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Le propriétaire de ce site ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Il n'est payé ni par Monsanto, ni par Carrefour, ni par Greenpeace... (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

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L'auteur

couvMarcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire de Physiologie Cellulaire Végétale et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes, ses seules sources de revenus.

Dernier ouvrage grand public :

OGM, la question politique

 

 

Ouvrage précédent: Les OGM, l'environnement et la santé  

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 18:01

                                                                                  Mise à jour le 21 juillet 2010

Jusqu’à présent, les Etats qui voulaient interdire la culture des OGM devaient fournir à l’UE des justifications scientifiques. Ce qui a donné lieu à des argumentations plus que biaisées… en France, en Allemagne et en Autriche, entre autres.

Les propositions de la Commission pour une nouvelle réglementation ouvriraient la voie à des cultures commerciales dans les Etats favorables aux OGM comme l’Espagne, les Pays-Bas et la République tchèque, tout en avalisant les interdictions sans base scientifique, politiquement motivées, dans des pays comme la France, l’Italie, l’Autriche et la Hongrie.

La nouvelle réglementation permettra aux Etats d’invoquer des « critères socio-économiques » pour interdire la culture des OGM. Le gouvernement français cite en exemple le Comité qu'il a créé à cet effet, qui n'est pourtant pas un franc succès si l'on se réfère à ses affrontements internes et ses recommandations erratiques. 

Autre manière d'interdire pour les Etats : fixer des normes de présence fortuite d'OGM irréalisables. Le concept européen de 'coexistence' devenant ainsi hypocritement une interdiction aux niveaux locaux.

                                  Deux analyses sont aujourd’hui possibles :

La marginalisation de la science

Contrairement à ses affirmations, l’UE abandonne sa vision consistant à objectiviser l’analyse des risques par des évaluations scientifiques. En voulant mettre sous contrôle l'agence scientifique européenne EFSA (sous couvert "d'améliorer son fonctionnement"), certains Etats-membres, dont la France, offrent ainsi une nouvelle victoire, après la constitutionnalisation du principe de précaution, le Grenelle de l’environnement et la création d’un Comité « économique, éthique et social » au sein du Haut Conseil des Biotechnologies, à ceux dont le projet politique inclut de disqualifier le savoir scientifique comme principe de décision, au profit de démarches « participatives » et de mises en controverse.

En effet, la querelle des OGM montre que le savoir scientifique a toujours été marginalisé face au savoir-faire activiste des organisations autoproclamées « citoyennes ».

Leurs actions de lobbying se décupleront dans chaque Région, chaque Département, chaque Commune. Resterons de rares ilots agro-biotechnologiques (là où les lobbies agricoles se seront suffisamment mobilisés) dans une mer de diabolisation de la transgénèse (et demain d’autres techniques modernes d’amélioration variétale des plantes).

A terme, le retour des faits (et les faits sont tétus...)

Les rares ilots de culture de plantes transgéniques seront le Cheval de Troie qui, par la mise en concurrence des Etats adoptant les biotechnologies et les autres, et par le différentiel de compétitivité qui en résultera, démontrera l’intérêt économique (et environnemental) de l’utilisation des biotechnologies en agriculture.

C'est paradoxalement cette analyse que font les anti-OGM, et qui les amène à rejeter les propositions de la Commission qui permettent pourtant d'interdire la cultures des OGM dans la quasi-totalité des pays européens. Mais 'quasi' n'est pas une éradication totale...

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Published by Marcel Kuntz - dans Editos
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