Introduction

Ce site n’est pas militant, car il ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Ce site présente de manière simple les faits et études scientifiques (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

 

sciences-et-avenir-764-222x300

Ce site est classé dans le palmarès de Sciences & Avenir d'octobre 2010 des 100 meilleurs sites de sciences.ret-accueil-s

L'auteur

couv.Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire de Physiologie Cellulaire Végétale et enseignant à l’Université Joseph Fourier, Grenoble.

                        Ouvrage grand public :


Dernière publication scientifique : cliquez ici

Dernier ouvrage scientifique collectif : cliquez ici

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Personnalisez votre blog

Aide à la création et à la personnalisation
de votre blog ou site internet :

logo_presencenumerique.gif

Ethique

Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 11:43

                                                                                                                màj le 19 juin 2011

Certains approuvent, comme Hubert Reeves, l’« Indispensable principe de précaution » :

 « …l’éthique invite à réfléchir sur les finalités d’une politique. Bien sûr, toute bonne politique permettant la suite de l’aventure humaine, donc assurant au mieux la pérennité de notre espèce, est celle dont la finalité vise à préserver ou à restaurer les meilleures conditions de vie pour l’ensemble de l’humanité.

En France le débat sur l’éthique a été abordé lors de la contestation du principe de précaution à adosser à la Constitution. Rappelons de quoi il s’agit : en face d’une incertitude devant une situation présentant des risques graves (et irréversibles pour certains), même en l’absence de preuves formelles, des mesures s’imposent et sans attendre ces preuves. Pas de fuite en avant. Prudence, mais pas inaction. Le principe de précaution, c’est la négation du triste slogan après nous le déluge. C’est l’exercice d’une morale prenant en compte les humains actuels et ceux, pas encore nés, déjà conçus ou pas. » 

 

D’autres opinions, diverses, émettent des critiques qui se rejoignent sur les utilisations à visées politiques du Principe de précaution.

 

Pour Jean de Kervasdoué, Professeur d'économie et de gestion des services de santé au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) , « Avec le principe de précaution, nous torpillons notre industrie et notre recherche » (Figaro magazine, 31 décembre 2010)

 

La présentation intitulée Quo Vadis ? de Maurice TUBIANA -Directeur honoraire de l’Institut Gustave Roussy (Villejuif), membre de l’Académie des Sciences et de l’Académie nationale de médecine– lors du Séminaire “Principe de précaution et politique de santéorganisé par l’Académie nationale de médecine et le Centre Georges Canguilhem (Université Paris Diderot).

 

OGM MON810 : comment ruiner en deux jours la crédibilité du principe de

précaution et de l’expertise scientifique? Par Olivier GODARD, Directeur de recherche au CNRS, professeur chargé de cours à l’École polytechnique, Département Humanités et sciences sociales

 

L'observatoire du principe de précaution.

Une interview de François EWALD, Professeur titulaire de la chaire d'assurances du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et directeur de l'Ecole nationale d'assurances.

 

L’inquiétant principe de précaution, par Gérald BRONNER et Étienne GEHIN, PUF, 2010

Vidéo d'une conférence de Gérald Bronner.

 

Travaux parlementaires français :

« Le principe de précaution : bilan de son application quatre ans après sa constitutionnalisation », (COMPTE-RENDU DE L'AUDITION PUBLIQUE du 1er octobre 2009 organisée par M. Claude BIRRAUX, député, et M. Jean-Claude ETIENNE, sénateur).

 

RAPPORT D’INFORMATION fait au nom du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l’évaluation de la mise en œuvre de l’article 5 de la Charte de l’environnement relatif à l’application du principe de précaution (8 juillet 2010), par MM. Alain GEST et Philippe TOURTELIER, Députés.

Publié dans : Ethique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 23:12

 

Le débat sur le changement climatique fait apparaître une nouvelle fois le problème des relations entre Science, Expertise scientifique et formation de l'Opinion publique. Il y a sous-jacente la question de rapports entre la démarche scientifique, par essence non-démocratique (un seul peut avoir raison contre tous, à condition d'apporter une démonstration incontestable) et la décision politique qui doit au contraire résulter d'un processus démocratique.

Les extraits de l'article "Le climat, l’imposteur et le sophiste" écrit par Olivier Godard dans "Alternatives Economiques" représente une réflexion critique intéressante qui dépasse le débat sur le climat et s'applique par bien des points au débat sur les OGM.

Comme il n'est pas question de mettre en cause telle ou telle personnalité, ni de se mêler au débat sur le changement climatique où n'avons pas de compétence, les références à ce débat ont été retirées de son texte. La similarité avec ce que nous connaissons et avons connu pour les OGM est frappante ; on y retrouve les mêmes mécanismes, les même protagonistes (scientifiques, imposteurs, sophistes, journalistes et politiques) et les mêmes pièges pour les scientifiques qui appliquent les règles de leur communauté.

Jean-Louis Prioul

(Professeur,  Institut de Biologie des Plantes,Université de Paris-Sud/Orsay et CNRS)

Lire la réflexion dans son intégralité.

Publié dans : Ethique
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 13:01

     Les choix éthiques à propos des OGM sont liés au regard que l’on porte à la Nature. Avec Descartes, la Nature est devenue un objet de connaissance dont la maîtrise apportait un bien pour l’homme, d’où une éthique de la connaissance qui, dans le sillage des Lumières, a été portée par Kant au niveau des catégories de l’entendement humain et par extension est entrée dans le cadre déontologique des devoirs moraux de l’homme envers lui-même et envers autrui.
Si l’éthique déontologique a toujours cours, un changement radical a été apporté par la prise en compte de l’être de la Nature, passé de l’ordre de l’objet admiré et contemplé à celui d’existant, à une subjectivité sans sujet. Ainsi, Hans Jonas, devant les progrès de la technique a dégagé une
éthique de la responsabilité, contribuant à faire passer la morale d’un ordre formel à un ordre concret. Jonas a réagi devant les débordements de la technique mettant en péril la Nature et a contribué de façon importante à l’établissement d’un fondement théorique de l’écologie. Cette dernière attitude s’est développée, mais s’est aussi radicalisée.
Les scientifiques, notamment à propos des OGM, se trouvent très souvent à soutenir à la fois une morale de la connaissance associée à la maîtrise cartésienne de la Nature en vue du bien de l’homme et à développer, devant les excès non contrôlés des technosciences, une
éthique raisonnée du respect de la Nature. Cette éthique, synthèse de deux éthiques différentes révélées par l’histoire humaine, trouve un accord avec une éthique plus pragmatique, développée dans les milieux anglo-saxons, qui sous couvert d’utilitarisme s’écarte - sans doute trop – d’une tradition gréco-européenne attachée à la défense d’une spécificité humaine.

              Régis Mache, Professeur honoraire de l'Université Joseph Fourier, Grenoble

 

Postez vos commentaires ci-dessous : vous étes encouragés à décliner votre identité svp.

Publié dans : Ethique
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés