourd’hui connue : le verdict d’un jury américain en août 2018, condamnant Monsanto au profit d’un jardinier atteint d’un cancer. Les avocats touchent bien sûr un pourcentage…

 

D’AUTRES MANQUES DE NEUTRALITE QUI INTERROGENT

Kathryn Guyton, fonctionnaire du CIRC, a piloté le classement du glyphosate en « cancérogène probable » et a accepté de participer à une parodie de justiceTribunal International Monsanto »).

Un épidémiologiste américain, Geoffrey Kabat, présente plusieurs témoignages venant de scientifiques, lanceurs d'alertes et journalistes, mettant en cause la partialité des conclusions du CIRC sur le glyphosate.

 

DE BIEN ETRANGES METHODES « SCIENTIFIQUES » AU CIRC

 

Le CIRC n’a pas pris en compte la plus grande étude épidémiologique sur le glyphosate.

La raison invoquée était qu’elle n'était pas publiée dans un journal scientifique. Pourtant l'audition

aux Etats-Unis nous a aussi appris que le président du groupe de travail sur le glyphosate au CIRC était au courant de ces résultats, mais aurait choisi de ne pas les évoquer dans le groupe de travail.

Cette étude Agricultural Health Study (AHS) vient finalement d'être publiée. Elle ne confirme pas de lien entre glyphosate et cancer (plus exactement avec le lymphome non-hodgkinien, le seul soupçonné).

 

Le CIRC aurait modifié en dernière minute son rapport sur le glyphosate  

Une enquête de Reuters  affirme que le rapport sur le glyphosate a été modifié en dernière minute et que ces changements ont déplacé la balance vers un classement « cancérigène probable », ce qui n'était pas le cas de la version avant ces modifications.


LA STRATEGIE QUI VISE A DISCREDITER LES AUTRES AGENCES :

LE RAPPORT DE L'AGENCE ALLEMANDE NE SERAIT QUE DES « COPIES-COLLES » DES DONNEES DES INDUSTRIELS.

Cette fakenews a la vie dure, bien que le BfR a expliqué (traductions ici et ici) que la loi oblige les industriels à réaliser certaines études, et l’agence allemande les a donc présentées dans son rapport SUIVI DE SES COMMENTAIRES CRITIQUES, ce qui est sa mission.

 

CONCLUSION (PROVISOIRE)

Le seul rapport du CIRC a servi à raccourcir la prolongation du glyphosate de 15 à 5 ans en Europe, et une interdiction complète se profile, aux mépris de tous les autre avis scientifiques.

Face à ce qui apparaît, si on veut bien sortir des a priori anti-pesticides, comme un scandale majeur, les autorités politiques se doivent de faire la lumière sur le fonctionnement du CIRC (basé à Lyon). Englué dans son alignement dans ce dossier sur les vues idéologiques de l’ancien Ministre Hulot, il est improbable que le gouvernement français le fasse. Aux citoyens de vérifier les pièces du dossier fournies ici.

 

 

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POUR EN SAVOIR PLUS

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TOUTES les PIECES du DOSSIER REGROUPEES :

https://www.contrepoints.org/2017/11/10/302819-glyphosate-lindignite-nationale-europeenne  

(voir les liens dans cette tribune). 

http://www.forumphyto.fr/2017/11/06/le-thriller-glyphosate-pour-les-nuls/

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Published by Marcel Kuntz - dans Documents
30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 14:02

1. La première n’est pas à proprement parlé une contre-vérité, plutôt l’illustration de l’imagination sans borne de l’Union européenne lorsqu’il s’agit de pondre des réglementations aussi absurdes que contre-productives. En 1990, les Etats-membres ont ainsi créé le concept d’« OGM ».

La Directive définit par la loi ce qu’est une « modification génétique » et ce qui ne l’est pas (mais qui l’est quand même scientifiquement), tout en exonérant de la réglementation des modifications génétiques qu’elle reconnait comme telles plus haut dans le texte de la Directive.

Il reste donc au final une technique, la plus récente à l’époque (la transgénèse), sur laquelle pèsera, sans preuve d’une quelconque nécessité scientifique, des contraintes d’évaluations lourdes et coûteuses. Il faut garder en mémoire pour ce qui suit qu’un OGM est défini réglementairement par une méthode d’obtention dudit organisme et non par ses propriétés, ce qui serait plus pertinent.

 

2. La meilleure illustration de “la post-vérité" sur les OGM est l’allégation qu’ils seraient stériles. Ce mythe provient d’une extrapolation abusive : des brevets décrivent effectivement des concepts pour produire des graines stériles. Mais sur le terrain, aucune variété de plante dans cette catégorie réglementaire des « OGM » n’est stérile.

 

3. La "post-vérité" n’a pas besoin n’être cohérente : ainsi ces allégations de stérilité sont en contradiction manifeste avec d’autres affirmant que les OGM vont se disséminer partout. Alors, « stérile » ou « tout envahir », il faut choisir ! En fait, c’est ni l’un ni l’autre.

 

4. L’agriculteur n’aurait plus le droit de ressemer une partie de sa récolte à cause des brevets. Cet argument a permis aux opposants de mobiliser une partie de la société civile contre les OGM, sur le thème d’une « appropriation » des semences, voire d’un « contrôle sur notre alimentation ». Pourtant c’est un mensonge : la législation européenne sur les brevets concernant les inventions biotechnologiques permet à l’agriculteur de produire des semences de ferme pour son propre usage (voir la Directive Européenne 98/44/EC et l’article 14 du règlement (CE) n° 2100/94).

 

5. Bobard apparenté au précédent, un agriculteur pourrait être contraint de payer alors que l’OGM est arrivé par hasard dans son champ. En réalité, aucun agriculteur, dans aucun pays, n’a à payer de “royalties” si des traces d’OGM sont détectées dans son champ, par exemple à la suite d’une pollinisation fortuite d’un champ voisin. Ce mythe a été construit autour de l’agriculteur canadien Percy Schmeiser.

Les lobbies anti-OGM ont ici habilement exploité le thème de David (le “gentil petit agriculteur”) face à Goliath (la “méchante grande multinationale”) à la suite d’un procès intenté par Monsanto à cet agriculteur. En réalité la justice canadienne a établi qu’il y a eu des actes délibérés de l’agriculteur pour s’approprier des semences sans s’acquitter des “royalties” selon la réglementation canadienne.

 

6. Les OGM seraient un échec, leurs rendements ne seraient pas meilleurs. Il faut d’abord noter qu’aucun de ces organismes n’a été amélioré pour augmenter les rendements, mais plutôt pour éviter des pertes de rendements (dues à des insectes ravageurs ou à des mauvaises herbes). La réalité est que ~18 millions de fermiers dans 26 pays (dont 19 pays en développement) ont choisi des OGM, là où ils étaient libres de le faire (ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays européens).

 

7. Des rapports démontreraient des effets toxiques dans l’alimentation. Si cela était le cas, sachant que de nombreux pays utilisent des OGM pour nourrir leur bétail depuis 1996, cela aurait été constaté par les éleveurs et les vétérinaires. Il suffit pour se rendre compte des manipulations sur ce sujet d’examiner les photographies propagées par le chercheur-militant Séralini en septembre 2012 :

chacun a vu sur internet ces photos de rats affligés de tumeurs monstrueuses. Est-ce la preuve ? Regardons de plus près les photos : un rat avait mangé un OGM, l’autre bu un herbicide et le troisième mangé l’OGM ET bu le produit chimique (pendant 2 ans). Oui, mais où est le rat témoin (sans consommation d’OGM et sans avoir bu l’herbicide) ? Il n’est jamais montré, et pour cause : il avait aussi des tumeurs, tout simplement parce que les rats de cette race développent fréquemment des tumeurs lorsqu’ils sont âgés.

 

8. Les OGM affecteraient « la biodiversité ». En réalité, il faut distinguer cas par cas.

Certains organismes (comme le maïs MON810 qui a obtenu une autorisation européenne en 1998) ont été améliorés pour produire eux-mêmes une protéine aux effets extrêmement spécifiques contre certains insectes ravageurs. Le même principe actif combat également des insectes nuisibles, en agriculture (biologique) et jardinage, cette fois par épandageEt cela depuis des décennies ! Sans problème constaté !

 

9. Des super-mauvaises herbes seraient apparues. En fait, si on utilise année après année le même herbicide (ou tout autre produit), les organismes visés deviennent résistants. Rien de nouveau, ni spécifique aux OGM. Cela est le cas pour tous les herbicides utilisés. Le problème vient d’une mauvaise gestion agronomique de ces phénomènes (cela peut exister), pas du fait d’être ou pas dans la catégorie juridique des « OGM ».

 

10. Les OGM seraient insuffisamment étudiés ou uniquement par les industriels. En réalité, les évaluations imposées par la réglementation européenne sont disproportionnées par rapport aux risques réels (très faibles et de même nature que ceux des autres méthodes d’amélioration des plantes non soumises à de telles évaluations). Elles continuent à être alourdies sans raison scientifique.

Indépendamment des industriels, la recherche publique, dans de nombreux pays, ont réalisé des études dans tous les domaines (santé et environnement). Il en existe des milliers. On peut citer les études toxicologiques du projet européen GRACE ou encore du projet «G-TwYST»   (qui ont notamment répété les expériences de Séralini et collègues, en les infirmant). Les études sérieuses ne justifient aucun alarmiste.

Il n’existe aucun organisme scientifique digne de ce nom qui confirme les allégations sur les risques des opposants.

 

Ce qui devrait nous inquiéter ce n'est pas la catégorie réglementaire des "OGM", mais que des mensonges maintes fois répétés puissent devenir "vérité" médiatique en démocratie...

 

Version originale publiée sur :

https://wszystkoconajwazniejsze.pl/marcel-kuntz-les-dix-mensonges-sur-les-ogm/

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10 août 2018 5 10 /08 /août /2018 16:00

LETTRE d'INFORMATIONS sur les PLANTES GENETIQUEMENT MODIFIEES

N° 260.       10 août 2018

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Citation du jour : « Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'Opinion ».

Paul Valéry (Mélange, 1939)

 

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Lire le n° précédent : http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2018/04/lettre-n-259-17-avril-2018.html

 

Sommaire

1. Edition de gène

2. Science et pensée dominante

3. Science et médias

4. Agriculture, médias et politique

5. Divers

 

 

1. Edition de gène

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Les NOUVELLES TECHNIQUES de MUTAGENESE SOUMISES à la DIRECTIVE OGM

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L'arrêt de la cour de Justice de l'Union européenne, le 25 juillet 2018, au sujet du classement réglementaire des produits issus de mutagénèse dans le cadre de la Directive 2001/18 :

http://curia.europa.eu/juris/document/document_print.jsf?doclang=FR&text=&pageIndex=0&part=1&mode=req&docid=204387&occ=first&dir=&cid=741006#   

 

Explications et implications légales :

https://www.lexology.com/library/detail.aspx?g=da918b20-38c6-452d-a19c-21b5266474db  

 

Alors que les opposants se réjouissent, la plupart des syndicats et organisations professionnelles agricoles estiment que la décision de la Cour de Justice de l'Union européenne constitue un handicap pour l'agriculture et la recherche végétale, à l'aube de nouveaux défis climatiques et environnementaux :

https://www.pleinchamp.com/actualites-generales/actualites/mutagenese-et-ogm-les-reactions-des-organisations-agricoles  

Pour l'Union Française des semenciers, les conséquences sur la recherche végétale européenne seront très préjudiciables pour les chercheurs, les semenciers et les agriculteurs :

http://www.ufs-semenciers.org/actualites/Documents/20180725_CP%20UFS_Publication%20de%20l%E2%80%99arr%C3%AAt%20de%20la%20CJUE%20sur%20la%20mutag%C3%A9n%C3%A8se.pdf

 

Commentaires sur les conséquences pour la sélection variétale des plantes :

https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/agnes-ricroch-livre-son-analyse-de-larret-de-la-cour-de-justice-de-lunion  

http://seppi.over-blog.com/2018/07/amelioration-des-plantes-agriculture-et-alimentation-l-europe-se-saborde.html  

http://seppi.over-blog.com/2018/07/mutagenese-et-arret-de-la-cjue-des-effets-hors-cible-devastateurs.html  

 

Rappel : pourquoi la réglementation européenne sur les OGM qui détruit les innovations devrait être repensée de zéro

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2016/02/repenser-reglementation-ogm.html  

 

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APPORTS POTENTIELS de l'EDITION de GENE

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Avec CRISPR/Cas9, comprendre et exploiter le nouveau savoir pour produire un riz plus productif :

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/avec-crispr-cas9-comprendre-et-204873  

et aussi :

http://www.global-engage.com/event/plant-genomics/  

http://www.oecd.org/environment/genome-editing-agriculture/  

 

 

2. Science et pensée dominante

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INRA

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L'INRA organise le 8 septembre 2018, une Journée pour les 20 ans de son Département Environnement et Agronomie. Que le programme prévoie une conférence de José Bové suscite des commentaires critiques :

http://imposteurs.over-blog.com/2018/07/jose-bove-invite-a-l-inra-une-lettre-ouverte-aux-organisteurs.html  

http://seppi.over-blog.com/2018/08/l-inra-doit-promouvoir-le-progres-pas-les-obscurantismes.html  

Lettre ouverte du  Collectif Science-Technologies-Actions :

https://sciencetechaction.tumblr.com/post/176442934355/lettre-ouverte-%C3%A0-linra

 

Pour rappel, la compilation des destructions des expériences de la recherche publique et gouvernementale sur les OGM

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-vandalism-108181917.html

 

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SCIENCE et IDEOLOGIE POSTMODERNE

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Impostures intellectuelles, vingt ans après le canular de Sokal, entretien avec Alan Sokal et Jean Bricmont

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article3002

 

Analyse proposée par le site Homo rationalis :

« Depuis les années 80, les sciences empiriques, celles qui sont fondées sur l'observation et l'expérimentation, subissent un procès en règle. Ce procès n'émane pas des citoyens, globalement attachés à la recherche scientifique pour eux toujours porteuse d'émerveillement et d'espoir. Il émane principalement de certains milieux intellectuels, de certains médias, de mouvements écologistes et de certaines ONG. Cette méfiance à l'égard de la science a de multiples raisons sociales, économiques, politiques et philosophiques (dont les plus importantes sur le plan idéologique sont le constructivisme social et le communautarisme qui s'en suit) ».

Lire la suite du manifeste :

http://www.homo-rationalis.com/manifeste/  

 

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DAVID ZARUK, PROSCIENCE et CHASSE de son UNIVERSITE

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https://medium.com/@welovegv/why-professor-david-zaruk-was-fired-for-loving-gmos-7a7f8a9e4834  

 

 

3. Science et médias

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L'AFFAIRE SERALINI

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19 septembre 2012, le Prof. GE Séralini et son équipe, annoncent à des journalistes sélectionnés la parution imminente d'une publication scientifique, sans possibilité de solliciter des avis critiques. Publiée dans la revue Food & Chemical Toxicology, cette étude fait état de tumeurs sur des rats nourris pendant 2 ans avec du maïs génétiquement modifié NK 603 tolérant au glyphosate ou exposé au glyphosate seul.

Malgré les réfutations scientifiques, devant le tapage médiatique trois programmes toxicologiques sur deux ans furent lancés, cette fois basés sur les normes internationales en vigueur : deux financés par l'Union européenne, GRACE et G-TwYST, et un par la France, GMO90plus. Ils auront coûté 15 millions d'euros aux contribuables…

L'étrange silence médiatique réservé aux 3 contre-expertises :

http://www.atlantico.fr/decryptage/ogm-poisons-ou-sans-impact-pour-sante-etrange-silence-mediatique-3-contre-expertisespauvres-rats-professeur-seralini-gerard-3439408.html  

 

A noter néanmoins, 3 articles dans Le Figaro sur ce thème, dont

« Lien entre OGM et cancer : l'étude était une manipulation »

https://eldorhaan.wordpress.com/2018/07/04/lien-entre-ogm-et-cancer-letude-etait-une-manipulation-2/

 « une manipulation scientifico-médiatique soigneusement préparée »

https://eldorhaan.wordpress.com/2018/07/04/ogm-une-manipulation-scientifico-mediatique-soigneusement-preparee/  

ainsi qu'une tribune de Luc Ferry «Non, les OGM ne sont pas du poison!» dans le même média :

https://eldorhaan.wordpress.com/2018/07/26/luc-ferry-non-les-ogm-ne-sont-pas-du-poison/  

 

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LE MONDE

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Décodons Les Décodeurs sur le glyphosate, par Hervé Le Bars

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article3015  

 

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La SCIENCE dans l'ECOSYSTEME MEDIATIQUE

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par François Gonon

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2987

 

Les nouveaux médias peuvent être au service de l'information scientifique :

https://www.europeanscientist.com/fr/editors-corner-fr/oui-les-nouveaux-medias-peuvent-etre-au-service-de-linformation-scientifique/

 

4. Agriculture, médias et politique

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VANDALISME CONTRE un CHAMP de TOURNESOL ISSU de MUTAGENESE

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Des membres d’un collectif anti-OGM ont détruit une parcelle de tournesol présenté comme rendu tolérante aux herbicides à la Tour-sur-Orb (Hérault) dans la nuit du 31 juillet au 1 août. Selon ce Collectif ces plantes seraient « reconnues comme OGM par une directive européenne depuis le 25 juillet ». Commentaire :

http://seppi.over-blog.com/2018/08/cjue-et-mutagenese-faucheurs-volontaires-a-vos-faux-ya-du-boulot-ironie.html  

A noter qu'aucune des approximations avancées pour justifier le vandalisme n'est identifiée par la presse :

-la variété n'est pas tolérante « aux » herbicides » mais (éventuellement) à un type d'herbicide,

-il ne s'agit pas d'une « Directive européenne » (qui aurait force de loi), mais d'un arrêt de la cour de Justice de l'Union européenne,

-issu (éventuellement) d'une mutagénèse ancienne, ce tournesol n'est pas un « OGM » en vertu dudit arrêt.

 

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Les OMISSIONS du DOCUMENTAIRE « On a vingt ans pour changer le monde »

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http://www.maisondesagriculteurs37.fr/index.php?page=actu-detail&id=6027&retour=accueil  

 

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POLEMIQUES sur la LOI « AGRICULTURE & ALIMENTATION » :

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https://www.agridees.com/publication/un-texte-de-loi-aux-mains-des-lobbies/  

 

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PESTICIDES

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Evaluation des risques sanitaires et environnementaux : pourquoi tant de controverses?

Par Philippe STOOP

https://www.academie-agriculture.fr/sites/default/files/sections/fichiers-prives/20180530pourquoicontroverses.pdf

 

« Le niveau de preuve requis pour suggérer un effet cancérogène des pesticides n'a cessé de baisser. Les résultats suggérant leur innocuité sont systématiquement écartés, avec des objections certes recevables, mais dont les épidémiologistes ne démontrent jamais la validité » :

https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/pesticides-et-cancers-chez-les-agriculteurs-la-fuite-en-avant-vers-lirrefutabilite-premiere-partie/  

https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/pesticides-et-cancers-chez-les-agriculteurs-la-fuite-en-avant-vers-lirrefutabilite-2eme-partie/  

 

L'étude souris, cocktail de pesticides et obésité : les résultats sont-ils crédibles ? Les conclusions relatives à l'homme sont-elles crédibles ?

http://seppi.over-blog.com/2018/07/souris-cocktail-de-pesticides-et-obesite-encore-une-instrumentalisation-sociopolitique.html

Quand un des auteurs de l'étude confirme sa partialité idéologique dans sa réaction aux critiques :

http://seppi.over-blog.com/2018/08/une-reponse-a-souris-cocktail-de-pesticides-et-obesite-encore-une-instrumentalisation-sociopolitique.html  

 

RAPPORTS OFFICIELS

La Mission d'Information Commune [à quatre commissions permanentes de l’Assemblée Nationale] sur l'utilisation des produits phytopharmaceutiques a récemment rendu son rapport :

http://www.assemblee-nationale.fr/15/rap-info/i0852.asp  

Critiques :

https://www.contrepoints.org/2018/05/01/315286-mission-dinformation-pesticides  

 

Rapport d'une Mission interministérielle chargée de définir les modalités de financement futur de l'indemnisation des victimes des pesticides. Commentaires sur les impasses actuelles de l'utilisation des études épidémiologiques en expertise sanitaire :

http://www.forumphyto.fr/2018/05/08/combien-de-victimes-des-pesticides-quand-linserm-se-declare-incompetent/

 

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RETOUR sur la CAMPAGNE ANTI-GLYPHOSATE

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Des allégations contre le glyphosate déjà démenties, mais toujours répétées :

https://theierecosmique.com/2016/06/27/le-glyphosate-un-tissu-de-mensonge-3000-mots-20-mins/  

 

Nouvelles révélations sur les compromissions d'un acteur-clé du rapport du CIRC, Christopher Portier :

http://seppi.over-blog.com/2018/07/avaaz-papers-jusqu-ou-vont-les-compromissions-du-specialiste-invite-du-circ-christopher-portier.html  

 

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CREDULITE

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Abeilles : la désinformation fait son miel de la crédulité

http://seppi.over-blog.com/2018/07/abeilles-la-desinformation-fait-son-miel-de-la-credulite.html  

 

Le système Pierre Rabhi, frugalité et business :

https://blogs.mediapart.fr/brigitte-pascall/blog/300718/larnaque-pierre-rabhi  

Lire aussi :

http://www.ecolopedia.fr/?p=1251

et

http://www.forumphyto.fr/2016/05/10/la-galaxie-de-lobscurantisme-vert-en-quelques-liens/ 

 

 

5. Divers

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LIVRES

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Pour comprendre la guerre économique sans merci dans laquelle nous sommes plongés, parfois désarmés, cet ouvrage envisage de présenter la réflexion de l'école française de la guerre économique à partir de quelques concepts clés (guerre économique, guerre cognitive, intelligence économique, mouvements altermondialistes)...

https://www.vapress.fr/shop/L-ecole-francaise-de-la-guerre-economique_p68.html  

 

Greenpeace le business contre l'écologie ?

https://www.youtube.com/watch?v=H1SI3Rfg4MI&feature=youtu.be

https://www.vapress.fr/shop/Greenpeace-une-ONG-a-double-fond-s_p45.html

 

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ENERGIE

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Les 20 épisodes de la série "Croissance, énergie, climat" sont en ligne sur la chaine Youtube Energy Challenge

https://www.fondationconcorde.com/sortir-de-lutopie-revoir-les-orientations-de-la-loi-de-transition-energetique/

 

Rapport Pompili : les failles d'une Commission d'enquête parlementaire qui prétend pointer les failles dans la sécurité des centrales nucléaires

https://www.lopinion.fr/edition/economie/securite-centrales-nucleaires-rapport-fake-news-bruno-alomar-155901

Les réponses d'EDF :

https://www.edf.fr/sites/default/files/contrib/groupe-edf/producteur-industriel/hydraulique/Notes%20d'info/note_info_pompili.pdf   

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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 10:14

LETTRE d'INFORMATIONS sur les PLANTES GENETIQUEMENT MODIFIEES

N° 259.       27 avril 2018

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Citation du jour: « depuis le 18ème Siècle et à la suite de la Philosophie des Lumières, le monde – contrairement à l'opinion actuellement répandue, ne s'est jamais aussi bien porté, et ce, parce qu'il réalise l'idéal des Lumières qui reposait sur la connaissance, la science et la Raison », Steven Pinker (Enlightenment now)

 

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Lire le n° précédent : http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2018/02/lettre-n-258-7-fevrier-2018.html   

 

Sommaire

1. dans le monde

2. Pesticides

3. Evaluations et publications scientifiques

4. du côté des antis

 

1.dans le monde

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FRANCE : TROP d'IDEOLOGIE et de POLITIQUE pour les SCIENTIFIQUES ?

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https://www.europeanscientist.com/fr/editors-corner-fr/la-revolte-des-scientifiques-francais/  

Ne renonçons pas à la science, une tribune du Collectif Science-Technologies-Actions:

https://sciencetechaction.tumblr.com/post/172658076930/ne-renon%C3%A7ons-pas-%C3%A0-la-science  

Autres écrits du Collectif :

https://sciencetechaction.tumblr.com/archive  

 

« Notre (si) cher principe de précaution », par Pascal Perri:

https://www.institutsapiens.fr/notre-si-cher-principe-de-precaution/

http://ouialinnovation.fr/salon-de-lagriculture-2018-notre-si-cher-principe-de-precaution-presente-sur-tv-agri/  

 

Inculture scientifique des Français : pourquoi c'est un problème.

Sans l'instruction d'un minimum de culture scientifique, l'information à caractère technologique, scientifique et médicale ne peut que rester inaudible pour la grande majorité du public.

Par Jean-Claude Artus:

https://www.contrepoints.org/2018/03/11/311455-inculture-scientifique-un-probleme  

 

La science et l'économie européennes sont-elles dépassées? Ou plutôt en proie à l'idéologie?

https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/la-science-et-leconomie-europeennes/  

 

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EUROPE

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La Commission veut agir pour renforcer la confiance dans les études scientifiques concernant la sécurité alimentaire :

http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-2941_fr.htm

http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-18-2942_fr.htm

https://ec.europa.eu/food/sites/food/files/gfl_transparency_comm_proposal_20180410_en.pdf  

 

Nouvelle interférence politique dans la science : la Directive (UE) 2018/350 de la Commission du 8 mars 2018 modifie la directive 2001/18/CE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne l'évaluation des risques pour l'environnement des organismes génétiquement modifiés

http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32018L0350&from=EN  

 

L'Europe risque de passer à côté d'une révolution biotechnologique de deuxième culture, par Nigel Halford

https://geneticliteracyproject.org/2018/03/14/europe-missed-out-on-gmo-biotech-revolution-whats-going-to-happen-with-gene-editing/  

 

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OBSTACLES REGLEMENTAIRES au DEVELOPPEMENT de la BIOTECHNOLOGIE AGRICOLE

 INNOVATRICE par les PETITES ENTREPRISES et les UNIVERSITES

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http://www.cast-science.org/publications/?regulatory_barriers_to_the_development_of_innovative_agricultural_biotechnology_by_small_businesses_and_universities&show=product&productID=284920

 

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RIZ DORE

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Le Riz Doré, ainsi qu'un colza enrichi en acide gras omega-3, reçoivent le feu de l'agence d'évaluation des risques de l'Australie/Nouvelle Zélande

https://geneticliteracyproject.org/2018/01/29/australia-new-zealand-approve-sale-gmo-golden-rice-effort-boost-fight-vitamin-deficiency-asia/  

Feu vert aussi au Canada pour le Riz Doré :

https://geneticliteracyproject.org/2018/03/18/golden-rice-approved-for-sale-to-canada-but-no-plans-for-imports/   

Lire aussi :

https://www.nationalreview.com/corner/opposing-golden-rice-is-anti-human/  

 

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GUERRE FROIDE

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Des médias russes accusés de publier des articles anti-OGM pour nuire à l'agriculture des Etats-Unis

https://www.desmoinesregister.com/story/money/agriculture/2018/02/25/russia-seeks-influence-usa-opinion-gmos-iowa-state-research/308338002/  

https://geneticliteracyproject.org/2018/03/06/russia-tried-turn-america-gmos-agricultural-biotechnology-sow-ideological-discord/

 

Lire aussi : l'affaire des OGM interprétée par l'École de guerre économique

https://moderndiplomacy.eu/2018/04/18/the-gmo-case-in-the-interpretation-of-the-school-of-economic-warfare/

 

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ETATS-UNIS

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Cet article de Claudia Polsky analyse le harcèlement politique des chercheurs universitaires publics en exploitant une loi sur la transparence :

Open Records, Shuttered Labs: Ending Political Harassment of Public University Researchers, UCLA Law Review, Vol. 66, 2019.

https://papers.ssrn.com/sol3/Papers.cfm?abstract_id=3140154  

 

 

2. Pesticides

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GLYPHOSATE

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E. Macron et le glyphosate :

https://www.contrepoints.org/2018/02/25/310464-macron-salon-de-lagriculture-glyphosate-question

https://www.contrepoints.org/2018/02/27/310618-agriculture-derapages-presidentiels-glyphosate  

 

Le Sri Lanka lève l'interdiction du glyphosate pour le thé et l'hévéa

Contexte :

https://www.contrepoints.org/2018/03/02/310866-sri-lanka-leve-linterdiction-glyphosate-plantations-de-the-dhevea

La National Academy of Sciences Sri Lanka a réfuté les allégations qui ont servi à justifier l'interdiction:

http://www.island.lk/index.php?page_cat=article-details&page=article-details&code_title=126642

 

Glyphosate et autisme : retour sur une «fake news»

https://www.agriculture-environnement.fr/2018/03/07/pesticides-glyphosate-autisme-retour-sur-une-fake-news  

 

Agriculture de conservation : le glyphosate ne nuit pas à la vie du sol contrairement aux engrais et au labour

https://www.terre-net.fr/observatoire-technique-culturale/strategie-technique-culturale/article/le-glyphosate-ne-nuit-pas-a-la-vie-du-sol-contrairement-aux-engrais-et-au-labour-217-126581.html

 

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VIDEOS : "Balivernes sur les pesticides"

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https://www.agriculture-environnement.fr/2018/02/21/agriculture-peut-se-passer-des-pesticides-baliverne-17

https://www.agriculture-environnement.fr/2018/02/27/pesticides-causeraient-200000-morts-dans-monde-baliverne-18  

 

 

3. Evaluations et publications scientifiques

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LIVRES

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Transgenic plants and beyond (dir. M. Kuntz; Elsevier):

https://www.elsevier.com/books/book-series/advances-in-botanical-research

Les résumés :

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2018/02/transgenic-plants-and-beyond.html

 

L'homme et l'animal, de Laurent Berthod:

https://www.edilivre.com/l-homme-et-l-animal-27d7bcfee2.html/

 

Éloge de la raison. Pourquoi la rationalité est importante pour la démocratie, de Michael Lynch:

https://agone.org/bancdessais/elogedelaraison/

 

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Qu'est ce qui MENACE les ABEILLES ?

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Pas les OGM.

La publication:

Ricroch Agnès, Akkoyunlu Serife, Martin-Laffon Jacqueline and Kuntz Marcel

Assessing the Environmental Safety of Transgenic Plants: Honey Bees as a Case Study. Advances in Botanical Research, Vol. 86, 2018.

En français : http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2018/04/biotechnologies-amies-des-abeilles.html  

 

Le varroa, davantage que les résidus de pesticides, selon le projet  HealthyBee. De l'analyse des résultats, il ressort que le Varroa destructor joue un rôle prépondérant dans la mortalité hivernale. Au contraire, la présence de résidus de pesticides dans les ruches ne semble pas présenter de risque élevé pour les abeilles.

http://www.sillonbelge.be/2157/article/2018-03-10/le-varroa-davantage-que-les-residus-responsable-de-la-mortalite-des-abeilles

 

L'EFSA, quant à elle, identifie des risques des néonicotinoïdes, mais ne se prononce pas quant à une interdiction complète

https://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/news/180228-QA-Neonics.pdf  

 

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AUTRES EVALUATIONS et PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES

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Profilage à grande échelle des métabolites.

Dans le cadre du programme français RiskOGM, ce projet a utilisé une approche métabolomique pour caractériser les changements de composition des grains de maïs et des aliments dérivés pour deux événements transgéniques, l'un impliquant une toxine Bt conférant une résistance à des insectes, et l'autre une tolérance à l’herbicide glyphosate. Les modifications de composition potentielles induites par l'utilisation du glyphosate sur la lignée transgénique ont aussi été étudiées.

La majorité des différences statistiquement significatives dans la composition des grains pourrait être attribuée à l'effet combiné du fond génétique de la variété et de l'environnement, et non pas à la transgènese. En comparaison, les effets du transgène et du glyphosate sont restés limités.

La publication :

Bernillon, S., Maucourt, M., Deborde, C. et al. Metabolomics (2018). Characterization of GMO or glyphosate effects on the composition of maize grain and maize-based diet for rat feeding. Metabolomics, March 2018.

https://link.springer.com/article/10.1007%2Fs11306-018-1329-9  

 

Financement à grande échelle d'un projet de ré-évaluation du maïs NK603 (NB. Celui mis en cause par Séralini et coll. en 2012).

Les résultats et conclusions du projet européen GMP Two Year Safety Testing” (G-TwYST) qui a duré d'avril 2014 à avril 2018 :

-Aucun risque potentiel n'a été identifié au cours de la caractérisation moléculaire initiale ou dans les analyses compositionnelles, phénotypiques et / ou agronomiques de NK603. Les données de G-TwYST issues d'études sur des animaux à 90 jours et à long terme n'ont pas non plus identifié de risques potentiels et confirment donc le résultat des analyses initiales (réalisées par Monsanto et évaluées par l’EFSA en 2003).

Il ne sert à rien d'utiliser des études d'alimentation à long terme qui sont coûteuses et ne donnent pas de nouvelles données.

-Les tests sur les fonctions immunitaires se sont également révélés négatifs : le maïs transgénique NK603 n'a pas affecté les fonctions immunitaires testées dans deux études.

-Aucun effet détecté sur la cancérogénicité

Une étude combinée de toxicité chronique et de cancérogénicité avec le maïs GM NK603 à un taux d'inclusion de 33% dans l'alimentation a été réalisée. Aucun effet toxicologiquement pertinent lié au maïs OGM NK603 ou au maïs OGM NK603 traité avec Roundup n'a été observé.

https://www.g-twyst.eu/files/Conclusions-Recommendations/G-TwYSTConclusionsandrecommendations-draft.pdf  

Ce projet a été financé pour des raisons politiques, suite à la campagne de 2012 contre ce maïs, et bien que la publication ait été ensuite retirée. Il confirme l'évaluation réalisée dans le cadre réglementaire de la demande de mise sur le marché et infirme les allégations de Séralini et coll.

 

Impacts des OGM, une méta-analyse sur 21 ans.

Impact of genetically engineered maize on agronomic, environmental and toxicological traits: a meta-analysis of 21 years of field data, E. Pellegrino et coll., Scientific Reports volume 8, Article number: 3113 (2018)

https://www.nature.com/articles/s41598-018-21284-2

Commentaires en Français:

http://seppi.over-blog.com/2018/03/impacts-du-mais-gm-une-meta-analyse.html

 

Quand les maïs Bt (résistants à certains insectes) profitent aux cultures de légumes avoisinantes :

Regional pest suppression associated with widespread Bt maize adoption benefits vegetable growers

Galen P. Dively, P. Dilip Venugopal, Dick Bean, Joanne Whalen, Kristian Holmstrom, Thomas P. Kuhar, Hélène B. Doughty, Terry Patton, William Cissel and William D. Hutchison

PNAS 2018; published ahead of print March 12, 2018, https://doi.org/10.1073/pnas.1720692115

 

Présence de téosinte (ancêtre du maïs) en Espagne : quels risques ?

Teosinte and maize × teosinte hybrid plants in Europe−Environmental risk assessment and management implications for genetically modified maize, Y. Devosa et coll., Agriculture, Ecosystems & Environment, Vol. 259, 1 May 2018, Pages 19–27

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0167880918301075  

 

Les préoccupations éthiques à propos des cultures transgéniques.

The ethical concerns about transgenic crops, par Agnès E. Ricroch, Michèle Guillaume-Hofnung, Marcel Kuntz, Biochemical Journal, 2018. http://www.biochemj.org/content/475/4/803

Résumé en Français :

http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2018/03/ethical-concerns-about-transgenic-crops.html    

 

Comprendre la méfiance du public à l'égard de la science.

Cette étude démontre que deux dimensions de l'idéologie politique - les attitudes envers les gouvernements et les entreprises - peuvent prédire plus précisément la confiance dans la science. En utilisant une enquête aux États-Unis et en Allemagne sur la science du changement climatique et des aliments GM, elle affirme que la confiance des individus dans la science varie selon les problèmes, et que les attitudes envers le gouvernement et les entreprises sont des prédicteurs importants de cette confiance.

La publication:

Pechar E., Bernauer T, Mayer F. (2018): Beyond Political Ideology: The Impact of Attitudes Towards Government and Corporations on Trust in Science. Science Communication, First Published March 21, 2018

http://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/1075547018763970

 

 

4. du côté des antis

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Au SUJET de « LE GOUT DES PESTICIDES DANS LE VIN »

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http://alerte-environnement.fr/2018/02/14/chez-france-inter-plus-cest-gros-et-plus-ca-passe/

 

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« 2e CONGRES MEDECINE DU SENS » : « Soigner l'Homme, sauver la Terre »

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http://seppi.over-blog.com/2018/02/un-etonnant-2e-congres-medecine-du-sens-soigner-l-homme-sauver-la-terre.html  

 

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Le MARKETING de la PEUR de l'INDUSTRIE du BIO aux ETATS-UNIS

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https://www.acsh.org/news/2018/03/06/environmental-working-group-abandons-independent-pretense-and-puts-industry-executive-its-board-12666     

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- dans Actu
10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 11:28

Publication scientifique

Agnès Ricroch (AgroParisTech, Université Paris-Sud), Marcel Kuntz (labo CNRS, INRA, CEA, Univ. Grenoble-Alpes) et collaborateurs publient l’analyse la plus exhaustive des études scientifiques sur l’impact des cultures OGM sur les abeilles domestiques.

 

Les abeilles jouent un rôle important dans la pollinisation d'un large éventail de plantes et sont susceptibles d’entrer en contact avec des cultures génétiquement modifiées (OGM), en particulier les cultures résistantes à des insectes ravageurs. Il est important d'évaluer les dommages collatéraux potentiels de ces cultures sur l'abeille domestique (Apis mellifera L.), l'espèce pollinisatrice la plus importante au monde.

Dans la présente étude, nous avons recueilli toutes les données scientifiques sur les effets des cultures OGM, expérimentales ou commerciales (maïs et coton, ainsi que colza, riz, soja et blé) sur les abeilles mellifères. Ainsi, 50 études évaluées par des pairs ont été publiées entre 1994 et 2017. Les craintes de certains apiculteurs ne se sont pas vérifiées : ces études n’ont pas révélé d'effet négatif sur la survie des abeilles, ni même d'effet démontré sur leur comportement - ni dans des conditions contrôlées de laboratoire, ni sur le terrain.

Les apiculteurs qui accusent par ailleurs les pesticides auraient donc tout intérêt à soutenir l’utilisation des biotechnologies agricoles qui fournissent des alternatives efficaces contre les insectes ravageurs tout en préservant les insectes utiles.

                                                            

Référence
Ricroch Agnès, Akkoyunlu Serife, Martin-Laffon Jacqueline and Kuntz Marcel

Assessing the Environmental Safety of Transgenic Plants: Honey Bees as a Case Study.

 

Dans le volume spécial, consacré à diverses problématiques OGM, de Advances in Botanical Research (Elsevier), coordonné par Marcel Kuntz.

 

Les Résumés

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 11:13

Nouvelle/New Publication

The ethical concerns about transgenic crops

Agnès E. Ricroch, Michèle GUILLAUME-HOFNUNG, Marcel Kuntz

Biochemical Journal, 2018,

http://www.biochemj.org/content/475/4/803

(résumé en Français ci-dessous)

 

It is generally accepted that transgenesis can improve our knowledge of natural processes but also leads to agricultural, industrial or socio-economical changes which could affect human society at large and which may, consequently, require regulation. It is often stated that developing countries are most likely to benefit from plant biotechnology and are at the same time most likely to be affected by the deployment of such new technologies. Therefore, ethical questions related to such biotechnology probably also need to be addressed. 

 

We first illustrate how consequentialist and non-consequentialist theories of ethics can be applied to the “GMO” debate, namely consequentialism, autonomy/consent ethics (i.e. self-determination of people regarding matters that may have an effect on these people), and virtue ethics (i.e. whether an action is in adequacy with ideal traits). We show that these approaches lead to highly conflicting views.

We have then refocused on moral “imperatives”, such as freedom, justice and truth. Doing so does not resolve all conflicting views, but allows a gain in clarity in the sense that the ethical concerns are shifted from a technology (and its use) to the morality or amorality of various stakeholders of this debate.

 

Thereby, topics of interested are not only patenting and restrictions for breeders and farmers by seed companies,

but also destruction of scientific research and harassment of researchers studying GMOs,

harassment of farmers growing GMOs in some countries,

and the construction of their own parallel “science” by opponents,

as well as politically-motivated distortion of scientific facts by some governments,

not to forget thewords of mass destruction” of some media.

 

 

Les préoccupations éthiques à propos des cultures transgéniques

 

Il est généralement admis que la transgénèse peut améliorer notre connaissance des organismes vivants, mais conduit également à des changements agricoles, industriels ou socio-économiques qui pourraient affecter la société humaine dans son ensemble et qui, par conséquent, pourraient nécessiter une réglementation particulière. On dit souvent que les pays en développement sont les plus susceptibles de bénéficier de la biotechnologie végétale et qu'ils sont en même temps les plus susceptibles d'être affectés par le déploiement de ces nouvelles technologies. Par conséquent, les questions éthiques liées à cette biotechnologie doivent probablement aussi être traitées.

 

Nous illustrons d'abord comment les théories conséquentialistes et non conséquentialistes de l'éthique peuvent être appliquées au débat sur les « OGM », à savoir le conséquentialisme, l'autonomie / l'éthique du consentement (autodétermination des personnes concernant les sujets pouvant affecter ces personnes) et l’éthique de la vertu (c.-à-d. si une action est en adéquation avec des idéaux). Nous montrons que ces approches conduisent à des vues très conflictuelles.

Nous nous sommes ensuite recentrés sur des «impératifs» moraux, tels que la liberté, la justice et la vérité. Cela ne résout pas tous les points de vue contradictoires, mais permet au début de gagner en clarté, dans le sens où les préoccupations éthiques sont déplacées d'une technologie (et de son utilisation) à la moralité ou à l'amoralité de diverses parties prenantes de ce débat.

 

Ainsi, les sujets d'intérêt ne sont pas seulement les brevets et les restrictions pour les agriculteurs par les entreprises semencières,

mais aussi la destruction des travaux de la recherche scientifique et le harcèlement des chercheurs qui étudient les OGM,

le harcèlement des agriculteurs cultivant des OGM dans certains pays,

et la construction de leur propre "science" parallèle par les opposants,

ainsi que la distorsion - politiquement motivée - des faits scientifiques par certains gouvernements,

sans oublier les "mots de destruction massive" de certains médias.

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23 février 2018 5 23 /02 /février /2018 14:19
Transgenic plants and beyond

Volume 86 of Advances in Botanical Research (Elsevier)

I believe this Volume will be highly useful to researchers but also to students and teachers (many of its illustrations will come in handy for teachers), as well as science journalists and regulators, especially in countries wishing to develop or improve existing biosafety regulations. Most Chapters contain valuable internet links to regulatory articles, international agreements or GMO databases.

Marcel Kuntz (Volume Editor)

 

To buy the whole volume:

https://www.elsevier.com/books/transgenic-plants-and-beyond/kuntz/978-0-12-809447-1

To buy a chapter:

https://www.sciencedirect.com/science/bookseries/00652296

 

Abstracts

Chapter 1
Plant Domestication, the Brave Old World of Genetic Modification
Piero Morandini, Department of Biology, University of Milan, Italy
Henry I. Miller, Hoover Institution, Stanford University, USA

 
The genetic improvement of crop plants via the newer techniques of biotechnology to produce “genetically modified” crops is a significant driver of progress in agriculture.  However, progress has not been unimpeded: Various controversies swirl around the benefits, uniqueness, supposed risks and other aspects of the pseudo-category of “GMOs,” or genetically modified organisms, and the foods derived from them.  In order to resolve the conundrums posed by those issues, it is important to understand the pedigree of genetic modification, which had its inception in the domestication of plants.  In this article, we briefly introduce the crucial determinants of the “domestication syndrome” for cereals and legumes -- that is, loss of seed shattering and reduced seed dormancy -- and how it evolved through the ages into contemporary “genetic modification.”  We argue that the application of this genetic engineering to crops within a few years brought a wave of improved domestication traits.  Moreover, contrary to most of the early domestication traits, some of these novel traits are advantageous to the crop and not just to humans.  The other articles in this volume discuss current developments in technology, the promise of modern molecular genetic engineering, and the legal and regulatory landscape. 


Chapter 2
How Agrobacterium, a natural genetic engineer, became a tool for modern agriculture 
Leon Otten, Institute of Plant Molecular Biology (IBMP), Strasbourg, France

Agrobacterium is well-known for its capacity to transfer specific fragments of DNA (transferred DNA or T-DNA) into plant cells, leading to the formation of tumours (crown galls) by A. tumefaciens and to abundant root growth (hairy roots) by A. rhizogenes. The T-DNA contains genes which change the growth of plant cells in various ways, and lead to the production of special metabolites (called opines) used by the bacterium for its growth. The discovery of this natural plant transformation system started about one hundred years ago, and the adaptation of A. tumefaciens as a vector to stably introduce foreign DNA into plants has led to a revolution in agriculture. The potential of A. rhizogenes is not yet fully exploited and much remains to be learnt about its root-inducing properties. Recent research has shown that apart from tumours and hairy roots, Agrobacterium can also produce transgenic plants in at least three different plant genera (Nicotiana, Linaria and Ipomoea), with stable transmission of T-DNA genes across species. In the case of Nicotiana tabacum, some cultivars were found to express the TB-mas2’ T-DNA gene to high levels in roots and to produce the corresponding opine. The possible growth-modifying role of T-DNA genes in natural transformants remains to be studied.        


Chapter 3
Legal, Regulatory and Labeling status of biotech crops
Mahaletchumy Arujanan, Malaysian Biotechnology Information Centre (MABIC), Malaysia
Paul P.S. Teng, National Institute of Education, Nanyang Technological University, Singapore

 
Biotech crops provide food, feed, fuel and fibre and increasingly contribute towards global food security, alleviation of poverty, addressing malnutrition, and mitigation of environmental impact caused by agricultural practices and production of pharmaceutical proteins. They are also climate resilient to tolerate harsher weather conditions.  As of 2016, 18 million farmers grow biotech crops on 185 million hectares of land in 26 countries. In spite of their enormous contribution to mankind, biotech crops continue to face regulatory scrutiny. These crops are heavily regulated around the world and in recent years, there have been calls from various parties to label food ingredients derived from biotech crops. A number of countries have national laws on labelling, while discussion is on-going on low level presence and adventitious presence of GMOs. There are also talks on harmonising regulations to ease trade and enforcement activities.  This chapter will discuss the global status of biotech crops, labelling regimes and the need for, challenges to and consequences of biotech crops. It is noteworthy that biotech crops have now accumulated a flawless record of human and environmental safety since their first release in 1996.
 

Chapter 4
Regulating Safety of novel food and genetically modified food crops
Andrew Bartholomaeus, Food and Chemical Toxicology, BartCrofts Pty Ltd, University Of Queensland School of Medicine, Australia

The principle of proportionality, embodying concepts of fairness, equity and consistency is fundamental to human rights, national and international law and its’ subordinate regulation. This principle, in theory, provides some limits on the potential unintended consequences that may result from disproportionate regulatory burdens distorting individual and corporate behaviour, the consequences of which may exceed the real or imagined harms the original regulations were intended to prevent.   Current regulatory burdens applied in a number of jurisdictions on recombinant DNA technology and the new biotechnologies however, as opposed to other less precise mechanisms of gene alteration in common use, are applied discriminately, are disproportionate to the known (lack of) plausible food safety risks, are ignorant of the broader knowledge of natural plant genome plasticity, and are consequently ethically highly questionable at best.  Although major corporations developing GM crops are arguably beneficiaries of the reduced competition resulting from disproportionate regulatory burdens and their associated costs, this comes at the substantial detriment both to the respective jurisdictions and to developing economies seeking to improve the welfare of disadvantaged communities through the use of advanced plant breeding technologies. Disproportionate regulation of GMOs is consequently risk generating rather than risk mitigating and is contrary to the intent of the precautionary principle. The key principles underlying rational, ethical, risk proportionate regulation of new plant varieties developed by any technique, conventional or otherwise, are discussed.

 

Chapter 5
Assessing the Environmental Safety of Transgenic Plants: Honey Bees as a Case Study
Agnès Ricroch and Serife Akkoyunlu, AgroParisTech, 75005 Paris and University of Paris-Sud, Collège d'Etudes Interdisciplinaires, 92330 Sceaux, France
Jacqueline Martin-Laffon and Marcel Kuntz, Université Grenoble Alpes (UGA), Laboratoire de Physiologie Cellulaire et Végétale, Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA), Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), Grenoble, France


Bees play an important role in the pollination of a wide range of plants and are bound to encounter genetically modified (GM) crops during their foraging period, especially insect-resistant crops since these crops have been cultivated worldwide. Thus, it is important to assess potential impacts of these crops on the non-target organism honey bee (Apis mellifera L.), the most important pollinator species worldwide. In the present study, we gathered all scientific data related to the effects of insect-resistant GM crops (mostly sweet corn and cotton, and also oilseed rape, rice, soybean, and wheat) on honey bees. Assessments included feeding honey bees with purified toxins or transgenic pollen collected from GM crops producing protease inhibitors, Cry or VIP insect-resistant toxins from Bacillus thuringiensis, or RNAi, and also herbicide-tolerant crops. A total of 50 peer reviewed studies have been published between 1994 and 2016. We also compiled 14 studies provided to and examined by the US EPA between 1993 and 2002. Our analyses converge to the conclusion that the studied protease inhibitors, Cry proteins, RNAi or herbicide-tolerance proteins do not negatively affect the survival of honey bees and have no potential sub-lethal effect in controlled laboratory conditions or in field / semi field trials.

 

Chapter 6
Genetic Engineering of Crop Plants: Colombia as a Case Study
Alejandro Chaparro-Giraldo, Grupo de Ingeniería Genética de Plantas, Universidad Nacional de Colombia, Bogotá, Colombia
Adriana Castaño Hernández, Biologist. M.Sc. GMO Biosafety and AgroBiotech Consultant. Bogotá, Colombia
Silvio Alejandro López-Pasos, Facultad de Ciencias, Departamento de Biología, Universidad Antonio Nariño, Bogotá, Colombia
Julián Mora-Oberlaender, Grupo de Ingeniería Genética de Plantas, Universidad Nacional de Colombia, Bogotá, Colombia


Colombia was one of the leading countries in the formulation and negotiation of the Cartagena Protocol on Biosafety, and as a megadiverse country has taken the challenge of developing technical and institutional capacities to ensure that applications of biotechnological developments do not pose risks to human and animal health or the environment. Since 2000 there are GM crops approved for environmental release in Colombia. The first approved crop was blue carnation. To date, GM maize, cotton, flowers, and soybeans have been authorized for growing. The approval of foods derived from GM plants for human consumption is a process that has been going on since 2003 and to date there are 104 genetically modified events approved for this purpose. Those events are present in maize, soybean, cotton, canola, sugar beet, rice and wheat. For their use as animal feed there are 59 approved events from six different crop species, mainly maize, soybean and cotton. Colombia has various research institutions, working on genetic transformation of crop plants of economic importance for the country, but to date none of them have reached the market. The emergence of agbiogenerics, and and an approximation to their implementation by national research groups may reduce the time and cost associated and facilitate the eventual commercialization of a colombian biotechnological crop. This presents a challenge that involves all stages of GM crop development.


Chapter 7
Recombinant Therapeutic Molecules Produced in Plants
Qiang Chen , The Biodesign Institute and School of Life Sciences, Arizona State University, Tempe, Arizona, USA
 
Research on the use of plants for production of protein-based therapeutics has increased tremendously since the initial experiments in the early 1990s. Plant-based expression systems offer several production advantages of low-cost, rapidity, scalability, and a significantly lower chance of contamination with prion or mammalian viruses. In addition, the capability of plants in producing homogeneous N-glycans allows the development of novel therapeutics with superior efficacy and safety to their mammalian cell-produced counterparts. Various plants species have been used to develop and produce vaccines, antibodies and pharmaceutical enzymes against a myriad of diseases by multiple expression technologies. While most of these plant-made therapeutics are in preclinical development, many have progressed into human clinical study phases and several have been approved by regulatory agencies. The current status and recent advancement of plant-based expression systems and key clinical products will be presented in this chapter. The remaining challenges and future directions for the field of plant-made therapeutics will be discussed. 
 

Chapter 8
Genome editing in agricultural biotechnology
Maxence Pfeiffer 1, Francis Quétier 2, Agnès Ricroch 1,3
1 AgroParisTech, 75005 Paris, France. 
2 University of Evry Val d'Essonne, 91025 Evry, France. 
3 University of Paris-Sud, Collège d'Etudes Interdisciplinaires, 92330 Sceaux, France


Genome editing with engineered nucleases represents a specific and efficient tool to generate useful novel phenotypes in crops with an economic interest by base additions, deletions, gene replacement or transgene insertion. These techniques generate phenotypic variation in plants that can be indistinguishable from those obtained through natural means or conventional mutagenesis. The rapid development of these new techniques of plant breeding leads to several issues concerning the regulatory status of plants edited by engineered nucleases. This article aims at providing some keys to answer these issues. The intellectual property and legislation of genetically modified organism (GMO) in several countries including European Union are discussed. A scientific analysis of these new techniques and of recently edited plants, the intellectual property and legislation context along with a presentation of various actors concerned are also included. In some countries, plants edited by engineered nucleases can be patentable. From a technical point of view, edited plants should only fit to the current EU legislation of GMO in the case of transgene insertion whilst the best regulatory issue might be a product-based approach.


Chapter 9
Epigenetics, Epigenomics and Crop Improvement
Eleni Tani, A. Kapazoglou and I. Ganopoulos, Agricultural University of Athens, Laboratory of Plant Breeding and Biometry, Athens, Attiki, Greece

Epigenetics refers to heritable alterations in chromatin architecture that do not involve changes in the underlying DNA sequence but profoundly affect gene expression and impact cellular function.  Epigenetic regulation is attained by specific mechanisms involving DNA methylation, histone post-translational modifications and the action of small RNAs which lead to open or closed chromatin states associated with gene activation or gene silencing, respectively.  Epigenetic regulation is crucial for plant growth and development and the response of plants to changing environmental conditions.  Over the past two decades extensive investigations have provided a wealth of information on epigenetic regulation at specific loci both in model and crop plants and the effect it may have on various aspects of plant development such as proper vegetative growth, successful reproduction and viability, effects on yield, and efficiency in coping with stress. In recent years, the rapid progress of high-throughput technologies has led to the unveiling of epigenetic landscapes at genome-wide scale (epi-genomes) exemplified by the deciphering of the full methylomes, at single base resolution, of the model plant Arabidopsis and crop plants such as rice, and tomato. An increasing number of epi-genomes are now being investigated from different plants, with emphasis on crops of high economic value. Trans-generational natural or induced epigenetic variation can be a new source of phenotypic diversity especially for species with low genetic variation. The comparison of different epigenomes arising from different cultivars/genotypes/tissues/cell types/environmental conditions, can offer valuable information for the development of biomarkers paving the way to what is nowadays termed plant epi-breeding. This review will attempt a comprehensive presentation of the progress in plant epigenetics both at small scale (single locus) and large scale (epigenome-wide) during development and in response to environmental stress, focusing on agronomically important crops and the impact that epigenetics, epigenomics and the new emerging field of epi-breeding may have on crop improvement.


Chapter 10
Biotechnologies: The Ideal Victim ?
Nayla Farouki

Biotechnologies, in general, and GM plants in particular, suffer from a sort of defiance that has gone beyond ordinary technophobia. Societies, in which all technological advancements are naturally embedded, react in various ways to what industries have to offer. Enthusiasm, slow appropriation, apprehension, rejection seem normal at the consumer’s level, and each person ought to have the free choice to consume or not to consume. With plant biotechnologies, this normal evolution of technological offers, and of the free scientific research that goes with it, is now perturbed by overregulation on the one hand and straight and total forbiddance on the other. 
These pages are an attempt at an explanation of this phenomenon’s specificity. What is it that makes biotechnologies different from other technologies on which there is no consensus, such as nuclear energy or robotics? What are humans scared of? And why? 
The answer could reside in the following: biotechnologies, where plants are concerned, that is where agriculture, food and the living environment are concerned, seem to have specific reasons for producing such negative feelings. Among all the “scary” inventions that some want to denounce, could it be that biotechnologies are the ideal victim?

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