Introduction

Ce site n’est pas militant, car il ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Ce site présente de manière simple les faits et études scientifiques (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

 

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Ce site est classé dans le palmarès de Sciences & Avenir d'octobre 2010 des 100 meilleurs sites de sciences.ret-accueil-s

L'auteur

couv.Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire de Physiologie Cellulaire Végétale et enseignant à l’Université Joseph Fourier, Grenoble.

Ouvrage grand public (cliquez ici) :

      Les OGM, l'environnement et la santé

Dernière publication scientifique : ici

Dernier ouvrage scientifique collectif : ici

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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 21:56

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Indispensables contre-pouvoirs ou pouvoir dominant ? Veille citoyenne ou activisme politique ? Visionnaires ou sectaires ? Infos indépendantes ou intox ?

 

Du vert foncé qui rend pâle

Extrait reproduit de la Lettre des agriculteurs de France n°388 (vendredi 26 février 2010)

L’écologie est devenue politiquement correcte et n’est plus l’attribut de la gauche ou de l’extrême gauche. Et c’est tant mieux pour l’environnement. Du coup, les écologistes ressentent le besoin de pousser le bouchon toujours plus loin, quitte à friser l’intégrisme en devenant des « prêcheurs de l’apocalypse ». Le concept si riche de promesses du développement durable semble de plus en plus remis en cause par le lobby de la « deep ecology » puisqu’on parle de moins en moins de la dimension économique et humaine du développement.
Mais en noircissant toujours plus le paysage, en demandant toujours plus d’interdictions, en utilisant sans modération le principe de précaution, le lobby vert foncé ne risque-t-il pas d’entraîner des réactions inverses de la part de la population qui s’inquiète de la crise économique, mais aussi de la part des chefs d’entreprises, des artisans et, de manière générale, de tous les acteurs économiques qui se battent pour survivre à court terme sur leurs marchés ?
On ressent en effet çà et là des signaux plus ou moins faibles qui démontrent un certain « ras le bol » de l’opinion publique pour le « tout vert » et le catastrophisme écologique. Le dernier film noir de Hulot a été un four. Copenhague a été un échec. Le GIEC est de plus en plus critiqué. Claude Allègre parle d’imposture climatique...
Gil Kressmann, administrateur de la SAF-agriculteurs de France

 

Le Rouge et le Vert

Dans une vidéo, l'opinion de Serge Schweitzer, Professeur d'économie à l'Université d'Aix-Marseille III.

 

Sur la pensée unique de l'écologisme, et sa "science" parallèle

Les gouvernements anti-OGM.         France : quand la bise fut venue...NKM bise Bové
                                                   entre N Kosciusko-Morizet et J Bovéles OGM se trouvèrent fort dépourvus.

Par Marcel Kuntz - Publié dans : Vérité ou Intox ?
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 21:55

brevet

Les brevets posent légitimement un certain nombre de questions, notamment s’ils ‘balisent le terrain’ plutôt qu’ils ne favorisent l’innovation, ou s’ils soulèvent des questions éthiques.

 

En Europe, il n’est pas possible de breveter des variétés de plantes ou des races d’animaux. Ce qui est brevetable n’est donc pas LE « vivant » mais une invention (ce qui implique de décrire l’utilisation prévue de l’invention), en l’occurrence qui intègre des éléments dérivés d’organismes vivants.

 

En ce qui concerne la multiplication des végétaux, en Europe et en France le législateur a prévu de ne pas différencier la propriété intellectuelle par brevet de celle déjà existante (certification d’obtention végétale) pour les semences conventionnelles.

 

Pour en savoir plus :

l’article 11 de la Directive européenne 98/44/EC prévoit que la multiplication de semences de ferme est possible dans les limites prévues par l’article 14 du règlement (CE) n° 2100/94.

Cet article concernait originellement les variétés conventionnelles.

 La Directive Européenne 98/44/EC    (Journal Officiel L213 du 30 juillet 1998) 

 

Dans la transposition en droit français (loi du 29 novembre 2004)

on lit à l’article 6 : « Art. L. 613-5-1. - Par dérogation aux dispositions des articles L. 613-2-2 et L. 613-2-3, la vente ou tout autre acte de commercialisation de matériel de reproduction végétal par le titulaire du brevet, ou avec son consentement, à un agriculteur à des fins d'exploitation agricole implique pour celui-ci l'autorisation d'utiliser le produit de sa récolte pour la reproduction ou la multiplication par lui-même sur sa propre exploitation.

« Les conditions de cette utilisation sont celles qui sont prévues par l'article 14 du règlement (CE) n° 2100/94 du Conseil, du 27 juillet 1994, instituant un régime de protection communautaire des obtentions végétales.

 

Au Canada : l'affaire Percy Schmeiser.

Publié dans : Vérité ou Intox ?
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 21:54

                                                   màj le 19 oct 2011

Cultures de plantes génétiquement modifiées et cultures conventionnelles ou biologiques peuvent-elles coexister ? La réponse dépend en grande partie du seuil de tolérance accepté pour les présences fortuites, et diffère de pays à pays.

Lire la revue bibliographique d'Agnès Ricroch et coll.

Lire un résumé bilingue d'une publication de John Davison (INRA) : Plantes génétiquement modifiées : science, politique et réglementations européennes.

 

L'exemple du Portugal

Au Portugal depuis 2005, le décret 160/2005 définit les conditions de cultures du maïs OGM Bt, résistant aux pyrales et sésamies, deux insectes foreurs parasites du maïs. Différentes options d’isolement des champs OGM sont proposées aux agriculteurs portugais.

 «Dans la vallée de Mondego, une des zones les plus fertiles du Portugal, les petites exploitations sont nombreuses », la plupart des exploitations de la vallée ne travaillent que sur 1 à 2 hectares. Un paysage agricole morcelé qui ne facilite pas la mise en place des règles de coexistence des cultures OGM avec des variétés conventionnelles. En effet, la culture d’OGM au Portugal implique la création de zones tampons autour des parcelles et de zones refuges pour les ravageurs.

Une panoplie de mesures pour permettre la coexistence OGM/non OGM

Si un agriculteur portugais souhaite cultiver des OGM, il doit impérativement le déclarer à ses voisins, ainsi qu’au ministère de l’Agriculture. Il doit aussi, obligatoirement, sur la totalité de ses surfaces en maïs Bt, réserver 20% aux cultures de maïs conventionnel afin de constituer des zones refuges pour les ravageurs. « Un moyen de contrôler l’apparition de résistances ». Pour la mise en place de zones tampons, entre parcelles conventionnelles et OGM, soit les parcelles voisines non OGM sont à plus de 200 mètres, 300 mètres pour des cultures biologiques, soit il faut mettre en place une bande de 24 rangs de maïs conventionnel autour de la production OGM. D’autres mesures sont envisageables, tel le décalage des dates de semis ou des variétés afin que les floraisons n’interviennent pas au même moment entre les cultures OGM et les voisines conventionnelles.

Des zones de production OGM pour faciliter l’application des règles

L’un des problèmes des règles régissant la coexistence des OGM avec les variétés conventionnelles est la mise en place des mesures d’isolation, ou zones tampons. En effet, lorsque les parcelles sont petites, morcelées, mais proches, l’obligation de mettre en place les 24 rangs de maïs conventionnel peut rendre difficile la conduite de la culture et minimiser l’intérêt du recours aux biotechnologies pour les agriculteurs.

Pour remédier à cette situation, la réglementation portugaise a prévu la constitution de zones de production. Elles consistent en la mutualisation des mesures de coexistence des OGM sur la périphérie de plusieurs parcelles adjacentes. Actuellement, ces zones se multiplient au Portugal et ont tendance à grandir, voire à se rejoindre. En conclusion, grâce à ces zones dédiées aux maïs OGM, « tous les agriculteurs ne sont pas obligés de mettre en place les 20% de zones refuges et peuvent les mutualiser. De plus, les mesures d’isolation ne concernent plus que les bordures de la zone et les déclarations de production d’OGM envers les voisins ou l’Etat sont faites au nom du groupe de producteurs ». Ainsi, les contraintes sont mutualisées, ce qui ne freine pas l’accès aux biotechnologies pour les agriculteurs ayant de petites surfaces.

Source : Agra Presse (texte intégral : Portugal, un remembrement OGM pour respecter les règles de coexistence)

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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 21:51

            màj le 12 mars 2011                                                            English versionuk-flag
En 2008, le gouvernement français a interdit la culture du maïs MON810 (autorisée depuis 1998 dans l’UE). Sur quelles bases : scientifiques ou politiques ?


Chronologie de quelques événements politiques français :

8 janvier 2008, conférence de presse, le Président de la République Nicolas Sarkozy: la clause de sauvegarde sera enclenchée contre les OGM en cas de « doutes sérieux »

Dès le lendemain, le Sénateur Jean-François Le Grand (UMP), Président du Comité de Préfiguration de la Haute Autorité sur les biotechnologies (CPHA), annonce des « doutes sérieux » sur le maïs MON810

10 jan, le gouvernement reprend ces termes

11 jan, 12/15 scientifiques du CPHA réfutent ces interprétations

13 jan, le Premier Ministre François Fillon admet : « un compromis scellé dans le Grenelle de l’environnement » (Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro)

 

Mars 08, interview à Agriculture Horizon, le Sénateur Le Grand reconnait :

 « N.Kosciusko-Morizet a demandé d’utiliser le terme  doutes sérieux  plutôt qu’interrogations ».


BorlooLegrandNKMUn Président d’une ‘Haute Autorité’ bien épaulé…

JL Borloo, Ministre,    JF Le Grand                  et NKM, Sécrétaire d'Etat (Ministère de l'Ecologie)


Les arguments du Sénateur Le Grand, sur ordre du Ministère de l’Ecologie, n’ont pas résisté à un examen scientifique. 

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Puis, pendant le reste de l’année 2008, le gouvernement français s’est appuyé sur les scientifiques minoritaires de l’ex-CPHA pour trouver des ‘justifications scientifiques’ à son interdiction du maïs MON810

 

 

 

L’analyse de certains journalistes (Lire Yves Thréard ou Jean-Paul Jaillette ou Gil Rivière-Wekstein) : la culture du MON810 a été interdite suite à des tractations politiciennes (sacrifier les OGM lors du Grenelle pour mieux préserver le nucléaire civil).

Lire aussi l'analyse d'Olivier Godard.

Et celle de Jean de Kervasdoué. Extraits : « …le président Sarkozy et Jean-Louis Borloo ont voulu protéger le nucléaire en sacrifiant les OGM…Le chef de l'Etat et son ministre de l'Ecologie ont voulu se donner une image verte...Les OGM ont joué en 2008 le rôle de gage dans la tentative de captation des thèses, sinon des voix, écologiques par la majorité présidentielle ».

 

Toute la saga post-grenellisante du MON810 : des scientifiques et des politiques

 

Suite des événements : le CPHA dirigé par le Sénateur Le Grand ayant perdu sa crédibilité en tant que « Haute Autorité », un autre comité a été créé par le gouvernement français (le « Haut Conseil des Biotechnologies »), avec le même objectif : justifier a posterio une décision politique déjà prise.

Loin d'être sanctionné pour ses manipulations des faits, le Sénateur Le Grand a sévi de nouveau dans un document biaisé contre les OGM en 2011 au Conseil de l'Europe.

"La pire menace qui puisse peser sur une démocratie, c'est la violence sournoise, insinuante, du mensonge ; c'est la manipulation des esprits, d'autant plus redoutable qu'elle revêt les oripeaux du moralisme" (Philippe Séguin)
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 20:47

En Europe, seuls un maïs résistant à des insectes (MON810) et une pomme de terre à usage industriel (Amflora) sont autorisés à la culture.

 

En ce qui concerne le MON810, dans son avis du 30 juin 2009, l’agence européenne EFSA considère ce maïs aussi sûr que son équivalent conventionnel quant à des effets potentiels sur la santé et l’environnement, et qu’il est improbable que la culture de ce maïs ait des effets négatifs sur l’environnement.

 

Pour en savoir plus :
Bt maize: Is it safe for humans and the environment? 

There are enough data available to draw empirically sound conclusions

par Michelle Marvier et Peter Kareiva (Santa Clara University, California)


Any Bt effects that may exist are extremely minor
par Ingolf Schuphan (RWTH Aachen University)

 

Significant effects on earthworms were found only when comparing different sites, but not when comparing Bt maize and non-Bt maize. A noter : la dernière étude confirme l'absence d'effets sur les vers de terre.

 

Un article de revue recent : “impacts of Bt crops on non-target invertebrates and insecticide use pattern” par Steven E. Naranjo (USDA)

 

Les données s'accumulent aussi pour montrer que les OGM ne sont pas impliqués dans la mortalité des abeilles.

 

Notre propre analyse (A. Ricroch [Agroparistech], J. B. Bergé  [INRA] & M. Kuntz [CNRS]), centrée plus spécifiquement sur l’argumentaire du gouvernement allemand qui a interdit la culture d'un maïs OGM, est arrivée aux mêmes conclusions. Il en va de même des arguments du gouvernement français.

 

CoccinelleA noter aussi :

Le Comité allemand de biosécurité (ZKBS) a publié son avis sur les arguments du gouvernements allemand pour interdire la culture du maïs MON810. Le ZKBS a notamment soumis à un examen détaillé 6 publications récentes sur l’impact de ce maïs sur des organismes non-cibles. Il conclut qu’aucune de ces études ne confirme l’existence d’effets délétères en champ de ce maïs. Le ZKBS approuve nos propres conclusions.

 

Conclusion : les nombreux travaux scientifiques réalisés par différents laboratoires confirment que le maïs MON810 n’a pas d’effets délétères sur l’environnement et qu'il est préférable à des traitements par insecticides chimiques. 

Ne pas oublier : les évaluations se pratiquent au cas par cas. Il ne faut donc rien généraliser.

 

Lire aussi : OGM, quels impacts sur la biodiversité ?

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