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Introduction

Le propriétaire de ce site ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Il n'est payé ni par Monsanto, ni par Carrefour, ni par Greenpeace... (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

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L'auteur

couvMarcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire de Physiologie Cellulaire Végétale et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes, ses seules sources de revenus.

Dernier ouvrage grand public :

OGM, la question politique

 

 

Ouvrage précédent: Les OGM, l'environnement et la santé  

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 12:17

Même retiré, ses effets toxiques pour l’expertise scientifique persistent.

 

Le contexte

Les études scientifiques et les expériences de terrain confirment la sécurité sanitaire des OGM. Plutôt que de débattre de leur projet politique agricole, les anti-OGM poursuivent leurs allégations de dangerosité des OGM, ce qui est bien plus payant médiatiquement.

couvLe décryptage politique complet du dossier OGM est présenté dans mon livre récent « OGM, la question politique ». 

 

Ainsi, le groupe anti-OGM de Séralini et collaborateurs avait affirmé à tort la toxicité du maïs NK603 sur des rats.  Pour rappel, lire la marée de réfutation de Séralini et coll. Cette publication a été logiquement retirée par le journal Food and Chemical Toxicology en novembre 2013.

 

Le lobby écologiste obsédé par le retrait de documents qui lui déplaisent

Il a ainsi demandé (en vain) le retrait par Food and Chemical Toxicology d’un article d’un groupe chinois (Zhu et coll.) paru en même temps que celui de Seralini et coll. Voir ci-dessous.

Le 17 février 2014, une liste de chercheurs très marquée politiquement (autoproclamée « milieu académique ») ont écrit au PDG de l’INRA pour exiger le « retrait » d’un rapport de l’INRA sur les performances de l’agriculture biologique !

 

Un autre exemple d’une tentative politique d’allumer un contre-feu face au retrait de la publication de Séralini et coll.

En novembre 2013, la sénatrice écologiste Marie-Christine Blandin a saisi le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) au sujet de notre publication Snell et coll. (PARUE 2 ANS AVANT !) qui résume les études d’alimentation d’animaux à long terme par une nourriture à base de divers OGM.

Cette saisine est concomitante à l’information de Séralini et coll. de la volonté du journal Food and Chemical Toxicology de retirer leur article.

Le lien avec l’article de Séralini et coll. est évident : le thème est explicitement mentionné dans la saisine (le nom Séralini apparait 3 fois) et repris de manière concertée par des sites web du lobby anti-OGM professionnel.

 

Notre publication scientifique était utile

Notre publication Snell et coll. n’est pas une étude de toxicologie, mais une compilation critique des études existantes.
Cette compilation a été
citée 27 fois dans des publications scientifiques, sans aucune critique, ce qui montre sa qualité et son utilité.

Elle a été mentionnée dans des décryptages du prestigieux journal Nature.

Notre publication était aussi un acte civique, car elle a contribué à faire connaitre les travaux scientifiques de la recherche publique sur les OGM (avant sa publication, le lobby anti-OGM propageait la contrevérité de l’absence d’études à long terme).

 

En acceptant cette saisine, le HCB s’est prêté à une instrumentalisation politique dangereuse

Le HCB a-t-il aujourd’hui une autre fonction que d’être occasionnellement instrumentalisé par des politiciens ? En effet :

-Le HCB n’a pas été saisi en 2012 quant aux arguments du Ministre de l’Ecologie N. Kosciusko-Morizet, sensés justifier (à tort) l’interdiction du maïs MON810 (la protestation du Conseil Scientifique au Premier Ministre de l’époque est restée sans réponse).

-Le HCB n’a pas été saisi en 2014 sur les propositions de loi ou l’arrêté du gouvernement Hollande visant à poursuivre l’interdiction de culture des OGM.

-Le second Conseil (« sociétal ») du HCB (CEES) a implosé en janvier 2012 (démission de nombreux membres). Il est aujourd’hui, de ce fait, sans légitimité et totalement contrôlé par les lobbies écologistes et leurs alliés. Il n’est pas exagéré de parler de farce.

Attention Danger ! La politique met en péril l’évaluation scientifique des risques !

 

Quand le vice-président d’une Commission du HCB veut piéger l’autre Commission du HCB

Le vice-président du CEES du HCB, F. Jacquemart, est un militant écologiste et anti-science notoire. Il revendique dans un article d’une partialité inouïe la volonté du lobby anti-OGM :

- de faire retirer d’autres articles (dont la publication chinoise Zhu et coll. susmentionnée et qui semble contredire Séralini) : la manœuvre de contre-feu à la suite du retrait de la publication de Séralini est ainsi prouvée !

-de piéger le CS du HCB (voir note 7 de l’article).

 

Conclusions provisoires
La saisine Blandin a clairement des buts politiques :

-accréditer (de manière puérile) que le retrait de l’article de Séralini était un complot (Jacquemart : « cet article [de Zhu et coll.] ne vaut rien et doit être retiré, si les motifs de retrait de l'article de l'équipe Séralini sont bien ceux invoqués par l'éditeur et non une soumission aux exigences de l'industrie »).

On remarquera ici que les autres études que nous avons compilées (Snell et coll.) n’ont pas bénéficié de 3 millions d’euros de la grande distribution, et ont dû faire avec les moyens limités de la recherche publique, et n’ont pas monté une opération politico-médiatique sur de fausses conclusions…,

 

-piéger l’évaluation scientifique des risques dans le cadre d’une stratégie globale de discrédit de l’expertise scientifique (qui contredit souvent les allégations des écolos d’idéologie).

Ainsi dès le 13 décembre 2013, un lobby anti-OGM professionnel vendait la mèche : « il sera instructif de comparer la manière dont a été traitée la saisine sur la publication de Séralini (audition sous forme de tribunal, conférence de presse accusatrice...) avec celle dont sera traitée celle-ci ».

Il s’agit de conclure à la partialité du CS du HCB (pourtant lui aussi en proie à l’idéologie anti-OGM) qui ferait « deux poids, deux mesures » vis-à-vis de Séralini et des autres.

 

-intimider les scientifiques pour qu’ils ne s’expriment plus sur les OGM.

 

On notera ici la nature tentaculaire du lobby anti-OGM : élus EELV, organisations militantes, sites web professionnels, noyautage du HCB, lobby pro-AB, etc.

Plutôt que de s’allier à la recherche publique, ce lobby veut imposer sa vision aux chercheurs. Cette logique d’affrontement est la conséquence d’une « pensée extrême » qui finit par croire aux contrevérités qu’elle assemble année après année.

Il est urgent que la vraie défense de l’environnement s’éloigne de cette idéologie.

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Published by Marcel Kuntz
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