Introduction

Ce site n’est pas militant, car il ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Ce site présente de manière simple les faits et études scientifiques (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

 

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Ce site est classé dans le palmarès de Sciences & Avenir d'octobre 2010 des 100 meilleurs sites de sciences.ret-accueil-s

L'auteur

couv.Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire de Physiologie Cellulaire Végétale et enseignant à l’Université Joseph Fourier, Grenoble.

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Politique, Idéologies et business

Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 22:47

drapeau francaisLire la version française en cliquant ici  

uk-flagThe French High Council of Biotechnologies (HCB) recently published two documents as a result of its more than one year study of GMO coexistence. One of these is by the Scientific Committee of HCB (CS) and the other by the Socio-economic and Ethical Committee of HCB (CEES).

 

Subsequently, the French government issued:

- a “décret” for labelling of food and feed as GMO-free (“sans-OGM”) with a threshold of 0.1%, which is not in use elsewhere in Europe.

- and notified the European Commission of an “Arrêté” on GMO coexistence in France, which instates a 50 meter separation of GMO and non-GMO maize plantations. The government simultaneously claimed that GMO cultivation will not be allowed and that the 2008 moratorium will continue.  


The CEES, which had been presented by the government as an improved form of GMO evaluation, to be adopted for evaluation at the European level, exploded (a number of members resigned because of the dogmatism of 'green' organisations).

 

Read more:


An analysis by John Davison (former INRA researcher)

 

Explanations (in French) by Marie-Angèle Hermitte (coordinator of the CEES report)

 

Comments by Jeanne Grosclaude (representing research personnel in CEES) who resigned from CEES

 

The resignation letter (in French) of FNSEA (National Federation of Farmers Union) and ANIA (National Association of Food Industries) sent to the Prime Minister

 

An ideological confrontation leading to transgenocidal views, by Marcel Kuntz
'GMO-free' product labeling implies tracking the mere presence of DNA (the parameter used to define the standards). Transgenic DNA is only found in trace amounts, and changes only marginally between 0.9% and 0.1% of adventitious presence of "GMOs".
 

 

In a transgenic plant, transgene DNA content is less than 0.1 per thousand of total amount of DNA. A threshold of 0.9% means that the amount of transgene DNA represents a value of about one ten-millionth (1/10 000 000) of the total plant DNA. And one hundred millionth for a threshold of 0.1%, which is meaningless.


More precisely, the term "genetic pollution" (often used by anti-GMO activists) attests that what is tracked down is 'dirty' DNA ... But there is no such thing as 'clean' or 'dirty' DNA: DNA is always composed of a sequence of four nucleotides and is chemically identical in all organisms.

Proposing consumers products of various origins is not an illegitimate trade (although without scientific basis in terms of safety). But ...
The  transgenocidal views of the "GMO-free" activists stems from a confrontational strategy, ignoring the concepts of food safety and coexistence, and reveals a political project closer to certain racial theories than to a sound understanding of the nature of a gene.

A different ethical frame is possible, without tracking DNA, but by defining obligations of means for all food chain suppliers.
 

Par Marcel Kuntz - Publié dans : Politique, Idéologies et business
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 14:11

màj le 4 février 2012.                                    uk-flagTo read the English version, click here

Le gouvernement français (qui a interdit la culture des OGM) demande un avis au Haut Conseil des Biotechnologies sur la coexistence… 

       L’avis du HCB.

       Lire aussi la publication Ricroch-Bergé-Mésséan sur la question.

 

Le contexte : la coexistence est possible… si on veut.


Une réalité en Espagne, au Portugal, etc.

Tout se passe comme si, plus il y a de cultures d’OGM, moins la coexistence pose problème…

 

De nouveaux prétextes pour le gouvernement de Nicolas Sarkozy pour prolonger son interdiction politique récemment annulée par des autorités juridiques ? 

Connaissant le passé d’instrumentalisation des comités scientifiques de ce gouvernement, la question mérite d’être posée.

 

La coexistence n'est plus possible... au Comité économique éthique et social du HCB : la CFDT démissionne. Un contexte de confrontation.

Démission en série de la FNSEA, de l'ANIA, du GNIS, des Jeunes Agriculteurs...

 

Libres commentaires

Sommaire:

1. L’opinion de John Davison sur l'avis du Conseil Scientifique du HCB sur la coexistence des OGM 

2. Une opposition éthique au transgénocide, par Marcel Kuntz

3. La coexistence OGM / non OGM et « la vraie vie », par Marie-Angèle Hermitte 

4. Contribution au débat sur l’avis et la recommandation « coexistence »  du HCB, par Jeanne Grosclaude (CFDT), démissionnaire du  HCB depuis le 17 janvier 2012.

 

1. L’opinion de John Davison sur l'avis du Conseil Scientifique du HCB sur la coexistence des OGM

L'avis du CS du HCB fait suite à une saisine ministérielle et ne peut être directement critiqué de considérer le seuil 0.9% (étiquetage au niveau de l’UE) et le seuil "sans OGM"  d'un Décret en préparation. Mais il aurait fallu rappeler que le premier seuil était une décision politique européenne, sans appui scientifique, et que le dernier est issu directement du CEES du HCB. 

Le CS du HCB propose d'introduire une nouvelle unité de mesure des OGM qui serait uniquement valable en France et qui serait utilisée en parallèle avec l'unité communautaire pratiquée ailleurs. Ceci pourrait apparaître comme un choix politique qui peut poser plus de problèmes qu’en résoudre pour la coexistence des filières.

Le CS du HCB propose aussi de ne pas se préoccuper des incertitudes de mesure liées aux opérations de contrôle. Or ces incertitudes de mesure et d’échantillonnage sont énormes comparées aux valeurs d'OGM à mesurer. Mais sans prise en compte des incertitudes de mesure, il nous faut rappeler au CS qu’il est inutile de mesurer.  

 

Finalement, il faudrait aussi se demander pourquoi les autorités compétentes posent ces questions au HCB, alors qu’ils connaissent les réponses depuis longtemps ? 

Il est logique de se demander, après l'annulation de la clause de sauvegarde, si la saisine du HCB n’est pas une tentative pour trouver une base « scientifique » pour une nouvelle interdiction.        Lire l’opinion en intégralité.

 

2. Une opposition éthique au transgénocide, par Marcel Kuntz

Le "sans OGM" traque la simple présence d’ADN (le paramètre servant à définir les normes). De l’ADN présent en quantités infimes et qui ne changent que de manière dérisoire entre les normes 0,9% et 0,1% de présence fortuite « d’OGM ».

Dans une plante transgénique, la teneur en ADN modifié par génie génétique par rapport à la quantité totale d'ADN s‘élève à moins de 0,1 pour mille. Un seuil de 0,9 % signifie donc que la quantité d’ADN du transgène représente une valeur de l’ordre de un dix millionième (1/10 000 000 ) de l’ADN total de la plante. Passer à 0,1%, soit environ un cent millionième, n’a plus aucune signification en terme de sécurité.


Plus exactement, le terme « pollution génétique » (souvent utilisé par les anti-OGM) l’atteste : ce que l’on traque c’est de l’ADN impur… Or il n’y a pas d’ADN (ou de gène) ‘propre’ et d’ADN (ou de gène) ‘sale’.

L’ADN est toujours formé d’un enchainement de 4 nucléotides et est chimiquement identique dans tous les organismes. 


Proposer aux consommateurs différentes filières n’est pas un commerce illégitime (bien que sans base scientifique en terme de sécurité). Cependant…

les visées transgénocidaires du "sans OGM" procède d’une logique de confrontation, étrangère à la notion de coexistence, et révèle une conception qui se rapproche plus de certaines théories raciales que d’une compréhension saine de la nature d’un gène. 

Les gènes "sales" étant ceux que l’homme transfère, et les gènes "propres" ceux que la nature modifie par « hasard » et par « nécessité ».

C’est donc une vision de détestation de l’activité humaine que sous-tend le "sans OGM".  

Vision d’autant plus fallacieuse que l’homme a modifié les génomes des plantes cultivées depuis l’invention de l’agriculture. 

 

Il est possible de se placer dans un cadre de pensée éthiquement différent, sans traquer l’ADN, mais en définissant des obligations de moyens pour tous les acteurs des filières.

 

3. La coexistence OGM / non OGM et « la vraie vie », par Marie-Angèle Hermitte

   Apparemment, le gouvernement, ne suivant ni le comité scientifique, ni le comité éthique, économique et social, a notifié à l’Union européenne son vieil arrêté ministériel fixant des distances non négociables entre parcelles, vision myope de ce qu’implique la coexistence sur le terrain, au moins s’il n’est pas rapidement complété par d’autres dispositifs.

Faire coexister les productions GM et non GM est un projet complexe qui implique des éléments techniques qui sont du ressort du comité scientifique du HCB, et des éléments socio-économiques qui sont du ressort du CEES qui s’en est auto-saisi. Cela ne peut s’entendre que dans la société telle qu’elle est, plurielle et conflictuelle, réalité aussi incontournable que l’est un fait scientifique.

Le CEES a conclu à la majorité que la coexistence relevait du « bien commun », impliquait des négociations collectives et nécessitait, pour être acceptable dans la société telle qu’elle est, de donner préalablement un cadre allant de questions concernant la recherche à des questions de responsabilité et assurance.

   Lire le texte en intégralité.

 

4. Contribution au débat sur l’avis et la recommandation « coexistence »  du HCB, Jeanne Grosclaude, ancienne représentante au CEES des salariés des entreprises concernées par les Biotechnologies (pour la CFDT), démissionnaire depuis le 17 janvier 2012.

   J. Grosclaude trouve judicieuse la proposition du CS d’exprimer le taux OGM d’une récolte en pourcentage de grains transgéniques présents dans un échantillonnage. Pour elle, la recommandation du CEES acte le clivage irréductible entre ceux qui croient à la possibilité de l’expérimentation de la coexistence  et ceux qui récusent toute idée de coexistence. La position de la Commission Exécutive de la CFDT est que le CEES a renoncé à imaginer et proposer les compromis que la société peut construire et accepter.

J. Grosclaude revient aussi sur ce qu’elle a enduré au CEES face à ceux qui refusent la science et de la technologie et dénonce la volonté des autorités politiques d’instrumentaliser « à façon » les avis du HCB.

C’est à la coexistence dans les esprits qu’il faut redonner force. Un nouveau CEES devra être tourné prioritairement vers l’information pluraliste et loyale des citoyens.

    Lire le texte en intégralité.

Publié dans : Politique, Idéologies et business
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 22:30

uk-flagRead the English versionJohn Davison

1. L'analyse de John Davison

Directeur de Recherche (retraité) INRA Versailles

 

Le 6 septembre la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a rendu un jugement concernant la présence de pollen de maïs génétiquement modifié de Monsanto MON810 dans le miel.  

 

La CJUE a classé le pollen de miel comme un ingrédient, plutôt que comme une « présence fortuite et techniquement inévitable » en vertu du règlement 1829/2003. Cela présente de graves implications pour l’avenir de la production de miel dans l'UE. Des autorisations distinctes seraient nécessaires pour chaque OGM cultivé dans l'UE. Aucun des deux OGM cultivés en Europe (le maïs MON810 ou la pomme de terre Amflora) n’a de telles autorisationsà l'heure actuelle,

 

Par conséquent, le miel  contenant du pollen d’OGM doit être retiré du marché en attendant l'autorisation, et tout miel doit être soumis à une quantification des OGM, qui sera particulièrement onéreuse en raison de la tolérance zéro imposée par la CJUE. Cela fera monter le prix du miel et entrainera la perte des petits apiculteurs amateurs. La situation pour le miel importé est similaire, voire pire, puisque dans la plupart des pays producteurs, Etats-Unis, Canada, Amérique du Sud et Chine, poussent également de nombreuses culturesOGM qui n'ont pas les autorisations de la CE.

 

Enfin, la décision de la CJUE mettrait probablement un terme aux essais en champ d'OGM en Europe, qui sont nécessaires pourétablir leur sécurité.

 

Pour lire la version intégrale, cliquez ici                        L’article précédent de J. Davison

 

 

2. L’analyse de Marie-Angèle Hermitte

Qualifier juridiquement le pollen GM, une tâche nécessaire, des conséquences à organiser

Directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’EHESS

Membre du Comité éthique, économique et social du HCB (droit des biotechnologies)

 

La Cour de Justice de l’Union européenne a qualifié le pollen issu d’un champ expérimental « MON 810 » au regard des textes impliqués par l’affaire.

La Cour établit en premier lieu que le pollen n’est pas un OGM. La Cour établit ensuite que le pollen issu des produits de la ruche est, évidemment, une denrée alimentaire. Puis que c’est un ingrédient au sens du règlement 1829/2003 et non un constituant naturel comme l’avait proposé la Commission.


Les conséquences pratiques de cet arrêt sont multiples, graves, et inégalement faciles à régler. Relativement simple est la question de l’autorisation de mise sur le marché. Bien plus difficile est la question des expérimentations. Encore plus difficile à résoudre est la question de l’étiquetage. Faute de négociation, le commerce international du miel est totalement perturbé et les tensions sur le terrain très fortes.

 

Pour lire le texte intégral de l’analyse, cliquez ici

 

3. Avis du Conseil Scientifique du HCB

sur un projet de décret « sans OGM » pour les produits de l’apiculture

« Concernant le miel, le CS du HCB considère qu’en l’absence de critères objectifs pour y détecter/quantifier la présence de dérivés de plantes génétiquement modifiées, il n’est, pour le moment, pas possible de lui appliquer de manière appropriée les techniques de biologie moléculaire utilisées dans les autres filières agricoles ».

Lire l'avis dans son intégralité

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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 19:43

drapeau francaisPour lire la version françaiseJohn Davison     

An analysis by John Davison

Director of Research (retired) INRA Versailles

 

On the 6th of September the Court of Justice of the European Union (ECJ) made a judgement concerning the presence of pollen from the genetically modified Monsanto maize MON810 in honey.

  

The ECJ decision classified pollen, in honey, as an ingredient, rather than as an ‘adventitious and technically unavoidable presence’ as under Regulation 1829/2003. This has grave implications for continued honey production in the EU. Separate authorizations would be necessary for each GM-crop cultivated in the EU. Neither of the two GMOs cultivated in Europe (MON810 maize or Amflora potato) have such authorizations at the present time.


Consequently, any honey containing GM-pollen must be withdrawn from the market while awaiting authorization, and all honey must be subjected to the considerable costs of GMO quantification, which will be particularly high due to the zero tolerance imposed by the ECJ. Thus will drive up the price of honey and cause most small amateur bee-keepers to go out of business. The situation for imported honey is similar, or worse, since most source countries USA, Canada, South America and China also grow GM-crops many of which do not have EC authorizations.


Finally, the ECJ decision will likely put an end to GMO field trials in Europe, which are necessary for food and feed security in the EU.


To read the full article, click here                          J. Davison's previous article

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Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 22:00

vandalisme-tournesol-feyzinLe 30 juillet 2011, des activistes anti-OGM ont détruit à Feyzin (Rhône) une partie d’un champ de tournesols prétendument OGM.

La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de l’Isère a dénoncé «une action à caractère purement médiatique voulant faire passer pour des OGM des techniques qui n’en sont pas». «Les OGM impliquent l’introduction d’un gène d’une autre espèce dans le génome de la plante, ce qui n’est absolument pas le cas de la mutagenèse employée pour les tournesols», a-t-elle souligné.

 

Il s’agit de la répétition d’opérations menées en 2010. Lire tous les détails sur ces évènements et sur les variétés obtenues par mutagénèse.
 

A noter que ces variétés tolérantes à un herbicide permettent également de lutter contre l’ambroisie, une plante responsable d’allergies et détruite par l’herbicide.

 

Il ne s’agit effectivement pas d’OGM, mais les opposants les appellent « OGM-cachés » pour exploiter l’argumentaire mis au point contre les OGM, car sans ennemi (il n’y a plus de culture d’OGM en France), il leur faut en inventer de nouveaux pour continuer leur combat politique (lutter contre l’intégration de l’agriculture moderne dans l’économie capitaliste).  

 

tournesolAprès les OGM, les variétés non-OGM.

Toujours la même passivité des pouvoirs publics devant le vandalisme politique.


Rappel historique sur la pusillanimité des politiciens : « Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre », Winston Churchill (septembre 1938)

 

A noter aussi que les activistes anti-OGM jouent habilement du terme sottement choisi par les pouvoirs publics, « Organisme Génétiquement Modifié », au lieu du terme scientifique, « transgénique », qui décrit précisément la technique d’amélioration variétale exclusivement concernée par la régulation sur les « OGM ».

Les activistes pourront ainsi peu à peu cibler toutes les variétés, car toutes sont « génétiquement modifiées ». Car tous les organismes vivants sont des « mutants ». Sinon, pas d’évolution des espèces, pas de biodiversité, et pas de vie possible.

Ici, ces variétés de tournesols ont subi une mutagénèse délibérée, qui accélère ce que la nature réalise constamment. Une différence d’importance dans l’idéologie écologiste : c’est l’Homme qui a réalisé la mutagénèse et non la Nature. Or ce que fait l’Homme est nuisible et la Nature est bonne…

 

A fanatic is a person who can't change his mind and won't change the subject. W. Churchill

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