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Le propriétaire de ce site ne dit pas si les OGM c’est bien ou mal, s’il faut en manger ou pas. Il n'est payé ni par Monsanto, ni par Carrefour, ni par Greenpeace... (lire la suite).    ENGLISH VERSION uk-flag                                                    

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L'auteur

Marcel Kuntz est biologiste, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes, ses seules sources de revenus. Ses analyses n'engagent pas ses employeurs.

Dernier ouvrage:

L'affaire Séralini: l'impasse d'une science militante

Autre ouvragecouv grand public :

OGM, la question politique

 

 

Ouvrage précédent: Les OGM, l'environnement et la santé  

 

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 17:53

L’idéologie postmoderne (certains dirons post-soixante-huitarde), dominante chez les « élites » occidentales mondialisés (celle des « anywhere », par opposition aux « somewhere », comme analysé par David Goodhart dans son livre The road to somewhere), se définit comme un ensemble de « déconstructions »:

les Lumières, la science (qui ne serait qu’une opinion parmi d’autres), la réalité (remplacée par un relativisme généralisé), etc. Cette idéologie postmoderne a pris le pouvoir dans les institutions scientifiques, soumis au « politiquement correct » sous l’influence d’une « sociologisation » à outrance, via des chapelles devenues hégémoniques, comme la « sociologie des sciences » ou celle des « gender studies ».

Bien au-delà des sciences, cette idéologie tente de déconstruire la démocratie représentative (remplacée par une pseudo-démocratie « participative ») et bien sûr la nation (à laquelle les « somewhere », cette « France du bas », aurait le tort d’être attaché).

Cette postmodernité propage une doctrine cosmopolite qui voit l’identité nationale comme un particularisme offensant pour l’Autre. Sur le thème de la Nation (donc aussi de la République), cette « sociologie » a ceci de particulier qu’elle refuse obstinément de voir ce qu’il y a à voir…, de peur de « stigmatiser », tout à son obsession de « lutter contre les discriminations ».

Elle tente de théoriser la non-assimilation des nouveaux arrivants dans un pays et prône « une construction identitaire spécifique, fondée sur la valorisation des différences culturelles, linguistiques et religieuses. » Autrement dit, le multiculturalisme qui confond l’ouverture aux autres cultures (une valeur des Lumières) avec l’exaltation de la « diversité ».

Le penser-faux de la « sociologie » postmoderne

Prenons l’exemple du Canada : un opus récent d’une sociologue vante son caractère « Unis par la diversité ». Symptomatique de l’incapacité à voir ce qu’il y a à voir, un média bien-pensant canadien choisit pour une interview de l’auteur de l’illustrer par une photo qui résume (involontairement) les conséquences de la non-assimilation (les barbus devant, les femmes voilées au fond !). Dans son zèle diversitariste, au nom d’« accommodements raisonnables »,  l’idéologie postmoderne n’hésite pas à abandonner, pour certaines « communautés », une valeur civilisationnelle comme l’égalité homme-femme !

Ne pas abandonner sa propre civilisation

Comme il faut reconquérir les « territoires perdus » de la République  française - qui s’est paralysée à cause de l’idéologie postmoderne - il faut aussi reconquérir la place de la science dans la société. Alors qu'il y a encore peu, les institutions scientifiques défendaient l'idée que la société a tout intérêt à écouter les scientifiques, aujourd'hui les scientifiques devraient « s'aligner » sur des « valeurs » en vogue dans la société.

Déclinée par la sociologie des sciences, l’idéologie postmoderne affirme que la science n’est qu’une «construction sociale », celle d’une « communauté » partageant les mêmes présupposés. Relativisme oblige, tout autre discours « communautaire » possède la même valeur que celui des scientifiques reconnus.

Les conséquences d’une science en proie au conformisme postmoderne sont également un enjeu de civilisation.

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